Kapo, la fièvre du mardi soir?
31/01/2006 Par ERIC DELTOUR
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Alors que le marché hivernal s´achève ce soir à minuit, l´avenir du Monégasque Olivier Kapo semble devoir concentrer les dernières convoitises de la Ligue 1. Rejeté par Guidolin qui ne compte plus sur lui en cette seconde partie de saison, l´international tricolore, annoncé à Paris, puis pisté par les Girondins de Bordeaux et un Ricardo intéressé par le profil du joueur, après une expérience de nouveau ratée, cette fois sur le Rocher, espère rebondir une fois encore en France. A moins que l´Angleterre et Manchester United...
Dernière chance de rebondir pour Olivier Kapo... Dernière chance de rebondir pour Olivier Kapo...
Ce soir, le mercato aura livré ses dernières vérités. Agents, dirigeants et joueurs dans l´impasse s´apprêtent à vivre une dernière journée de tensions. Au premier rang d´entre eux, Olivier Kapo fait figure d´appelé de la dernière heure de ce marché hivernal. Pour l´international tricolore, plus que jamais sur une voie de garage sur le Rocher monégasque, l´heure des choix a sonné. Alors que la Ligue 1 s´apprête à refermer les cordons d´une bourse dans laquelle elle aura, fidèle à sa réputation, modérément plongé la main, le sort de Kapo semble conditionner les dernières heures de ce mercato 2006.
Pour l´ex-Turinois, prêté sans option d´achat par la Vieille Dame, avec laquelle il est sous contrat jusqu´en 2008, l´avenir à Monaco rime avec "Rideau". Auteur de six premiers mois très décevants sous le maillot monégasque, Kapo ne peut plus rien espérer ni de son club, ni surtout de son entraîneur Francesco Guidolin qui lui a signifié on ne peut plus clairement qu´il ne comptait plus sur lui, information confirmée par le joueur lui-même lundi soir sur les ondes de RMC-Infos: "La veille du match contre Lens (1-1), on (Guidolin) m´a dit que je devais chercher un club. (...) Tout se passait bien jusqu´au départ de Didier Deschamps, je montais en puissance. Maintenant, je dois trouver un club d´ici à mardi soir, j´ai des gens qui travaillent pour ça." Au passage, Kapo aura sans doute apprécié que son entraîneur lui laisse ainsi "tout" le temps de rebondir...
Ricardo et le veto présidentiel
La situation de Kapo n´en est que plus délicate avec la nécessité de trouver un accord entre quatre parties (le joueur, Monaco, la Juve et le club intéressé, ndlr). Charge à ce fameux entourage de débusquer les pseudo-prétendants. Car de Bordeaux à Paris, on lorgne, à des degrés divers, sur ce joueur, titulaire de neuf sélections et auteur de trois buts sous le maillot d´une équipe de France où il n´est plus apparu depuis mai 2004... Du côté des Girondins, il est de notoriété publique que Ricardo apprécie le joueur qu´il estime capable d´ajouter à son coffre-fort l´allant offensif nécessaire pour réchauffer une attaque en pleine glaciation. Reste que le technicien brésilien s´opposerait aux réticences de ses dirigeants nettement moins chauds à l´idée de s´attacher les services d´un joueur en échec depuis son départ de l´AJ Auxerre. Une dernière réunion au Haillan aurait eu raison des ambitions de Ricardo...
Alors Paris? Si Kapo est, ou était, désiré à Bordeaux, l´ancien Auxerrois ne faisait pas forcément figure de priorité dans l´esprit de Guy Lacombe et des dirigeants parisiens, plutôt sur la piste d´un élément offensif capable de renforcer le côté droit de l´attaque du PSG. Mais en l´absence de consensus au sein d´une cellule de recrutement où Lacombe et Jean-Michel Moutier semblent avoir toutes les peines à s´entendre, l´opportunité Kapo pourrait finalement finir par rassembler les suffrages...
A moins que la rumeur venue d´Angleterre, qui prête à Manchester United et Sir Alex Ferguson des vues sur l´international français, ne prenne d´ici ce soir une consistance inattendue. Une porte de sortie qui, à vrai dire, semble trop belle pour être vraie pour un joueur qui, de club en club, n´en finit plus d´accumuler les échecs. Au point que du côté des dirigeants monégasques, pas vraiment disposés à faire de sentiment avec un joueur si peu rentable depuis son arrivée, on affirme toujours ne rien voir venir. Pour Kapo, la course contre la montre est lancée, sous peine de se morfondre six mois durant sur le banc monégasque...