COUPE DE LA LIGUE (16es DE FINALE)
Lorsque le speaker a annoncé sa sortie, à la 76e minute, le stade Chaban-Delmas n´a pas joué les ingrats. Et le public l´a applaudi comme un seul homme. Hier après-midi, s´il n´a pas réussi à tromper Fabien Barthez, Jean-Claude Darcheville s´est retrouvé à la conclusion de tout les bons coups. Alors qu´il en était le plus souvent à l´origine. Comme depuis le début de cette saison. Mais en face de lui, il y avait Barthez, qui veillait au grain, et deux chiens de garde blanc et ciel : Habib Beye et André Luis. Avoir ces deux-là sur le paletot n´est pas une sinécure pour n´importe quel attaquant du championnat de France. Surtout quand ce dernier se retrouve seul homme en pointe. Et si en plus, comme hier, les ballons n´arrivent que trop rarement, que les partenaires ne se précipitent pas au soutien, la tâche se complique. Mais il en faut plus pour décourager le Guyanais, qui a multiplié les courses et les appels, le plus souvent dans le dos d´une défense marseillaise pataude, souvent lente. Le « dragster » marine et blanc s´est ainsi créé deux très belles occasions d´ouvrir la marque. Tout d´abord sur cette jolie tête plongeante, après un centre tendu de Fernando (21e). La première vraie possibilité girondine d´ouvrir le score de ce seizième de finale. Mais Fabien Barthez était bien placé (ou la tête de Darcheville mal ajustée ?) , et le portier international n´a guère eu de mal à stopper le ballon.
Volte et volée. La seconde occasion, à peine six minutes plus tard, est plus tranchante. Le long ballon de Cheyrou et le coup de reins du Guyanais laissent sur place l´arrière-garde olympienne. Seul au milieu de trois adversaires, il manque son contrôle, qui lui aurait ouvert la voie d´un face-à-face. Pourtant, sur ce coup-là, le Guyanais réussit à s´en sortir grâce à une volte-face enchaînée avec une demi-volée. Encore une fois, Barthez se détend et dégage la frappe du cadre.
A part ces deux situations chaudes et quelques hors-jeu, Darcheville n´a pas pu tenter sa chance plus souvent. La faute à certains contrôles approximatifs, réalisés, il faut le dire, dans des situations un peu acrobatiques. Dans ce cas, l´attaquant se mue en passeur-relayeur. Il repique plein axe pour lancer Francia dans la surface. L´Italo-Argentin vendange l´occasion en frappant sans contrôle. Darcheville décroche pour (enfin) toucher un ballon et lance immédiatement un appel. Le mouvement échoue, une passe mal ajustée ou un contrôle trop mou venant briser l´élan des Girondins. L´apport tardif de Chamakh ne lui laissera pas le temps de persévérer. Il sort peu après et assiste au but de Méité depuis le banc girondin. Son travail de sape aura fini par payer.