Au fait, un petit article du monde :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-658990@51-656945,0.html
" Le ministre des affaires étrangères britannique, Jack Straw, va annoncer lundi après-midi 6 juin devant la Chambre des communes que Londres suspend son référendum sur la Constitution européenne, a déclaré, à la mi-journée, un porte-parole de Downing Street.
" Le ministre des affaires étrangères va cet après-midi ( vers 16 h 30) annoncer en substance que nous suspendons le processus parlementaire", a-t-il indiqué. " Le projet de loi sur la Constitution est suspendu jusqu´à ce qu´il y ait plus de certitude sur ce qui va se passer. ( ...) Cela est cohérent avec ce que nous avons dit depuis une semaine et demie sur la nécessité d´un débat, et de toute évidence la nécessité pour certains dirigeants européens de se réunir et de parler de comment nous allons avancer", a poursuivi ce porte-parole. " Nous suspendons le processus jusqu´à ce que nous ayons plus de certitude. ( ...) Tout le monde devrait faire une pause pour réfléchir. Cela n´a pas de sens de poursuivre le processus parlementaire à ce stade."
" S´il y a une Constitution sur laquelle voter, il y aura un référendum dans ce pays", a cependant insisté un porte-parole de Tony Blair lors d´un point de presse lundi. " La position en ce moment est que, à la suite des votes français et néerlandais, il faut discuter du sujet au Conseil européen" des 16 et 17 juin à Bruxelles. " Mais compte tenu de cela, il n´y a pas de sens à continuer à ce stade. Mais cela ne veut pas dire que nous retirerions aux Britanniques la possibilité de se prononcer s´il y avait une Constitution sur laquelle voter", a-t-il ajouté, assurant que la Grande-Bretagne ne voulait pas anticiper sur les décisions du Conseil européen.
" Ce que nous faisons reflète le fait que nous sommes dans des temps incertains. Dans des moments d´incertitude, vous ne devez pas répondre par réflexe", a ajouté ce porte-parole. " Cela n´est pas raisonnable de continuer tant que nous ne savons pas avec plus de certitude où nous allons", a-t-il dit.
LES BRITANNIQUES TRÈS LARGEMENT EUROSCEPTIQUES
Le gouvernement britannique avait présenté au Parlement le 24 mai - avant le référendum français du 29 mai - un projet de loi ouvrant la voie à une consultation populaire au Royaume-Uni, attendue au premier semestre 2006.
Le double non français et néerlandais, le 29 mai et le 1er juin, rendait encore plus difficile la tâche du premier ministre, Tony Blair, de convaincre des électeurs largement eurosceptiques, et dont 72 %, selon un dernier sondage, voulaient voter non.
Le fait que la Grande-Bretagne suspende le processus risque d´encourager d´autres pays, comme l´Irlande, le Danemark ou la République tchèque, à faire de même, malgré les appels de Paris et Berlin à poursuivre le processus de ratification. "