Les esprits sont marqués par la dernière-née des branches de l’OL, financée avec une partie de l’argent du transfert de Mickaël Essien : OL Insertion. Et des espoirs certains l’entourent.
OL Insertion s’occupe de placer à l’emploi les supporters de l’OL. La structure s’appuie sur les emplois générés par l’activité du club ainsi que sur son réseau d’entreprises partenaires. Les premiers résultats ont été saisissants. Les entrepreneurs jouent le jeu, ouvrant les postes aux personnes proposées par OL Insertion… Et le taux d’abandon des personnes est pratiquement nul. Jean-Michel Aulas a sans doute gagné son pari, en proposant des tarifs réduits en loge pour les entreprises qui embauchent par le biais d’OL Insertion ainsi qu’en offrant des abonnements et des places à des prix préférentiels à tous ceux des demandeurs d’emploi placés qui tiendraient leur poste sur le long terme…
En charge de la structure de placement, l’ancien footballeur Bruno Bellone, qui a bien connu les difficultés du chômage pour avoir raté sa reconversion, communique sur les résultats avec enthousiasme : « Nos perspectives sont plus qu’intéressantes. Les trois quarts des personnes que nous avons reçues dans le cadre de notre action sont désormais à l’emploi classique ou en formation qualifiante. Et les entreprises qui ne font pas encore parti de notre porte feuille viennent frapper d’elles-mêmes à la porte… Si nous pouvons aider nos supporters et nos partenaires, le club aurait tort de s’en priver… En termes d’image, l’OL a franchi un nouveau palier ! » À propos des nouvelles mesures en réflexion au sein du gouvernement, il assure par ailleurs que « le projet est transférable » et se dit prêt sous certaines conditions à ce que « OL insertion s’engage plus avant et devienne sur la base de son expérimentation réussie une plate forme d’essaimage des bonnes pratiques en matière d’insertion ».
De son côté, Jean-Michel Aulas affiche une belle assurance : « L’agglomération lyonnaise et le département nous soutiennent. Nos relations avec l’Agence pour l’emploi n’iront qu’en s’améliorant… Nos objectifs et nos intérêts ne sont-ils pas d’abord que le chômage diminue? » Quant au dossier du grand stade de Lyon, le déjà fameux Stade des Gaules, il semble plus que jamais en bonne voie. « C’est vrai que la demande était déjà forte. Et avec la politique de la carotte sur les places et les abonnements en plus, nous avions besoin d’être rapidement fixés. Aujourd’hui, le projet est signé et les travaux vont pouvoir commencer ». D’ici à l’année prochaine et grâce à un chantier gigantesque qui procure une niche d’emploi sans précédent à OL Insertion, le club de la capitale des gaules devrait pouvoir accueillir près de 90.000 spectateurs par match. De leur côté, les spécialistes tablent sur une baisse impressionnante des chiffres du chômage sur la région lyonnaise. « On peut tomber en dessous des 7%, ce qui était encore inimaginable il y a dix mois… » avance Jean-Pierre Mariole, économiste de l’Université Lumière Lyon II.