A moins d´un miracle...
Le nouveau match nul de samedi conjugué à la victoire de Troyes, premier non relégable, condamne quasiment le Racing à la L2. Pour s´en sortir, il lui faudrait remporter plus de la moitié de ses 21 dernières rencontres.
La hargne d´Haggui, qui domine ici Dagano, aura permis au Racing de ne pas prendre de but samedi. C´est peu, mais c´est déjà ça... (Photo DNA - Christian Lutz-Sorg)
Officiellement, rien n´est fini. Samedi soir, dans les couloirs du sous-sol de la Meinau, les mines étaient longues et les discours de circonstance.
« Tant qu´il y a de la vie, il y a de l´espoir », disait ainsi Jacky Duguépéroux qui ne se trompe pas sur le principe, mais qui voit bien que les journées avançant, cet espoir s´amenuise sensiblement. Pour ne plus tenir qu´à un fil aujourd´hui. Pour ne plus tenir du tout même.
Deux victoires n´y suffiront
pas, trois non plus d´ailleurs
« Nous ne sommes pas aveugles, on voit bien où nous en sommes au classement », continuait Yves Deroff.
« Comme tout le monde, je ne comprends pas ce qui nous arrive, poursuivait l´ancien canari, très bon samedi soir. On se dit que ce n´est pas possible, que ça va s´arrêter, et pourtant... Si encore, on jouait mal ou si on était dominé on comprendrait, mais là, franchement ! En fait, c´est une spirale infernale qui nous entraîne par le fond. Ce qui est encore plus dingue, c´est qu´en coupe d´Europe on est décontracté, serein et les résultats sont là ».
Comme tout le monde, il veut pourtant s´accrocher. « Tant que mathématiquement ce n´est pas cuit, il faut jouer tous les coups à fond. Je discutais avec Omar Daf (l´arrière gauche sochalien) tout à l´heure et il me disait qu´il y a quelques journées ils étaient tout proches de nous et que deux victoires les avaient relancés ».
Sauf que là, deux victoires n´y suffiront pas. Trois non plus. Elles permettront tout juste d´équilibrer la barque. Et encore, il faudrait un incroyable concours de circonstances. C´est à dire que les trois équipes perdent à chaque fois que le Racing gagne.
« Je sais bien, poursuit Yves Deroff, mais on ne va pas trop s´occuper des autres. Ce soir, nous n´avons pas pris de but et c´est déjà important. C´est une bonne base. Maintenant, il faut absolument gagner un match, pour casser cette spirale ».
« Le mercato ? Ça me fait rire.
Si déjà je récupère mes blessés... »
Mais pour ça, comme le dira Nicolas Puydebois, il faudra marquer. Un peu comme à Nantes, mais en évitant d´en prendre quatre dans la foulée. « Nous sommes bien jusqu´à 20 m de la surface adverse, mais nous ne parvenons pas à faire la différence devant le but, dit le gardien strasbourgeois. Il va falloir résoudre ce problème offensif ».
Si la blessure d´Arrache, qui passera des examens aujourd´hui qui confirmeront sans doute son claque à la cuisse, n´arrange évidemment pas les affaires d´un Duguépéroux qui n´avait pas besoin de ça, le retour programmé de Pagis est forcément appréciable. Surtout à quelques jours du court déplacement chez une équipe nancéienne qui a concédé le nul face à Marseille hier.
Marseille, prochain adversaire du Racing à domicile, soit dit en passant.
« Enfin, une bonne nouvelle !, s´exclamera l´entraîneur strasbourgeois. Nous devrions aussi récupérer Faty. Moi, quand on me parle du mercato, ça me fait rire. Si déjà je récupère mes blessés, j´aurais fait un bon recrutement ». Il faut bien s´accrocher à quelque chose.
on a pas baucoup d´ambition pour le mercato 
J´espère que arrache n´a pas grand chose 