L2 / METZ :
Metz retrouve son rang
Relégué après une année catastrophique en 2006, Metz ne passera qu’une saison en Ligue 2. Les Grenats de Francis De Taddeo, dominateurs cette saison, ont décroché leur ticket pour la L1 dès la 33eme journée.
21 victoires, dix nuls et seulement deux défaites. 14 buts seulement concédés, meilleure équipe à domicile, meilleure équipe à l’extérieur… N’en jetez plus, Metz est la meilleure équipe de L2. Tout simplement. Comme le disait avant le match de vendredi l’entraîneur d’Amiens, Ludovic Batelli, Metz était cette saison une « montagne. » Les Grenats de Francis De Taddeo ont pris la place de leaders lors de la 8eme journée. Ils n’ont plus quitté ce poste depuis. Et si cet hiver, le FC Metz a connu un petit trou d’air, ni Caen, ni Strasbourg, ni Le Havre, ni Amiens ne sont parvenus à bouger cet Himalaya de la Ligue 2 ou même à simplement recoller aux basques des Messins. Face au Havre vendredi prochain, les Mosellans pourront fêter dignement la montée avec leurs supporters avant le match et peut-être le titre de champion à l’issue de celui-ci…
Si individuellement les Messins ne trustent pas les podiums individuels, c’est que la force de cette équipe aura été de bout en bout le collectif. Le nombre de buts pris par le capitaine Marichez cette saison (14 contre 35 pour Caen ou 27 pour Strasbourg) démontre que la force principale des Grenats a résidé dans leur défense. Restait ensuite à Babacar Gueye et Papiss Cissé de conclure les balles de matchs proposées chaque vendredi. A Amiens, il était donc symbolique de voir Cissé marquer les deux buts de la montée après que Babacar Gueye, touché à la cuisse gauche, soit sorti. Il était également significatif de voir Christophe Marichez, gardien magnifique, garder sa cage inviolée sur les nombreuses tentatives picardes.
Francis De Taddeo, à chaud, savourait intérieurement cette mission accomplie. Pour sa première saison, le formateur a montré qu’il avait l’étoffe d’un coach numéro 1. « On s’est donné beaucoup de mal depuis le début de ce championnat, on a peut-être eu la réussite que certains n’ont pas eu » lâchait modestement l’entraîneur. « Mais ce n’est pas usurpé, continuait-il au micro d’Eurosport. C’est ma première année, c’est merveilleux de commencer comme ça. Je sais que derrière il y aura des années difficiles mais pour une première fois, ce n’est pas si mal que ça. » Il n’ira pas plus loin, happé par ses joueurs pour la fête habituelle. Saluts aux supporters, aux familles, des « on est en Ligue 1 » ont résonné dans le stade de La Licorne. Ce chant résonnera de plus belle la semaine prochaine à Saint-Symphorien. Un stade qui retrouve sa fierté.
