Interview avec Nicolas Dieuze
Pour commencer, comment le changement de fonction d’Erick Mombaerts a t-il été ressenti au sein du groupe ?
Nicolas Dieuze : « Nous avons accueilli cette nouvelle avec beaucoup de déception et un sentiment de culpabilité. Si la situation en est arrivée là, c’est surtout à cause de nous qui sommes sur le terrain. Le coach a beaucoup essayé cette saison en tentant diverses formules qui n’ont pas vraiment fonctionné. Il en a eu assez et a voulu passer à autre chose. On se sent très responsables. »
Qu’a t-il manqué à Toulouse pour obtenir de meilleurs résultats ?
N.D. : « C’est un tout. Déjà, une réelle osmose dans le groupe, que nous n’avons jamais trouvé. Nous avions commencé par une victoire mais les matches à domicile suivants nous ont mis dans une position difficile. Je pense que la clé est là. Nos prestations à la maison ne sont pas à la hauteur de nos attentes. Nous avons trop de mal à produire du jeu. Du coup, cela nous met dans des situations inconfortables. »
Malgré cette saison décevante, sentez-vous que votre club est en train de grandir ?
N.D. : « C’est certain, on ne peut pas lui enlever ça. Le président Sadran a de réelles ambitions et il s’en donne les moyens. Nous avons un stade magnifique, un centre de formation très récent, des pelouses de qualité et des conditions d’entraînement optimales. Le TFC est effectivement un club qui évolue. Il y a également un réel lieu de vie autour du Stadium. En fait, il ne manque plus que des résultats pour que cette ville retrouve ses belles années européennes. Je crois que l’attente du public est là. »
Y’a t-il suffisamment de place pour un grand club de foot et un grand club de rugby à Toulouse ?
N.D. : « J’en suis sûr car cela attire des publics bien différents. Celui du rugby est très traditionnel, les supporters proviennent généralement du cœur de Toulouse. Le football concerne toute la région, la Ville Rose et ses alentours. Nos concurrents comme Bordeaux, Montpellier ou Marseille sont très éloignés alors qu’il y a beaucoup de clubs de rugby de première division à moins d’une heure de Toulouse. »
Samedi, vous affrontez Metz dans un match qui n’a pratiquement pas d’enjeu… Peut-on craindre que les deux équipes aient du mal à se mobiliser ?
N.D. : « Il n’y a pas de danger de notre côté en tout cas, je vous garantis que nous serons mobilisés. Nous restons sur neuf matches sans victoire et nous en avons vraiment ras le bol. Il nous faut réagir et finir la saison sur une bonne note en donnant une bonne image, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle. Il y a un réel enjeu pour nous : faire plaisir à notre public pour une fois. Celui-ci est frustré depuis le début de la saison et nous restons sur un match contre Rennes catastrophique. Après, que ce soit Metz ou une autre équipe, peu importe… »
Comment expliquez-vous cette mauvaise passe ?
N.D. : « Je n’arrive pas plus à l’expliquer que notre série de six matches sans défaite en début de saison. Peut-être que nous sommes une équipe cyclique qui fonctionne par périodes. Nous n’arrivons pas à arrêter l’hémorragie quand cela tourne mal, nous perdons confiance rapidement. »
Que savez-vous de votre adverse de ce week-end, le FC Metz ?
N.D. : « C’est une équipe qui a beaucoup galéré cette année et qui a eu le mérite de toujours s’accrocher, même si elle vient de prendre quatre buts à domicile contre Troyes. Je pense qu’on va avoir à faire à une équipe qui n’a pas grand chose à perdre sur cette rencontre. Même s’ils parvenaient à gagner chez nous, ce sera tout de même très difficile pour eux de se maintenir. Je m’attends à une formation joueuse avec peut-être beaucoup de jeunes joueurs puisqu’il faut désormais pour eux préparer la saison prochaine. »