et il a souvent raison le michel
Quel regard portez-vous sur le parcours actuel des Bleus ?
M.P. : Au tirage au sort, je me souviens qu´on était content de tomber dans ce groupe. J´ai beaucoup de respect pour la Suisse, mais, en principe, on doit être meilleurs. Si on perd en Suisse, on n´a rien à faire à la Coupe du monde.
N´est-ce pas un mal pour un bien que la France se construise dans la difficulté ?
M.P. : On a rappelé les anciens, on ne construit rien. On s´est aperçus qu´on ne pouvait pas aller au Mondial avec une équipe de reconstruction. On fait un coup avec trois anciens qui, de toute façon, vont arrêter après la Coupe du monde. C´est quasiment la même équipe qui a joué l´Euro-2004. On ne construit plus pour l´avenir, on joue la qualification. Il faudra recommencer après et cela sera peut-être encore un peu plus dur.
La reconstruction était donc plus importante que la qualification ?
M.P. : Si on se qualifie pour la Coupe du monde, c´est vachement bien. Si on ne se qualifie pas, tant pis, on préparera une autre équipe. Le foot ne s´est jamais arrêté aux non-qualifications. L´élimination de 1993, par exemple, ne nous a pas empêchés de gagner en 1998. Mais aujourd´hui, on n´a plus la meilleure équipe du monde. Il n´y a pas photo entre Brésil et France. Je ne sais pas si les Brésiliens sont aussi forts qu´en 1970, mais ils sont très forts. Quand (le président de la FIFA) Joseph Blatter est descendu leur remettre le trophée à la Coupe des Confédérations, je lui ai dit: "Prenez aussi la Coupe du monde, cela nous évitera une autre cérémonie protocolaire".
source: eurosport.fr