Laurent Banide :
Nommé en octobre, Laurent Banide est parvenu à redresser la situation du club princier. Ce fidèle serviteur de l’ASM est en train de réussir son pari. En tout cas, les résultats plaident pour lui.
« Banide, la roue de secours. » Comme tous les observateurs, Football365 ne donnait pas beaucoup de crédit à Laurent Banide en octobre dernier. La nomination de ce fidèle du club à la tête de Monaco laissait perplexe. Surtout qu’il ne bénéficiait à l’époque d’aucune expérience du haut niveau. Malgré ses états de services auprès des jeunes monégasques et deux postes d’adjoint aux côtés de Francesco Guidolin et Laszlo Bölöni, Laurent Banide ne semblait pas tailler pour le poste que les dirigeants monégasques lui avaient offert. Pourtant, plus de deux mois plus tard, le « choix par défaut » a redressé la barre du club princier. Depuis son intronisation, l’ASM n’a perdu que deux fois en championnat et est passée de la vingtième à la quinzième place.
A son arrivée, Monaco traînait à une pénible dernière place et le vestiaire semblait ne plus supporter les méthodes de Laszlo Bölöni, à l’image de Yaya Touré qui n’avait pas hésité à évoquer des problèmes de racisme de la part de l’entraîneur roumain. « La situation est difficile et la passe est pénible, déclarait le natif d’Alès le jour de sa nomination. On est tous dans un état troublé quand on perd des matchs. Mais il faut que l´on réagisse tous pour que Monaco retrouve sa splendeur. Les joueurs étaient un peu surpris, voire désabusés. C´est vrai que c´est un peu lourd à porter. Mais je ne me sentais pas de refuser. » Depuis, Gaël Givet et ses coéquipiers semblent avoir retrouvé le sourire. Et la réussite. Comme peuvent en témoigner les victoires contre Valenciennes, Sochaux, à Troyes ou encore le match nul acquis à Lyon (0-0) lors de la dernière journée de l’année.
Aujourd’hui, Laurent Banide peut donc tirer un premier bilan de son expérience à la tête d’un club qu’il fréquente depuis treize ans. « Il y a deux mois, nous nous étions fixés de prendre vingt points d´ici la trêve, déclarait-il après le nul acquis sur la pelouse du champion de France. C´est important de sortir de la zone rouge. Ce point nous fait du bien moralement face à l´une des meilleures équipes européennes. Je suis satisfait d´atteindre la trêve avec plus de confiance dans le jeu et un groupe qui se construit. Ce point va nous permettre de passer des vacances plus agréables et nous allons nous remettre en questions rapidement. » Avec vingt points au compteur, Monaco a parfaitement répondu aux attentes de son entraîneur. Mais Laurent Banide sait que la route est encore longue.