s´en est fallu de peu...
L´OM est redevenue une grande équipe. Niang dans la première demi-heure, Oruma par intermittence, Ribéry en permanence, Taiwo lorsqu´il montait ont fait souffler le mistral à Sainté... Mais une équipe est redevenue grande depuis quelques mois, depuis 2 ans et demi tout simplement... Dans l´ombre d´abord en L2, en apprentissage ensuite en L1, en patron désormais depuis le début de saison. Les Verts ont prouvé ce soir qu´ils étaient maîtres chez eux même dominés. Une grande équipe quoi...
Dans le chaudron, la sauce ne prenait pas pourtant. Dominés au milieu, perdant trop rapidement le ballon, les Verts étaient dominés par des bleus solides mais pas si inspirés que cela. Il faut dire que si le milieu donnait des signes de fébrilité côté stéphanois, la défense tenait le choc. La charnière certes, mais c´est du côté que vint le danger... des 2 côtés d´ailleurs.
Sur une faute anodine et un coup franc banal, négligé un peu par l´arrière-garde marseillaise, Hell délivrait un caviar à la louche pour une tête de Féfé qui signait son retour sur Canal et les terrains de L1 par un joli tremblement de filet. Le poisson marseillais était-il pris dans les mailles stéphanoises ? Pas tant que ça. Du poisson pris au piège naissait un poison. Koke (rentré à la place de Niang) se jouait d´Ilunga un peu juste et centrait tel un poisson dans l´eau pour Lamouchi dont le raté servait idéalement Ribéry en décalage côté gauche.
La frappe du balafré ne laissait pas plus de chance à Janot qu´un harpon à l´espadon tatoué...
La 2° mi-temps était plus équilibrée. Tels 2 mérous, les 2 gros morceaux de la L1 se jaugeaient mais sans attente. Des 2 côtés, les enchainements, l´envie, le physique étaient présents. L´OM était loin d´être fatigué contrrairement à ce que l´on espérait.
Paradoxalement après avoir reculé tout le match sans réussir à répondre aux consignes d´Elie et de captain Sablé de remonter et jouer direct en profondeur derrière le dernier rideau olympien, c´est Jeannot qui par son coaching offrait une ouverture. L´entrée de Ferreira marquant bien que les bleus étaient décidés à conserver le match nul permettait au bloc stéphanois de remonter d´un cran. La belle entrée de Perrin lui permettait d´une talonnade de servir un 1-2 à un énormissime Hell qui frappait un coup de canon de marine dans le hublot de Barthez. Quelle frappe en pleine lucarne. Il fallut bien une demi-seconde pour que tout le monde se rende compte que Hell avait encore frappé à la 84° minute et du gauche
La fin du match était stressante mais le marseillais se défendait tel un thon sur le Vieux port de la Canebière au petit matin en attendant l´agonie. Les chants montaient de plus belle de GG tels qu´ils l´avaient fait depuis le début du match et de superbes tifos, les Verts tenaient leurs 3 points un peu hold-up et leur 4° place très méritée...
Les Verts ont prouvé ce soir tout le chemin parcouru physiquement, techniquement et mentalement surtout. Ils sont bien redevenus un grand de France.
Encore une fois, l´OM a perdu des illusions dans le chaudron, les verts cuisiniers de GG se sont régalés... Merci pour le menu.
Café crème, l´addition garçon, ce soir, c´est champagne...
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"Si l´on est plus que mille, eh bien, j´en suis ! Si même
Ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla
S´il en demeure dix, je serai le dixième;
Et s´il n´en reste qu´un, Je serai celui-là !"