Di Luca vise Haut !
A un an d´écart, Danilo Di Luca a repris les traces d´un autre Italien, Davide Rebellin, qui avait entamé à l´Amstel Gold Race le premier acte de sa série victorieuse dans les classiques ardennaises. Quand la question d´un possible " tris", le mot italien pour désigner un triplé, a été posée à Di Luca après son succès au sommet du Cauberg, le coureur de Liquigas a souri : «C´est extrêmement difficile à réaliser. Moi, je pense surtout à Liège-Bastogne-Liège. C´est la course de mes rêves et je l´aborderai l´esprit tranquille».
Malin, Di Luca, 29 ans, préfère reporter les responsabilités sur ses adversaires. Mais le peloton entier sait que les deux courses prochaines, tant la Flèche Wallonne, mercredi, que Liège-Bastogne-Liège, dimanche prochain, conviennent parfaitement à son profil de puncheur, à la fois résistant et explosif.
Comme Rebellin avant son triomphe de l´année dernière, l´homme des Abruzzes n´a jamais gagné l´une des deux classiques belges. Dans la Flèche Wallonne, il s´est incliné l´an dernier au sommet du mur de Huy en finissant second. Dans la «Doyenne» en 2003 il n´a pas fait mieux que huitième malgré d´indéniables aptitudes.
Liège, en fait, évoque pour lui le début des ennuis en 2004. Porté parmi les favoris, il déclare forfait au matin de la course à cause d´une inflammation à la prostate selon le communiqué diffusé par son équipe, Saeco à l´époque.
Plein gaz
«J´étais en très bonne condition», regrette encore Di Luca au moment d´évoquer ce qu´il appelle «la pire saison de ma carrière». Suivirent son exclusion du Tour de France - pour laquelle il a dit avoir intenté une action judiciaire - à cause de son médecin, suspecté dans une affaire de dopage présumée toujours en cours d´instruction, puis son éviction de l´équipe nationale italienne ( JO, Championnat du monde), pour le même motif.
A l´intersaison, Di Luca a rejoint Liquigas, une équipe parrainée par une importante société de gaz dont le maillot affiche une superbe couleur vert... électrique ! Il évoluera aux côtés d´autres coureurs de premier plan, tels ses compatriotes Stefano Garzelli et Franco Pellizotti ou encore le vainqueur du Paris Roubaix 2004, le Suédois Magnus Backstedt.
Dans ce groupe, l´ancien junior prodige ( 160 victoires dans les catégories de jeunes) a obtenu le rang de leader. Il l´a justifié au début du mois en gagnant le Tour du Pays Basque. «Tout a recommencé là-bas. J´ai fait un contre-la-montre comme je n´en avais pas fait depuis les rangs amateurs», a-t-il déclaré.
Désormais troisième du classement du ProTour, Di Luca vise plus haut. «Ce classement est un de mes grands objectifs de la saison. C´est pour cette raison qu´il me faut impérativement marquer des points dans les deux prochaines courses».
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