Un match à dix points
Les Grenats ont confirmé leur place de leader de la L2 en battant Châteauroux sur le plus petit des écarts. Grâce à la recette qui leur a permis de se hisser tout en haut du classement, ils repoussent leur adversaire du soir à dix longueurs.
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Metz fut le premier à ouvrir le feu. Un ballon mal repoussé par la défense locale parvenait à Cardy dont la tentative du gauche, écrasée, passait à côté (5°). Puis, sur un contre-attaque née d´un corner adverse, son chef d´orchestre Ludovic Obraniak glissait le ballon à Babacar Gueye dont la frappe était manquée (15°). Enfin, les hommes de Cédric Daury pliaient dans la confusion des suites d´une phase arrêtée. Un corner, en fait, sur lequel Malick Diop aurait marqué sans une intervention de Bertin, parvenait à Obraniak aux 20 mètres. Vincent Fernandez ne pouvait que relacher la frappe de ce dernier dans les pieds de Papiss Cissé, qui ne manquait pas l´occasion de réjoindre Babacar Gueye au classement des buteurs (0-1, 17°).
Cette ouverture du score sanctionnait la timidé de l´équipe locale en début de match. Les Berrichons semblaient pourtant bien décidés, tout au long de la semaine, à bousculer le leader. Ils parurent au bout du compte bien timorés dans les premières minutes, ce qui permit à Metz de s´installer dans la partie. La rigeur tactique du Club à la Croix de Lorraine pouvait alors faire parler d´elle. Le schéma de Francis De Taddeo, un 5-4-1 plus qu´un 5-3-2, Gueye faisant office de pompier de service de l´entre jeu, a permis à ses hommes d´atteindre la pause sans la moindre encombre. Papiss Cissé, en pleine confiance et en pleine forme, gratifiait même l´assistance d´une puissante volée des 25 mètres obligeant Fernandez à une parade aussi esthétique que décisive (23°). Les offensives adverses manquant de vitesse, la mi-temps fut atteinte sur le score de 1-0.
Mais bien sûr, ce constat ne pouvait échapper à Cédric Daury, l´entraîneur de la « Berri ». Dans un premier temps, c´est par l´ex-Nantais Ahamada que Châteauroux se montra dangereux. Son déboulé côté droit aboutissait à une première frappe anonciatrice de la teneur du second acte. Au cours de celui-ci, les Messins furent sans arrêt sur le reculoir. Dix minutes plus tard, Marichez dut boxer le cuir à deux reprises (59°). Gaston Petit crut même à l´égalisation ! Mulenga, d´une frappe puissante, le contraint à son tour à une intervention identique (68°). Puis Ahamada, encore lui, faillit conclure de la tête un centre du jeune Sako fraichement entré en jeu (72°). Et Sidibe, sur coup-franc, obligea le portier mosellan à une claquette (85°). Mais il semble qu´en cette saison 2006-2007, la solidarité et le goût de l´effort soient redevenus des valeurs messines. Et qu´en plus, elles permettent de se sortir des situations les plus épineuses... A Gaston Petit, c´était fort alamo !
14ème journée de Ligue 2, Châteauroux 0-1 Metz (0-1)
Vendredi 3 novembre 2006
Stade Gaston Petit
Environ 8 000 spectateurs
Arbitre : Monsieur Auroux
But :
Metz : Cissé (17°)
Avertissements :
Châteauroux : Viator (10°), Sidibe (45°), Trapasso (80°)
Metz : Obraniak (23°), Béria (41°)
Les équipes :
Châteauroux : Fernandez – Viator, Bertin, Bates, Ateba (Kebe 80°) – Vandenbossche, Sidibe, Trapasso, El Jadeyaoui (Sako 67°) – Mulenga, Ahamada
Metz : Marichez – C. Gueye, Béria, Diop (Delgado 71°), Bassong, Leoni – Cardy, François, Obraniak – B. Gueye (Agouazi 88°), Cissé
03/11/2006 | P.G.