Meghni, la bonne affaire
17 août 2005 - Xavier SUEUR
Alors qu´on l´attendait plus du côté de Saint-Etienne, Mourad Meghni a été prêté pour une saison, avec option d´achat, à Sochaux par Bologne, relégué en Serie B. Une très bonne affaire pour le FCSM qui, après la signature de Moumouni Dagano ( Guingamp) mardi, se renforce habilement.
Et si Sochaux venait de réaliser le bon coup de l’intersaison ? Après avoir fait signer mardi pour quatre saisons l’attaquant international burkinabé Moumouni Dagano, le FCSM a réussi à se faire prêter Mourad Meghni par Bologne. Suivi de près par la Juventus Turin, Marseille ou bien encore le PSG, Mourad Meghni est un meneur de jeu promis à un grand avenir. Agé de 21 ans, celui que l’on a très tôt comparé à Zidane, est international Espoirs et a été sacré champion du Monde des moins de dix-sept ans en 2001 avec la génération des Le Tallec, Sinama-Pongole, Faty et autre Berthod.
Arrivé à Bologne en 2000 après avoir été formé à l’INF Clairefontaine, Meghni a mis du temps à s’imposer en Italie. Il ne disputera son premier match dans le Calcio que deux années plus tard. Pour sa première saison dans le championnat italien il disputera huit matchs inscrivant deux buts. En 2003-04, son total de matchs joués passe à douze mais sans le moindre but marqué. La saison dernière est sa plus accomplie sous le maillot de Bologne. Malgré une blessure à un genou, le jeune milieu de terrain joue dix-sept matchs de Serie A, inscrit trois buts mais surtout s’impose comme le vrai patron de son équipe.
Battu lors des barrages par Parme, Bologne est relégué en Serie B à l’issue de la saison. Malgré ses deux années de contrat qui le lient encore avec le club italien, Meghni ne se voit pas évoluer en deuxième division. A 21 ans, sa progression passe donc par un départ. Longtemps pressenti du côté du stade Geoffroy-Guichard, le natif de Paris ne signera finalement pas avec les Verts. Il s’est engagé mercredi avec Sochaux. Un prêt d’une saison assorti d’une option d’achat. Une façon pour Meghni de prouver sa valeur et de se rapprocher des Bleus. « En France, on est plus suivi, nous expliquait-il fin juin. Je ne dis pas qu’à l’étranger on ne vient pas nous voir. Mais il est plus facile de se montrer en France. Voir des jeunes qui s’installent en équipe de France, ça donne envie. »