Le résumé de l´étape du jour ( DISPO SUR LE BLOG COMME CHAQUE SOIR: http://letour.over-blog.com )
Dans cette édition de la grande boucle, cinq étapes semblent taillées pour les sprinteurs, la seconde en faisait en partie et Boonen, dont l’objectif était de remporter cinq étapes sur ce Tour, est pour le moment à la hauteur de son engagement. En l’absence de Petacchi, il fait parti, avec McEwen et Hushovd, du club très fermé des coureurs pouvant prétendre au maillot vert. Les autres sprinteurs tels que Cooke et O’Grady ont réussi à se placer dignement dans l’emballage final mais me paraissent, à la vue des écarts creusées par le jeune belge, nettement inférieurs au trio. On notera la belle performance de Flecha qui termine sixième de l’étape et confirme ainsi sa troisième place dans un sprint massif lors d’une étape du Critérium du Dauphiné Libéré 2005.
L’étape a été marquée par une petite échappée qui s’est fait rejoindre dans les derniers kilomètres par le peloton dans laquelle figurait Voeckler et qui a, en faisant le sprint dans le premier petit col du Tour de France, conquis le maillot du meilleur grimpeur.
La petite anecdote du jour est une chute dans le dernier kilomètre qui a scindé le peloton en deux groupes qui ont terminé à cinq secondes d’écart. Jan Ullrich était dans le premier, tous les autres grands favoris dans le second… il aurait ainsi comblé une partie de son retard sur Armstrong si les commissaires de course n’avaient pas décidé de considérer que tous les coureurs aient fini dans le même temps. Personnellement, je considère que ce sont tous ces petits aléas qui rendent une course palpitante et qu’il est injuste de ne pas tenir compte de cet écart. Jan Ullrich s’était placé à l’avant pour éviter d’être pris dans une chute massive et l’on sait à quel point se positionner à la tête d’un peloton dans les derniers kilomètres d’une étape plate est difficile. C’était un choix stratégique qui lui aurait permis de bénéficier équitablement de cinq secondes. Eviter les chutes fait partis du sport, les commissaires n’ont pas à corriger la course en disant « oui mais si il n’y avait pas eu cette chute… » ou encore « oui mais c’est pas sa faute, c’est ce coureur qui l’a gêné » … A ce moment là, on pourrait aussi bien accuser la musette qui a fait tombé Armstrong à Luz Ardiden en 2003 d’être responsable de sa chute et lui donner une bonification à l’arrivée… Les chutes font parties de l’histoire du Tour –certaines de sa légende- et ces règles nuisent à l’esprit humain du sport… Chaque coureur est responsable de sa trajectoire, si Jan Ullrich a fini dans le premier groupe, c’est parce qu’il s’est bien placé et si Armstrong était dans le second, c’est parce qu’il s’est mal placé et c’est de sa faute. Cinq secondes, ce n’est pas grand chose mais le Tour, comme on en a eu la démonstration en 1989, peut se jouer à la seconde près. Par conséquent, si les commissaires se permettent de telles injures à l’égard des valeurs du sport, c’est l’image du Tour qui est elle-même touchée.
1 T. BOONEN ( BEL - QST) 3h51´31´´
2 T. HUSHOVD ( NOR - C.A) m.t.
3 R. McEWEN ( AUS - DVL) m.t.
4 S. O´GRADY ( AUS - COF) m.t.
5 L. PAGLIARINI ( BRE - LIQ) m.t.
6 J. FLECHA ( ESP - FAS) m.t.
7 P. WROLICH ( AUT - GST) m.t.
8 J. PINEAU ( FRA - BTL) m.t.
9 B. COOKE ( AUS - FDJ) m.t.
10 A. DAVIS ( AUS - LSW) m.t.
11 M. QUINZIATO ( ITA - SDV) m.t.
12 R. HUNTER ( AFS - PHO) m.t.
13 I. ISASI ( ESP - EUS) m.t.
14 Y. KRIVTSOV ( UKR - A2R) m.t.
15 A. FURLAN ( ITA - DOM) m.t.
16 M. IGLINSKIY ( KAZ - DOM) m.t.
17 S. HINAULT ( FRA - C.A) m.t.
18 A. GESLIN ( FRA - BTL) m.t.
19 J. ULLRICH ( ALL - TMO) m.t.
20 F. RODRIGUEZ ( USA - DVL) m.t.