Oh Toulouse...
Toulouse a le blues. Eliminé par Lyon-La Duchère (2-1) samedi lors des 32e de finale de la Coupe de France, le Téfécé a une nouvelle fois déçu ses supporters. Comme en Ligue 1, les hommes d´Erick Mombaerts n´y arrivent pas et peinent à assumer leurs ambitions de début de saison. Incompréhensible.
L´exploit de Lyon-La Duchère en 32e
Finalement, les saisons se suivent et se ressemblent à Toulouse. Malgré un changement de statut médiatique et des ambitions revues à la hausse depuis 2004, le TFC ne décolle pas. Pire, le navire haut-garonnais a parfois tendance à tanguer plus que de raison. Seizième du Championnat de France de Ligue 1 avec un effectif qui, sur le papier, devrait permettre aux Violets de jouer les accessits européens, l´équipe d´Erick Mombaerts a semblé toucher le fond samedi en 32e de finale de la Coupe de France.
Dans une atmosphère glaciale, les Toulousains se sont inclinés sur la pelouse de Lyon-La Duchère (2-1), modeste pensionnaire du CFA. Neuf fois sur dix, Toulouse se serait qualifié face à l´ancien club d´Eric Abidal. Mais pas samedi soir. Pas cette saison. "On n´a pas su maîtriser un match qui était à notre portée , enrage Julien Cardy dans les colonnes de L´Equipe. Je ne sais pas combien d´occasions nous avons eues en deuxième mi-temps. (...) Frustrant, rageant, anormal, on peut mettre tous les adjectifs que l´on veut. Pour moi, c´est inadmissible."
"Un manque de confiance"
Inadmissible voire incompréhensible tant il est étrange que Toulouse peine autant depuis deux saisons. Mélange de jeunes pousses prometteuses (Emana, Congré, Dao, Ebondo) et de vieux briscards de qualité (Arribagé, Moreira, Revault), le groupe haut-garonnais ne trouve pas ses marques sur le terrain et manque parfois d´agressivité. Comme celle du stade Balmont, la visite du Ray de Nice (2-1) mercredi a été révélatrice de cet état de fait. Dans ces conditions, la confiance s´effrite sérieusement. Julien Cardy confirme : "Nous manquons de confiance, d´une perte de stabilité. Notre cohésion en a pris un coup."
Pire, les tensions inhérentes à ce type de situation traversent le groupe. "Je mentirais si je disais que tout allait bien, ajoute Julien Cardy. La bonne ambiance, vous savez, elle suit toujours avec les bons résultats." L´heure est grave. Et le président Sadran, d´ordinaire réservé et effacé, n´a d´ailleurs pas hésité à monter au créneau mercredi dernier pour remettre les choses et les personnes en place. Seul Erick Mombaerts évite pour le moment l´ire du staff dirigeant toulousain. Soutenu depuis toujours par la direction du Téfécé, l´entraîneur a la chance de pouvoir &oeliguvrer dans la sérénité et surtout sur la durée.
Mais la réception du Paris Saint-Germain mercredi lors de la 21e journée de Ligue 1, un adversaire que Toulouse a battu fin décembre en Coupe de la Ligue, pourrait influer sur l´avenir d´un Toulouse Football Club à la croisée des chemins. Soit les pensionnaires du Stadium relèvent la tête lors des cinq derniers mois de compétition, soit le TFC termine en roue libre. Et assure son maintien sans gloire. Comme d´habitude.