.........Stone, le monde est stone,
ils veulent nous anesthésiez l’esprit, nous disent que le paradis est ici,
bombes et missiles : stop ! Le monde est stone, une avancée technologique au lieu de soigner nos hémorragies…
C’est l’ironie du sort, j’suis né sur le sol du coq, économiquement pauvre, la mafia mondiale m’escroc. Il n’y a plus l’harmonie dans ma famille, vos pubs de cul traumatisent les gamines, que Dieu nous sauve, homme du monde. Y’a pas de gangs sans armes ni de corps sans âme, peu de mères sans larmes, y’a presque plus d’air, le temps moderne est lourd, on se déshydrate à l’eau de feu dans le gouffre on meurt un peu chaque jour. Charme, la misère n’est pas moins pénible au soleil, aux Comores combien rêvent de Marseille à -5 l’hiver, alors qu’ils savent qu’ici on est ado-masochiste, qu’on s’perce et qu’on s’dessine sur le corps qu’on combat le fasciste, et que le fric c’est le frère de l’égoïsme, qu’les côtoyer c’est perdre les proportions et le réalisme, liste. Combien de gens sont incompris donc se désistent ? Cette phobie existe, c’est triste, ce qui arrive au monde, pape, victime d’être voyant, contaminé avant de lire la consonne, la voyelle, les années passent comme les mois, les mois comme les semaines, les semaines passent comme les jours et l’Afrique saigne, qui tient les rênes ?
J’suis né à cette époque où la dalle devrait être un crime contre l’humanité, les mentalités sont en manque de fertilité, où la paix est avortée depuis que la colombe crame sur la flamme de la statue de la liberté, où la jeunesse est un drame qui s’instruit d’une politique ridée et émissions télé en pleine puberté, là où mes larmes trempent ces lettres venues du bled, car on préfère aller sur Mars pour mettre de l’eau et de l’électricité. Là où pour du shit, tu vas au trou pendant qu’au jardin d’enfant, les flèches de Cupidon sont tirées par Dutroux, là où des bâtards confondent berceaux et tombes, là où le sang du sol est beaucoup plus cher que celui d’un môme, là où on t’enferme pour tes idées, où les vieux ne tiennent plus l’été, où des mères ne connaissent toujours pas le bonheur d’allaiter. Il y’a tellement de gens qui souffrent, j’peux te lever le bandeau que t’as sur les yeux mais il faut aussi que tu les ouvrent, que t’ais mal, comme j’ai mal de voir ces filles de douze ans qu’on retrouve dans les bois, moi j’ai mal, pour tous ces orphelins de guerres qui nous envient nos fêtes des mères, moi j’ai mal, pour toutes ces victimes d’épidémies, de séismes et d’attentats, moi j’ai mal, car nos enfants grandissent dans ce monde…
OK, arrêtons le massacre, sachez qu’la bombe humaine a été inventée seulement pour se défendre, donc j’emmerde ceux qui l’exploite à défaut de nuire, de suivre, de subir, le mal des enfants qui ont les membres en plâtre. Le monde se dilate et l’oxygène nous dévore mais on reste diplomate face à ce monde stone qui nous dévore, trop d’effort voyez, pour peu de réussite car personne suscite l’entretien d’l’espoir qui fait qu’nos peaux s’irritent, c’est mort frère, quand les balles soulagent, j’nous voit mort comme les morts qu’on portent le deuil lors des attentats, c’est mort frère, quand nos imams et prêtres purgent des sales peines alors qu’ils doivent faire de nos lieus saints des sales blêmes mortel, comme lâchez du fric pour une pétasse, mortel comme les mômes qu’bosses dans les mines seulement pour un pesos, favelas du monde, là où les piranha s’désossent, les cris des S.O.S., d’la crainte chargée à grosse dose donc signe une pétition dans la marge car les grandes lignes sont faites pour les grands homme au savoir large, à savoir l’âge devant nos cimetières en vide et moi j’crache sur l’esclavage qui n’a pas été aboli…
Stone, le monde est stone,
ils veulent nous anesthésiez l’esprit, nous disent que le paradis est ici,
bombes et missiles : stop ! Le monde est…
C’est stone, même le temps se mêle à la guerre, les dégats naturelles en medley sur TV s’corsent.
