On a frôlé l´incident quand Robert Louis Dreyfus a voulu descendre sur la pelouse, il s´est fait bloquer par deux stadiers qui voulaient rien savoir. « Mais c´est moi le président du Sporting Club de Marseille ! » Il a crié. Les stadiers ont regardé Robert Louis Dreyfus, ils ont regardé ses claquettes. Ils ont eu comme un doute. Finalement, il a réussi à passer grâce à un ramasseur de balle qui l´a reconnu. Il a pu venir danser au milieu des joueurs en chantant « On est les champions ! On est les champions ! On est – on est – on est les champions ! » Robert Louis Dreyfus nous a dit « Maintenant que j´ai gagné la coupe d´europe, c´est fini plus personne pourra critiquer mon palmarès. » Il avait l´air tellement heureux, on n´a pas eu le cœur de lui dire la vérité.
Dans les vestiaires, on a ouvert une bouteille de champomy qu´on se gardait au frais en attendant une occasion à fêter. Depuis le temps, c´était devenu un grand cru millésimé. En levant son verre, Lamouchi a tenu à raconter une de ses anecdotes tirées de son expérience. Personne était très chaud pour l´écouter mais quand Sabri est parti, c´est difficile de l´arrêter. On dirait Higgins dans Magnum. Il a levé les yeux vers le plafond et a dit « je me rappelle en 1994 avec l´aji auxerre, nous avions à charge d´affronter le Croatia Zagreb au stade de l´Abbé Deschamps après avoir était défaits 3 buts à 1 lors de notre périple en terre adriatique. Forts de ce but inscrit à l´extérieur, Diomède, Martins et moi-même possédions un avantage qui permettait.. » Le reste de l´équipe s´est esquivé en catimini sans faire de bruit en marchant à reculons. Sabri a rien remarqué et il a continué à parler tout seul jusqu´à ce que le type de l´entretien vienne nettoyer les vestiaires.
c tro fort je vous conseille de tout lire