France depuis 1945
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France depuis 1945
Chronologie de la France
Sommaire [masquer]
1 Gouvernement provisoire (1944-1946)
2 IVe République (1946-1954)
2.1 Des réformes majeures
2.2 Une fragilité fatale
3 Décolonisation et constitution de la Ve (1954-1962)
3.1 Le réveil des nationalismes
3.2 La Guerre d´Algérie et ses conséquences
4 L´empreinte de De Gaulle (1962-1969)
4.1 Politique intérieure : un pouvoir fort
4.2 Politique internationale : « une certaine idée de la France »
4.3 Mai 1968 et conséquences
5 Après De Gaulle (1969-aujourd´hui)
5.1 La succession gaulliste (1969-1974)
5.2 Présidence de Valéry Giscard d´Estaing (1974-1981)
5.3 Le retour de la Gauche au pouvoir (1981-1986)
5.4 Alternances et cohabitations (depuis 1986)
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Gouvernement provisoire (1944-1946)
Le Comité français de la Libération nationale (CFLN), organe politique de la Résistance se déclare Gouvernement provisoire de la République française le 2 juin 1944. Présidé par Charles de Gaulle, il assume la réalité du pouvoir à partir de la fin de l´été 1944, suite à la Libération de la France. Composé de communistes, de socialistes et de gaullistes, il déclare nulles et non avenues toutes les décisions du Régime de Vichy, qu´il considère comme une parenthèse illégale dans le fonctionnement de l´État. Il poursuit la guerre et organise l´épuration. Le 21 octobre 1945, il établit une assemblée consitituante, chargée de réformer les institutions. Le 20 janvier 1946, Charles de Gaulle démissionne, à la suite d´un désaccord persistant avec les ministres communistes.
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IVe République (1946-1954)
Article détaillé : Quatrième République
Un premier projet de constitution est rejeté par référendum le 5 mai 1946. Une nouvelle assemblée constituante est élue le 2 juin et la constitution est définitivement adoptée par référendum le 13 octobre 1946.
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Des réformes majeures
La Quatrième République mène la reconstruction de la France, très touchée par quatre ans d´occupation, et prend certaines décisions qui marqueront l´histoire :
droit de vote des femmes (ordonnance du 5 octobre 1944)Les femmes voteront pour la première fois en 1945.
création de l´École nationale d´administration
mise en place de la sécurité sociale et des allocations familiales
signature du Traité de Rome, permière base de l´Union européenne
reconstruction du pays : les villes bombardées (Le Havre, Brest, Rouen, Caen), les infrastructures économiques et de transport.
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Une fragilité fatale
La IVe république est cependant caractérisée par une instabilité des gouvernements, ( en moyenne un nouveau gouvernement tous les six mois ) incapables de recueillir un soutien du parlement.
Une des causes de cette instabilite est souvent imputée à une Constitution où le scrutin proportionnel ne permet pas le dégagement d´une majorité claire et stable ( exemple actuel de pays tels que Israël ).
Les deux présidents de la Quatrième République sont Vincent Auriol, ancien ministre socialiste du Front populaire et René Coty, classé au centre droit.
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Décolonisation et constitution de la Ve (1954-1962)
La Quatrième République est marquée par les deux principales guerres de décolonisation qu´a connue la France : la guerre d´Indochine et la guerre d´Algérie.
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Le réveil des nationalismes
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La Guerre d´Algérie et ses conséquences
La crise politique provoquée par la guerre d´Algérie entraîne le rappel au pouvoir de Charles de Gaulle, qui revient après ce qu´on appelle habituellement sa traversée du désert. En effet, le 31 mai 1958, Pierre Pflimlin, Président du conseil, démissionne et le 1er juin l´Assemblée nationale investit le gouvernement du général de Gaulle par 329 voix contre 224.
Il organise le changement des institutions et fait approuver par référendum la constitution de la Cinquième République le 28 septembre, puis est élu président de la République le 21 décembre de la même année.
De Gaulle réalisa rapidement qu´il n´était pas possible de gagner la guerre d´Algérie, et soutint l´indépendance de l´algérie. Cette attitude provoqua de fortes résistances dans certains groupes nationalistes, et notamment des actions terroristes de la part de l´Organisation armée secrète.
La guerre prit fin en 1962 par la signature des accords d´Évian, signés le 18 mars 1962, approuvés par le référendum du 8 avril 1962.
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L´empreinte de De Gaulle (1962-1969)
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Politique intérieure : un pouvoir fort
De Gaulle prit différentes mesures économiques pour revitaliser le pays, notamment l´introduction du nouveau franc.
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Politique internationale : « une certaine idée de la France »
Sur la scène internationale, refusant la domination des États-Unis comme de l´URSS, de Gaulle érigea une France indépendante, dotée de sa propre force de frappe nucléaire. Il refusa à la Grande-Bretagne l´entrée dans la CEE, il condamna la guerre américaine au Viêt Nam ainsi que l´attaque israélienne lors de la guerre des Six Jours, et en 1967 la France se retira de l´OTAN, tout en restant membre de l´Alliance atlantique. En Afrique, menant une politique officielle de décolonisation, Charles de Gaulle chargea Jacques Focard de jeter les bases du néocolonislisme français, poursuivi par tous les présidents de la cinquième République, que François-Xavier Verschave baptisera la Françafrique.
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Mai 1968 et conséquences
Voir aussi : Mai 1968
En 1968, la protestation prit plus d´ampleur que prévu, et prit De Gaulle au dépourvu, qui disparut de la scène politique pendant quelques heures pour prendre conseil, donnant au pays la crainte de la vacance du pouvoir.
De Gaulle était prêt à accepter certaines des revendications des manifestants, mais Georges Pompidou le persuada de dissoudre plutôt l´Assemblée nationale. Les élections de juin 1968 furent un grand succès pour les gaullistes qui obtinrent 293 des 487 sièges. Georges Pompidou fut remplacé par Maurice Couve de Murville au mois de juillet.
Après l´échec d´un référendum sur le transfert de certains pouvoirs aux régions, dans lequel il avait mis tout son poids, de Gaulle démissionna le 28 avril 1969.
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Après De Gaulle (1969-aujourd´hui)
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La succession gaulliste (1969-1974)
Georges Pompidou, qui se présente comme l´héritier de de Gaulle, remporte les élections présidentielles de 1969. Jacques Chaban-Delmas est nommé Premier ministre.
1970 : interdiction de la Gauche Prolétarienne
Juin 1971 : François Mitterrand prend la direction du Parti socialiste au Congrès d´Epinay
Juillet 1972 : Pierre Messmer est nommé Premier ministre
1973 : interdiction de la Ligue Communiste