Ligue des champions - Monaco se prépare à des jours délicats
mer 24 aou, 13h52
MONACO, 24 août (AFP) - - Monaco, éliminé de la Ligue des champions de football mardi soir par le Betis Séville (2-2, aller 0-1), s´apprête à entrer en turbulence après cette désillusion qui pourrait avoir des conséquences sur le contour de l´effectif.
"C´est une énorme déception qu´il va falloir digérer. Cela va prendre quelques jours. Personne n´est mort et il reste dix mois de compétition. Mais malheureusement, cet échec aura des conséquences sportives et économiques. Vous le verrez dans les prochains jours", résume Didier Deschamps.
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L´entraîneur monégasque sait que les revenus tirés de la C1 sont essentiels pour maintenir le train de vie du club. L´élimination entraîne une perte sèche, évaluée à 15 millions d´euros, que même un excellent parcours en Coupe de l´UEFA ne pourrait compenser.
Même si, mardi soir, la direction du club ne souhaitait pas s´exprimer sur d´éventuels départs, celui de l´attaquant togolais Emmanuel Adebayor redevient d´actualité. Une réunion de l´état-major du club s´est d´ailleurs tenue mercredi matin au siège.
Ce trouble est le fruit de deux rencontres mal maîtrisées face au Betis, adversaire pourtant à la portée des hommes de Deschamps.
"La pire des choses"
"Cette élimination laisse énormément de regrets, peste l´ex-capitaine des Bleus. C´est la pire des choses. Je suis déçu par le résultat mais plus encore quand on voit le match qu´on a fait. Avoir autant d´opportunités en Ligue des champions est rare". Tout aussi déçu, le président Michel Pastor parle de "désillusion".
Si Monaco a su, par moments, se hisser à la hauteur des exigences de cette compétition, il lui a pourtant fallu attendre d´être mené au score pour réagir. "Le premier but nous a réveillés et mis un coup de fouet, reconnaît Sébastien Squillaci. On est alors allé de l´avant mais on n´a pas su être décisif."
Certains de ses coéquipiers, tels Sorlin, Meriem ou Kapo, n´ont d´ailleurs pas été à la hauteur de l´événement. Auteur, lui, d´une excellente prestation, Patrice Evra analyse: "Il faudra être solide dans les têtes et solidaire maintenant. Moi, je tiens à cette équipe. Je jouerai à 100%. Je n´ai jamais gagné le championnat. Ce n´est pas trop tard."
Ses propos trouvent le même écho chez ses compagnons. "Le réalisme a fait la différence", reconnaît Meriem, qui a manqué un penalty à 1-1. "C´est un mauvais moment à passer, poursuit-il. On va essayer d´oublier mais il n´y a pas de raison qu´on ne rebondisse pas en UEFA ou en championnat."
Si Sorlin l´espère "dès dimanche face à Lens", Deschamps veut, malgré les turbulences à venir, "maintenir Monaco au top niveau". "Cela passe par le championnat, convient-il. Mais cela sera plus compliqué cette année que l´an dernier."
Le Betis, de son côté, ne doit pas répondre à ces interrogations. Pour la première fois, les Andalous s´invitent à la plus prestigieuse compétition continentale. "C´est un jour historique et je suis très fier des joueurs, sourit l´entraîneur Lorenzo Serra Ferrer. Un gros challenge s´offre à nous mais on est prêt." Ce sera sans Monaco.