Essien ne pouvait pas rester
Interrogé par France Football vendredi, Michael Essien indique que Lyon n´avait aucune chance de le retenir au vu de sa détermination à rejoindre Chelsea et du pouvoir financier du club londonien. «C´était vraiment impossible. Dès que Chelsea s´est manifesté, j´ai voulu rejoindre ce club, déclare le Ghanéen. Maintenant, je peux très bien comprendre le président Aulas. Il a défendu les intérêts de son club. Moi, j´ai défendu les miens ».
Habituellement discret, Essien a conscience que son attitude rebelle et jusqu´au-boutiste a joué un rôle dans l´issue des négociations. Celles-ci ont d´ailleurs commencé quand il a menacé de ne pas s´envoler avec l´OL vers la Corée du Sud. «A un moment, lorsque les discussions entre les deux clubs n´avançaient plus, j´ai alors pris les choses en main pour que mon transfert se concrétise.»
Sans craindre la contradiction, il assure «ne pas en vouloir du tout» à Jean-Michel Aulas pour son long refus. Mais il ajoute : «En revanche, je lui en aurais voulu si cela ne s´était pas fait. » Essien confirme qu´il n´aurait pas signer la proposition de prolongation dorée que lui a faite le patron de l´OL. «Tout ce que je peux dire, c´est que Lyon n´a peut-être pas mis tous les atouts de son côté pour me garder » dit-il en référence à des événements survenus à la saison dernière.
Enfin, son statut de transfert le plus cher de l´histoire du football français le laisse plutôt indifférent. « Je sais ce que je vaux sur un plan sportif. Maintenant, c´est clair que je ne vaux pas 38 ME. Mais ça, c´est le business du foot ».