«Continuer à grandir»
Exilé en Espagne depuis deux ans, Ludovic Butelle est devenu le portier n° 2 de Valence. Fidèle à un plan de carrière à la fois ambitieux et patient, le joueur formé au FC Metz a visiblement la tête sur les épaules, et ne veut pas brûler les étapes. Interview
Par Rédaction Sport24.com
Laurent Picard
Sport24.com : Ludovic, comment s’est déroulée votre adaptation au sein du FC Valence, l’un des plus grands clubs européens ?
Ludovic Butelle : Mon adaptation a été excellente, mais ma grosse blessure a été un coup dur la première année (Ndlr : blessure à la rate face à Parme en 2004). J’ai été soutenu par beaucoup de joueurs, ils m’on adopté et m’on aidé à traverser cette épreuve. Maintenant, je débute ma troisième saison à Valence. C’est formidable, j’ai une très bonne relation avec les joueurs de l’équipe, la ville est super. Tout est rassemblé pour faire de belles choses ici.
Sport24.com : Valence est l’un des clubs les plus ambitieux de la Liga. Comment envisagez-vous la saison qui va bientôt débuter en Espagne ?
Ludovic Butelle : Je souhaite gagner ma place. Je sais que Santiago Canizares est le numéro 1, mais petit à petit, je vais m’imposer.
Sport24.com : A Valence, le gardien titulaire est un monument. Quelles sont vos relations avec un «portero» qui n’a plus rien à prouver, Santiago Canizares ?
Ludovic Butelle : C’est clair, il n’a rien à prouver, en plus il a réalisé une grande saison l’an dernier. J’ai tellement à apprendre de lui. A son contact, j’ai compris qu’il fallait s’entretenir pour durer. Il a 38 ans, et il est toujours aussi impressionnant. Au niveau diététique, c’est un exemple. J’écoute ses conseils, car c’est tout de même une référence mondiale.
Sport24.com : Comment se passe la concurrence entre vous deux ?
Ludovic Butelle : On ne se fait pas de coups dans le dos, ma relation est très bonne avec «Santi». Mais il sait que je veux jouer. On peut parler de rivalité oui, mais pas malsaine. On s’entend vraiment très bien, et je l’écoute beaucoup. Il lui reste un an de contrat, je ne sais pas s’il va prolonger, mais cela ne change rien à ma volonté de gagner ma place. La première année, je souhaitais m’adapter à l’environnement, à la langue, mais ma blessure a tout retardé. La seconde année, j’ai pu jouer quelques matches notamment en Coupe, puis je suis devenu le gardien numéro 2 du club. La troisième année, je veux jouer d’avantage et j’attends une place de titulaire, tout en profitant de l’expérience de Canizares.
«Metz est le club de mon cœur»
Sport24.com : Le championnat d’Espagne est actuellement décrit comme le meilleur en Europe. Qu’en pensez-vous ?
Ludovic Butelle : Les gens disent ça car ils voient jouer le Barça en Coupe d’Europe. Je pense en effet que c’est l’un des meilleurs, peut-être le meilleur, mais ça se joue à des petits détails. Les championnats italien et anglais sont également très bons, mais ils n’ont pas les mêmes caractéristiques. Ici, le niveau technique est très élevé. Je peux dire en tout cas que la Liga est un meilleur championnat que la Ligue 1.
Sport24.com : On vous sait très attaché à vos racines. Suivez-vous toujours le parcours de votre club formateur, le FC Metz ?
Ludovic Butelle : Bien sur, je les suis avec attention. Je suis d’ailleurs en contact régulier avec le président, les dirigeants, et des anciens joueurs qui sont restés des amis très proches. Le club est descendu, mais ils vont se rétablir. Je les ai vus jouer face à Gueugnon (victoire 0-1) ils ont mérité leur belle victoire. Metz est le club de mon cœur, si aujourd’hui je vis bien et je suis dans un grand club européen, c’est grâce à eux. Ils vont remonter, Metz n’est pas un club de Ligue 2.
Sport24.com : Avez-vous un plan de carrière prédéfini, des objectifs à court et à long terme, et pensez-vous à l’équipe de France ?
Ludovic Butelle : Je souhaite d’abord devenir titulaire en club, puis par la suite être international. La saison qui vient est très importante pour moi, elle sera décisive. Je dois réaliser du bon boulot et je suis confiant. On verra à long terme pour l’équipe de France. Il me faut d’abord grandir, et montrer aux gens qui ont mal parlé de moi que je ne me suis pas trompé
je me demandais cequ´il devenait et bien voilà la réponse mais de là à piquer la place de canizares faut pa rever