Tout d´abord, PES 5 arrive dans un contexte serin. Il n´a rien à prouver, et n´a pas à se racheter. L´équipe a donc pu procéder à un développement tranquille et sans réelle pression. Et cela se ressent énormément. Ce qui marque le plus, c´est la finition un peu limites du jeu; vous savez, le genre de détails qui au demeurant ne servent à rien dans le gameplay, mais qui pourtant font tout l´attrait d´un jeu de ce gabarit. On citera par exemple des menus pas vraiment attractifs et des options de gestion dans une police qui fait un peu mal aux yeux.
il est bon de rappeler aux tatillons de la licence, qu´une fois de plus, une séance de "je renomme mes joueurs" s´imposera. PES 5 en est resté au même point que son prédécesseur. Il n´a pas pu se payer les clubs français, allemands ou anglais (hormis Chelsea et Arsenal, les équipes britanniques les plus gauloises). C´est dommage. Néanmoins rassurez vous, les transferts de début de saison ont été pris en compte.
penchons nous deux secondes sur le côté graphique. Malgré un effort de modélisation en 3D du public, pour les ralentis et l´arrivée sur le terrain, il est toujours aussi proche d´un Picasso pendant les matchs.
J´adresse également un beau carton jaune à la représentation des joueurs. Si les stars comme Zidane, Beckham, Ronaldo, Raül ou Roberto Carlos sont d´une ressemblance folle, il n´en va de même pour les joueurs moins connus. Moralité: vous prendrez beaucoup de plaisir à jouer avec le Réal, tant la ressemblance est frappante, mais vous vous lamenterez sur des équipes bâclées comme les Girondins de Bordeaux
Enfin, le niveau de difficulté n´est pas plus élevé que PES 4, ce qui permettra aux pro du pad d´engager directement les matchs en difficulté maximale. Mais bizarrement, on a une sensation d´aisance sur le terrain. On retrouve des sensations d´arcade. Si à haut niveau, les rencontres nécessitent beaucoup d´application, les premiers échelons permettront une approche intuitive. Voilà qui sonne bien avec la mise en place du jeu réseau!