1/ « les animations à base de papiers en grande quantité sont désormais interdites ». ( à cela il faut encore ajouter cierges magiques, PQ et confettis)
--> c’est la fin des tifos…
2/ « interdiction d’être debout en places assises »
--> c’est la disparition pure et simple des kops…
3/ « Interdiction pour les associations de vendre du matériel au stade » :
--> c’était la seule manière pour les associations de financer toutes les animations et les déplacements.
4/ « banderoles, insignes, badges, tracts ou tout autre support dont l’objet est d’être vus par des tiers à des fins politiques, idéologiques, philosophiques ou commerciales ou présentant notamment un caractère raciste ou xénophobe »
--> c’est une atteinte significative au principe de la liberté d’expression. S’il est normal d’interdire les excès, cela ne doit pas être prétexte à une censure totale rendant condamnable le moindre message de soutien ou de contestation.
L’amalgame , plus ou moins volontaire, entre casseurs et supporters actifs, a conduit les autorités à préconiser ces mesures restrictives. Pourtant, l’an dernier un travail qui a duré des mois et qui a mobilisé tous les ultras français en collaboration avec la Ligue elle-même a abouti à un rapport de 56 pages qui sensibilisait aux problèmes rencontrés et qui apportait des solutions. Mais les dirigeants de la LFP ont fait semblant de s’y intéresser pour mieux l’enterrer. Car il ne faut pas se leurrer : l’application stricte de ces mesures rentre dans le cadre de la montée en puissance du foot business qui privilégie le profit au dépend de l’aspect humain et sportif du football. D’ailleurs, les sommes colossales dépensées par Canal + pour s’octroyer les droits exclusifs de retransmission vont contribuer à avoir des stades totalement aseptisés pour une meilleure diffusion du produit football.
Face à ces décisions disproportionnées et parce qu’il en craint la finalité, tout le kop strasbourgeois ( UB90 et le Kop Ciel et Blanc) a décidé de frapper un grand coup en s’associant avec tous les supporters stéphanois. Au début de la deuxième période, les deux kops respecteront 15 minutes de silence pour sensibiliser un maximum de monde à ce que serait un stade avec les restrictions de la LFP. Les joueurs et le club ont été avertis de cette manifestation pour qu’aucune mauvaise interprétation de cette action ne les déstabilise. Les encouragements reprendront de plus fort par la suite.
BATTONS-NOUS POUR UN FOOT POPULAIRE !