Un petit article de VeloClub.Net qui résume bien ma pensée :
Près de 1200 km pour rien, ou presque, voilà à quoi se résume ce premier Eneco Tour. Raccourci facile, nous l’avouons, mais constat certain d’une course devant son épilogue lors de la dernière étape, disputée sur un CLM de 26 km.
Passons sous silence, nous –et bien d’autres- avons eu l’occasion de décortiquer les erreurs de jeunesse de cette nouvelle organisation Pro-Tour ( en espérant que les leçons en seront tirées), les imperfections de ce Tour du Bene(lux). Si l’on excepte les efforts, et pas des moindres, soutenus afin de s’illustrer sur les routes belgo néerlandaises, ce soir l’Eneco Tour n’est pas joué.
En effet, quinze coureurs, en moins d’une minute, vont se disputer la victoire finale sur cette dernière étape à Etten-Leur. Sans doute, tous ne peuvent briguer les lauriers, certains ne possèdent pas les qualités requises pour se battre seul face au chrono. Qu’à cela ne tienne, pour d’autres l’exercice semble de bon augure pour s’illustrer, et même d’inscrire leurs noms au premier palmarès d’un Tour naissant.
La donne semble simple, vu de l’extérieur, Rik Verbrugghe possèdent tous les atouts en main. Leader, et pas par hasard, il partira dernier, avec l’avantage de connaître les temps de ses adversaires. Devant lui, il faudra se battre contre la montre, mais aussi, et surtout, contre soi-même. Une stratégie mal gérée, et s’envole tout espoir.
L’homme de chez Quick-Step devance l’australien Davis ( Liberty Seguros) de 5’’, mais oublions. Nous ne pouvons croire qu’Allan puisse malmener Verbrugghe sur ce CLM. On peut toujours se tromper …
Par contre, les clients se bousculent au portillon, et ainsi la Rabobank place ses deux Dekker ( Erik à 13’’, et Thomas à 26’’) en embuscade. Et là, le danger est certain. Puis vient la CSC, avec les Blaudzun à 15’’, et surtout Bobby Julich à 37’’.
Rencontré ce jour, Rik Verbrugghe nous disait toute sa méfiance vis-à-vis de ce dernier, qu’il en fait son plus grand adversaire.
Le jeune Barredo ( Liberty Seguros), auteur d’un tout bon prologue à Malines, pourrait bien créer la surprise, mais ses efforts, depuis le début de cette épreuve, ne peuvent parler en sa faveur. La T-Mobile, avec Klier à 21’’ et Ivanov à 37’’, ne passera pas inaperçue, d’autant que les victoires deviennent très chères pour la formation allemande.
Les Mertens ( Chocolat Jacques), Bennati ( Lampre), Scheirlinckx ( Cofidis) et Baguet ( Davitamo-Lotto) auront, à nos yeux, sans doute pas mal de difficultés à produire un excellent temps, au point de ravir la première place au général, mais sait-on jamais, un bon jour, des conditions atmosphériques plus favorables, et la course est jouée.
Il ne nous reste que deux garçons, pensionnaires de la formation Discovery Channel. Et pas des moindres. Jeunes, tout à prouver, se retrouvant dans les hauteurs du classement général d’une épreuve Pro-Tour, et possédant certaines références. Nous en avons déjà parlé hier. Le premier cité n’est autre que Jurgen Van den Broeck. A 19’’ du leader, Jurgen doit se sentir des ailes. Champion du monde junior de la spécialité, en 2001, il devrait nous valoir un «scrash», sur une distance à sa portée. Le second, Leif Hoste, n’a rien à envier aux rouleurs. Démontrant de bonnes prétentions comme baroudeur, il avale les kilomètres sans sourciller, même si 40’’ ne peuvent se digérer aussi facilement qu’une longue échappée.
26 km pour un sacre. Même si ce premier Eneco Tour a souffert de pêchés de jeunesse, le final ( croisons les doigts pour que tout se passe bien) devrait effacer ces derniers, du moins sur le plan purement sportif.
Que le meilleur gagne, que le cyclisme sorte vainqueur de l’aventure, et que l’Eneco Tour nous revienne l’an prochain sous une apparence digne d’une épreuve Pro-Tour.