Pjanic est dans le coup
A Rennes, le jeune espoir messin, 17 ans, a connu sa première titularisation. Et il a rendu une copie plutôt convaincante.
Le Bayern de Munich, Manchester United, Valenciennes et Caen. Chacun de ces clubs avait dépêché un observateur, samedi, dans les tribunes du stade de la Route de Lorient. A défaut d´avoir assisté à un spectacle mémorable, tout ce beau monde aura vécu, en direct, la première apparition en Ligue 1 d´un dénommé Miralem Pjanic. Et il serait étonnant que celle-là les ait laissés insensibles. Du haut de ses dix-sept ans Ñ il les a fêtés le 2 avril Ñ le milieu de terrain a, en effet, été l´un des Messins les plus en vue au cours de la soirée.
Préféré à Sébastien Renouard, qu´il avait remplacé à vingt minutes du coup de sifflet final, la semaine précédente, contre le Paris Saint-Germain, le Luxembourgeois s´est retrouvé avant-hier, avec les clés de l´animation messine en mains. Et il a assumé : à la manœuvre sur coups de pieds arrêtés, judicieux dans son placement et précis dans ses transmissions, Miralem Pjanic a été à l´origine de la plupart des bons coups messins. Conjuguant une aisance technique au-dessus de la norme à une vision résolument offensive de la discipline, le gamin a apporté une dose incontestable de fraîcheur au jeu de son équipe. En y ajoutant le culot, comme en témoigne cette double tentative de "sombrero" avortée à l´approche de la surface de réparation rennaise.
Pas de doute possible, ce Pjanic-là a le pied beau. « Il est audacieux, il n´a pas froid aux yeux, confirme son entraîneur. Et il est doué. Mais faire appel à lui maintenant, à son âge, situe un peu l´état de notre équipe. Il est toujours dangereux d´envoyer les enfants au front... » Francis De Taddeo lui a d´ailleurs épargné une vingtaine de minutes de jeu supplémentaires, en le remplaçant par Dino Djiba. « Il avait beaucoup donné jusque-là. Après le retour des vestiaires, j´ai senti qu´il commençait à marquer le pas. » Non sans avoir marqué des points.