Aulas accuse
C´est un réquisitoire contre l´arbitre de PSV-Lyon, Kim Milton Nielsen, que Jean-Michel Aulas a présenté après la défaite de l´OL en quarts de finale de la Ligue des Champions. Le président lyonnais fustige ses erreurs et assène qu´il a vu les dirigeants du PSV couvrir de cadeaux l´homme en noir.
Lyon digère mal
Le PSV en route vers son passé ?
Avec Jean-Michel Aulas, ça commence souvent par une plaisanterie, ça s´achève souvent dans des phrases assassines. En douceur, Jean-Michel Aulas ouvrait le dossier arbitrage, jeudi, au lendemain de l´élimination de l´OL de la Ligue des Champions : " Il va falloir maintenant qu´on trouve un président qui sache mieux gérer les relations avec l´UEFA et avec l´arbitrage, c´est ma préoccupation principale".
Une fausse remise en question personnelle qui lui permet ensuite de lâcher la bride. " Il y a bien penalty, il n´y a pas toujours carton quand il met des cartons d´entrée aux Lyonnais, et il y avait des cartons à mettre d´entrée aux Hollandais, en particulier à celui qui a provoqué Mahamadou Diarra avec la volonté de le faire, à l´aller comme au retour. C´était prémédité, c´est dommage que seul l´arbitre ne l´ait pas vu". Deux incidents de jeu qui ont provoqué la colère de la majorité des Rhodaniens, mais qui font partie du jeu.
" J´ai vu..."
Mais Aulas va plus loin et accuse. " J´étais assez énervé de voir le président du PSV entrer immédiatement dans le bureau de l´arbitre avec des cadeaux à ne plus savoir qu´en faire. Je lui ai expliqué que j´avais trouvé un peu particulier qu´il discute en permanence avec Van Bommel, que Guus Hiddink discute avec le quatrième arbitre, et que le président et les directeurs commercial, du marketing et de la communication se soient succédé dans le bureau de l´arbitre sans la présence du délégué de l´UEFA qui était parti à ce moment là". Et d´ajouter qu´il a assisté encore à un défilé de joueurs venus remettre leur maillot.
Gratitude ? Manipulation ? Bienveillance anticipée ? Aulas ne donne pas plus de piste. Tout juste considère-t-il que ce fut riche d´enseignements pour lui ; " Je crois que c´est de la bonne gestion de grand club, il faut qu´on progresse de ce côté-là. C´est pour ça que je dis que j´apprends tous les jours sur les terrains de l´UEFA. "
Habitué des sorties impétueuses contre les arbitres, accusé par certains de ses collègues de Ligue 1 d´exercer une forme de pression incessante sur les référés de l´Hexagone en se plaignant en permanence, Jean-Michel Aulas pousse le bouchon très loin. Sans doute trop. L´UEFA n´acceptera sans doute pas qu´un arbitre soit vilipendé de la sorte et qu´il soit question, même de cette manière, de concussion. Si le dossier de la qualité de l´arbitrage est en effet à étudier urgemment, pour le bien du football, Lyon risque cependant de payer un jour cette sortie de piste. Déjà en ne s´attirant pas plus qu´aujourd´hui l´empathie du corps arbitral. L´effet inverse de ce que le président recherchait