Clermont surprend Toulouse
En ouverture de la 11e journée du Top 14, Clermont a battu le Stade Toulousain 28-22. Samedi, Biarritz, Perpignan et le Stade Français joueront à domicile, tandis que Bourgoin, dauphin du champion d’Europe, ira défier Castres dans le Tarn.
Par Bastien Aubert
Hormis Castres qui accueillera Bourgoin samedi, le week-end s’annonce calme pour les grosses cylindrées du Top 14. La méfiance restera cependant de rigueur, ne serait-ce que pour éviter de retomber dans le piège tendu pas les «petits clubs», intraitables lors de la journée précédente. Vendredi soir, les leaders toulousains ont ainsi craqué à Clermont.
Des Auvergnats appliqués
Malgré les rencontres internationales, le Top 14 reprenait ce vendredi soir avec une affiche. Pour le compte de la 11e journée, Clermont, sixième du classement, recevait le leader toulousain. Un essai a été inscrit de part et d´autre, par Paulse pour les Auvergnats et par Fritz pour les Toulousains. Avec six pénalités réussies, Floch a tenu tête à Elissalde (5). Plus conquérants et plus solides mentalement, les joueurs de Clermont se sont imposés sur le score de 28-22 et prennent la quatrième place provisoire. Le Stade Toulousain obtient le point bonus et conserve la tête malgré sa deuxième défaite de la saison.
Castres-Bourgoin en plat de résistance
Deuxième sommet du week-end, Castres-Bourgoin. Les Berjalliens, désormais dauphin du boss toulousain, devront étrenner leur nouvelle couronne dans le Tarn, où les hommes de Laurent Seigne, ancien de la maison castraise, ont remporté leurs trois derniers matches, H Cup y compris. Tombés d’une courte tête contre les maîtres du Top 14 à Ernest-Wallon, les Castrais ont fait honneur à leur rang souvent contesté d’épouvantail du championnat, avec les retours au premier plan remarqué de Julien Puricelli et de Nicolas Spanghero. Un statut que Bourgoin a également appris à apprivoiser depuis quelques saisons. Cette année encore, les Isérois sont dans le bon rythme et peuvent compter sur un Alexandre Péclier au sommet de son art, auteur d’un quasi sans-faute face au Stade Français le week-end dernier (4/5 sur les pénalités).
Le réveil des gros ?
La semaine passée, les grosses écuries ne se sont pas cachées derrière les absences de leurs internationaux bien longtemps. Ainsi, si Perpignan et Biarrtiz ont concédé une lourde désillusion lors de la 10e journée, respectivement face à Montpellier et Bayonne, les protagonistes ont fait preuve d’humilité en affirmant que leurs opposants méritaient amplement leur victoire. A domicile, les Catalans devront toutefois hausser leur niveau de jeu avant de rencontrer une équipe de Narbonne qui se remet peu à peu à quitter la zone de turbulences. Le succès des coéquipiers de Cédric Rosalen, meilleur réalisateur la semaine passée avec 29 points, viendront à Aimé-Giral avec la ferme intention de se mettre à l’abri. Les hommes du tandem Boher-Ducousso en ont les moyens, même s’ils devront faire preuve d’une rigueur décuplée face au pack perpignanais, encore destructeur dans l’Hérault.
Le BO, quant à lui, doit enfin sortir de l’ornière. Piqués par l’Aviron Bayonnais le week-end dernier lors du derby basque, les coéquipiers de Julien Dupuis, éclaireur de la mêlée en l’absence du métronome Yachvili, devront retrouver leurs esprits, s’ils veulent rester accrocher au wagon de tête. Contre une Section Paloise moribonde, avant dernière du Top 14, le Stade Aguiléra affichera certainement complet pour ce réveil attendu, même si les présences de Martin-Aramburu au centre et Avril en première ligne feront une nouvelle fois cruellement défaut. Tout auréolé de son coup fumant contre ces mêmes Biarrots, accessoirement champions de France en titre, les Bayonnais du président Francis Salagoity, garderont leur même ligne de conduite à Jean-Bouin, face au convalescent Stade Français. Ainsi, le manager Gilbert Doucet a décidé de reconduire le même groupe, avec Dourthe et Gratchev en chefs de file. Côté parisien, l’affaire sera toujours aussi compliquée mais Fabien Galthié commence à en avoir l’habitude. Avec le bel état d’esprit affiché à Grenoble face à Bourgoin (26-29), les jeunes pousses parisiennes, notamment Yohann Montès et Arnaud Marchois, ont prouvé que leur coach pouvait compter sur eux. A eux de transformer l’essai.