1999 - ... : Une nouvelle ère
Après une saison 1999-2000 placée sous le signe de la découverte de la Champions League, les deux saisons suivantes sont celles de la confirmation. En 2000-2001, Bordeaux affiche sa cinquième qualification européenne consécutive grâce au championnat. La saison suivante, les Girondins obtiennent la sixième à la faveur de leur triomphe en Coupe de la Ligue. Les 2000-2001, 2001-2002, 2002-2003 frappent par leurs similitudes. Malgré un départ délicat, l´Europe sourit aux Girondins. La course-poursuite fut intense, spectaculaire et salutaire. Le groupe s´est retrouvé dans les valeurs de solidarité prônées par son entraîneur et son staff technique. Les campagnes européennes se figent nettes en 8ème de finale contre le Rayo Vallecano et les deux saisons suivantes en 16ème de finale face à Roda et à Anderlecht. Une Coupe, pourtant, sourit aux Girondins. La Coupe de la Ligue 2002 remportée aux dépens de Lorient (3-0) est le premier trophée bordelais du troisième millénaire. Un an jour pour jour après cette magnifique victoire, les Girondins loupent la marche qui mène à la finale de la Coupe de France. Ce n´est que partie remise…
Les moments forts
Irrésistibles
Bordeaux remporte son premier titre du troisième millénaire. La Coupe de la Ligue est belle et bien bordelaise après la démonstration de force de Pauleta et consorts. Et un, et deux, et trois zéro. Bordeaux triomphe au Stade de France.
Quel lieu plus magique en France peut accueillir une finale que le Stade de France ? Aucun. Symbole de la France qui gagne, cette enceinte est également un merveilleux lieu de communion entre amoureux de football. Et ils sont nombreux en marine ou en orange à colorier les travées et à donner de la voix, du courage et de la volonté aux hommes en short qui se battent comme des beaux diables au milieu de l´arène. Quel meilleur chauffeur de Stade qu´un but d´entrée ?
Pauleta s´en est chargé après seulement quatre minutes de jeu sur un superbe travail de David Jemmali, les merlus sont attirés comme des abeilles par le miel et les précisions conjuguées de Jemmali et Pauleta ont fait le reste d´une frappe croisée (0-1, à la 4ème). La réussite du buteur portugais met ses coéquipiers en confiance mais ne calme pas les ardeurs bretonnes. Le match est extrêmement vivant tant les deux équipes sont portées vers l´offensive. Les 14000 lorientais souffre bruyamment lorsque Pauleta, Dugarry ou Basto pointent le bout de leurs souliers. Les 18400 bordelais ne sont pas au mieux face à la fougue et la vivacité de Darcheville et Feindouno.
Les déferlantes oranges succèdent aux lames de fond marines et blanches. A une tête de Dugarry (16e), Feindouno répond par une frappe (19e). Meriem prend son tour (21e), tout comme Smertin (23e). Pascal Feindouno veut briller, sa reprise de volée est brillante (33e), tout comme la frappe de Bouzin (37e). Eduardo Costa ne veut pas être en reste et frappe (39e). A force de pousser, il faut bien que cela finisse par se glisser entre les mailles des filets. Bordeaux trouve la faille quand ça fait le plus mal c´est-à-dire à quelques secondes de la mi-temps. Lorient peine à se dégager, Smertin s´essaie à une reprise de volée, Le Garrec repousse, Meriem concrétise (0-2, à la 42ème).
Au retour des vestiaires, Pouliguen tente un coup avec l´entrée en jeu de Keita à la place de Chabbert. Lorient laisse venir Bordeaux pour faire parler ses qualités de contre comme à la 48e sur un contre de Darcheville vendangé par Bédrossian. Avec deux buts d´avance, Bordeaux pose plus le jeu et construit ses attaques. Après dix minutes de jeu, Lorient ne tient plus sa position d´attente et repart à l´attaque. Sommeil et Afanou en imposent dans la surface bordelaise face au bulldozer Darcheville. De l´autre côté, Pauleta en impose par sa classe et son talent. A l´heure de jeu, à la réception d´un centre de Dugarry, sa reprise de volée acrobatique fait mouche (0-3). La messe est dite ! Bordeaux se dirige doucement vers le gain de son premier titre du troisième millénaire.
Les supporters des Girondins de Bordeaux se préoccupent désormais plus des tribunes que de la pelouse. Les chants, les applaudissements amorcent une ola du tonnerre. La face marine du Stade est en ébullition. A l´amorce des dix dernières minutes, Lorient tente un baroud d´honneur mais Bordeaux semble indomptable et sûr de sa force. La victoire, le titre et l´Europe font les yeux doux à Roux, Jemmali, Afanou, Sommeil, Basto, Meriem, Costa, Smertin, Dhorasoo, Dugarry et Pauleta mais aussi à Roche, Bonnissel, Baup, Bedouet, Labat et tous les supporters du club.
Les Girondins n´ont vraiment pas volé leur titre, leur Coupe de la Ligue. "