Puydebois: « Une évolution »
Après le feu vert de la DNCG, le Racing a enregistré une autre bonne nouvelle, ce mardi. Nicolas Puydebois a signé pour trois ans. La doublure de Grégory Coupet à Lyon sera donc en concurrence avec Stéphane Cassard la saison prochaine.
Il vient, dit-il, pour progresser et démontrer qu´il peut s´imposer dans un club de L1.
Quelles sont vos premières impressions, après votre signature ?
Je découvre un nouveau club après seize ans passés à Lyon. C´est une évolution, une nouvelle étape, un nouveau challenge pour moi. J´espère aller le plus haut possible au Racing comme à Lyon.
Aviez-vous justement besoin de franchir une nouvelle étape dans votre carrière ?
Oui, après seize ans à l´OL, j´avais un peu fait le tour de la maison. En plus, je me trouvais derrière Grégory Coupet, un très bon gardien, le numéro 1 en France actuellement. Le Racing m´a proposé d´être en concurrence avec Stéphane Cassard et de continuer à progresser. Ca m´a plu.
Quelle image aviez-vous du club strasbourgeois avant votre signature ?
Un club ancré en Ligue 1, solide. Qui a déjà connu quelques épopées européennes et qui va en connaître une nouvelle la saison prochaine. Ce sera d´ailleurs un challenge important pour l´équipe. De l´extérieur, le Racing donne l´image d´un club familial qui vient de sortir d´une période difficile. D´après les échos que j´en ai, c´est un club où il fait bon vivre et bon travailler.
Vous serez en concurrence avec Stéphane Cassard, qui sort d´une saison remarquable.
Oui, Stéphane a réalisé une année exceptionnelle. Il a sorti de très gros matches. Il n´a pas été élu joueur de l´année par les supporters pour rien. Si Strasbourg s´est maintenu, il a aussi sa part de responsabilité. J´espère apprendre et progresser à ses côtés.
« La volonté de jouer »
Quels sont vos objectifs en signant au Racing ?
J´ai la volonté de jouer. Ici, on m´a proposé d´être placé en concurrence, tandis qu´à Lyon j´aurai été doublure, ce qui n´a rien à voir. Là, j´ai la possibilité de jouer. Ce sera à moi de prouver au coach que j´en suis capable. Mais cela passe par le travail.
Vous quittez Lyon, un club où, en tant que joueur, vous avez connu de grands moments.
Pour un joueur, être sacré trois fois champion de France, disputer la Ligue des Champions, jouer à Old Trafford, ce sont des moments très enrichissants. Ca apporte beaucoup d´expérience. Et puis, rien que côtoyer certains joueurs de l´OL est impressionnant. Tout ça donne envie de progresser, c´est certain. Strasbourg est, pour moi, une étape pour mieux rebondir.
Vous avez travaillé avec Joël Bats et Grégory Coupet. Qu´avez-vous appris à leurs côtés ?
Joël Bats était le meilleur gardien français, et Greg est le meilleur du moment. Cela fait cinq ans que je travaille avec eux, et on progresse tous les jours, forcément. Je leur doit une grosse partie de ma progression, c´est évident. Mais à Strasbourg, je vais trouver Philippe Sence qui a la réputation d´être un excellent entraîneur des gardiens aussi, et Stéphane Cassard qui a démontré son talent tout au long de la saison. Je ne perds pas au change. Cette nouvelle expérience de travail peut être bénéfique, d´ailleurs.
Intégrer une formation relativement jeune, a-t-il été un argument important dans les négociations ?
Le challenge du Racing est intéressant pour ça, c´est vrai. Je viens dans un club qui ose lancer des jeunes de qualité. La politique de l´OL est différente, et c´est normal. Strasbourg possède une équipe jeune et dynamique. J´espère m´inscrire dans cette lignée.
Comment jugez-vous votre saison à Lyon ? Vous avez vécu de grands moments pour une doublure.
J´étais parti comme doublure, donc je ne m´attendais pas à jouer, d´autant que Grégory Coupet a la réputation d´être solide et robuste. Quand il s´est blessé, j´ai eu envie de prouver ce que je savais faire. Et je crois avoir montré que j´étais capable d´être un gardien de L1 et peut-être plus. C´est peut-être ce qui a séduit les dirigeants strasbourgeois.
La perspective de disputer la coupe de l´UEFA a-t-elle été déterminante dans votre choix ?
Oui, cela fait partie des attraits. A Lyon, j´ai eu la chance de préparer des matches de Ligue des Champions. A Strasbourg, l´UEFA me permettra de conserver le parfum de l´Europe. Quand on y a goûté... Il faudra que nous abordions bien les deux premiers matches qualificatifs et tenter, ensuite, d´aller le plus loin possible.