Lance Armstrong ( USA/DIS, Maillot Jaune): «(Sur son mauvais souvenir de 2003) J´ai préféré me souvenir de mes sensations à l´entraînement. J´étais venu il y a six semaines pour reconnaître le parcours et je m´étais senti beaucoup mieux. Par rapport à 2003, la situation était similaire. J´étais motivé pour répondre à ce qui pouvait se passer. La meilleure chose à faire, c´était de rester calme. Mon équipe a l´habitude d´emmener un tempo soutenu mais régulier. Notre plan a été complètement perturbé. Mais je suis resté avec Ivan Basso et Jan Ullrich. Tous les deux étaient plus forts que dans les Alpes. Des deux, je crois d´ailleurs que c´est Ivan qui donnait les relais les plus appuyés. J´espère gagner une étape, peut-être dimanche. Le fait qu´il n´y ait pas eu encore un grand contre-la-montre change un peu. C´est une question de tactique aussi. Il vaut mieux contrôler la course qu´essayer de gagner une étape.»
Jan Ullrich ( ALL/T-Mobile, 4e du classement général): «Nous avions convenu d´attaquer tôt, car il ne fallait pas laisser Lance Armstrong arriver avec toute son équipe dans la dernière montée de l´étape. Tout s´est bien déroulé jusqu´à 500 mètres de l´arrivée, je me sentais bien, j´étais content de moi et de la performance de l´équipe et soudain, je n´ai plus eu de jus, je ne sais pas pourquoi. Je suis quand même déçu, mais cela ne change rien pour moi, demain ( dimanche) je vais continuer à attaquer. Vous pouvez me poser la question tous les jours et je vous répondrai toujours la même chose: le Tour se termine à Paris».
Georg Totschnig ( AUT/GRL, vainqueur de l´étape du jour): «C´est le plus grand succès sportif de ma vie. Je n´aurais pas cru que j´y arriverais. J´y suis arrivé parce que ma famille, ma femme, mes deux enfants étaient derrière moi. Au bout d´une semaine, je n´avais plus d´énergie, je voulais rentrer chez moi. Je n´arrive toujours pas à réaliser que ça a marché. J´ai roulé à fond sans me poser de questions, sans prêter attention à la chaleur, j´ai juste espéré que personne ne me dépasserait. Je n´y ai pas cru avant la ligne d´arrivée, je n´ai même pas réussi à fermer mon maillot, j´espère que mon sponsor me pardonnera.»
Ivan Basso ( ITA/CSC, 3e de l´étape et du général): «Je me suis montré offensif comme j´avais prévu de le faire. Je suis satisfait de ma course. J´ai gagné une place au classement général mais je n´ai pas fini: j´attaquerai encore».
Alexandre Vinokourov ( KZK/MOB, 11e de l´étape): «J´ai essayé d´attaquer. J´ai fait le maximum. Mais je pense que c´est un peu dur après l´étape que j´ai effectuée à Briançon. L´équipe marche bien. Nous avons essayé d´isoler Lance ( Armstrong). Cela n´a pas marché mais je tenterai encore».
Jorg Jaksche ( ALL/LTY, 13e de l´étape): «Pour cette reprise de contact avec la montagne, j´ai énormément souffert au début du col de Pailhères. Je me suis heureusement senti mieux dans le final. La prochaine étape? Tout dépendra des T-Mobile. S´ils attaquent de nouveau, ce sera très difficile».
Stefano Garzelli ( ITA/LIQ, 12e de l´étape): «Peut-être l´échappée est-elle partie de trop loin mais c´était bien d´essayer. Les Pyrénées sont des montagnes qui m´inspirent. Mon regret, c´est que ma condition ne soit pas optimale. J´ai manqué de force dans le col pour suivre Totschnig».
Walter Bénéteau ( FRA/BOU, 15e de l´étape): «Cela a vraiment été une superbe journée. J´ai savouré cet instant de me retrouver devant. Hélas, en compagnie des gros caïds: j´ai réussi à tenir six ou sept kilomètres, me mettant dans le rouge. Le final a vraiment été difficile. L´équipe va continuer sur sa lancée. Pour ma part, j´espère une victoire d´étape».
Laurent Brochard ( FRA/BOU, 20e de l´étape): «Ce fut terrible avec cette chaleur et ce rythme très élevé. Walter ( Bénéteau) a fait une superbe étape car basculer avec les meilleurs, il fallait le faire dans ces conditions».