L´ancien grand champion luxembourgeois Charly Gaul, qui aurait eu 73 ans jeudi, est décédé des suites d´une embolie pulmonaire mardi matin à l´hôpital de Luxembourg. L´ancien champion, sacré sportif luxembourgeois du siècle en 1990, avait été hospitalisé à la suite d´une chute dans sa maison d´Itzig.
Son principal fait d´arme restera son succès dans le Tour de France de 1958, assortie d´une victoire dans le contre-la-montre disputé au Mont Ventoux. Dans la Grande Boucle, il comptait une victoire au classement final (1958), deux GP de la Montagne (1955 et 1956) et dix succès d´étape en dix participations. Après une longue retraite, qui lui avait valu la réputation d´un ermite, le plus grand champion qu´ait compté le Luxembourg était réapparu sur les courses cyclistes. Ses exploits dans les étapes de haute montagne lui avaient valu le surnom d´archange de la montagne.
D´apparence faussement fragile (1,73 m, 64 kg), Charly Gaul était transcendé par ces mauvaises conditions météo. C´est sous la pluie diluvienne des Alpes qu´il avait forgé son succès dans la Grande Boucle en 1958, quand un pur grimpeur s´était imposé pour la première fois dans l´histoire de la Grande Boucle.
Professionnel de 1953 à 1965, le Luxembourgeois possédait également un beau palmarès dans le Tour d´Italie. Il avait remporté à deux reprises le classement général (1956 et 1959) et enlevé onze étapes. Il passa tout près de la victoire en 1957 quand il commit l´imprudence de s´arrêter pour satisfaire à un besoin naturel et s´exposer à une attaque de Louison Bobet.
Dans le Giro en 1956, deux ans après sa troisième place au Championnat du monde de Solingen, il avait renversé la situation un jour d´apocalypse dans la tempête de neige du Monte Bondone, au-dessus de Trente, en passant de la onzième à la première place.
Il avait une affection particulière pour le grimpeur italien Marco Pantani, lui-même décédé en février 2004 et qui était le seul en qui il reconnaissait un possible héritier.
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