«C’est du corsé !»
Thomas Voeckler, le chouchou du public tricolore, a découvert comme tous ses camarades le parcours du Tour de France 2006. Avec un programme chargé pour un non grimpeur mais aussi pas mal d’opportunités pour s’échapper. Interview
Par Guillaume Serres
Sport24.com : Thomas, quel est votre avis sur le tracé global de ce Tour de France 2006 ?
Thomas Voeckler : Il s´agit d´un parcours avec un véritable Tour de France du point de vue géographique, et donc logiquement des étapes de plus de 200 kilomètres. Il est beau, classique, mais la révélation du parcours ne veut jamais dire grand-chose. Ce sont quand même les coureurs qui décident de faire la course une fois sur la route.
Sport24.com : Il y a beaucoup de montagne au programme en plus…
Thomas Voeckler : Oui, il y a beaucoup de montagne. Et puis, ce ne sont pas des demies étapes. C’est du corsé ! Dans les Pyrénées, après le Tourmalet, il y a l’Aspin et derrière encore Peyresourde et puis… Il y a une arrivée au sommet. Dans les Alpes, l’étape de Morzine, c’est impressionnant aussi. Il y a trois ou quatre étapes de montagne qui sont vraiment très… Après en contrepartie, il y a aussi plus d’étapes de transition. Je crois qu’entre les deux massifs il y a deux ou trois jours (Ndlr : 3) alors que ces deux dernières années, il n’y en avait qu’une.
Sport24.com : Quels seront vos objectifs pour ce Tour ?
Thomas Voeckler : Justement, pour l’équipe Bouygues Telecom, ce seront ces étapes de transition que l’on visera. Dans les étapes de montagne, on a des grimpeurs honnêtes mais personne pour rivaliser avec les meilleurs. A l’image de cette année, avec Laurent (Brochard) ou Jérôme (Pineau), il faudra se placer dans les coups, notamment dans ces étapes de transition.
Sport24.com : Est-ce que les étapes de début de Tour, plutôt vallonnées, peuvent rentrer dans ce cadre ?
Thomas Voeckler : Oui tout à fait. Le final devrait être accidenté. On ne sait jamais ce qui peut se passer. Que ce soit des costauds qui sortent ou un groupe de 4 ou 5… Si les équipes de sprinters sont dépassées, ça peut être intéressant. Dans ces cas là, qui va prendre l’affaire en main ? Mais sur un parcours un peu difficile sur la fin, il ne faut pas exclure qu’une journée, les sprinters se regardent un peu trop et qu’une échappée parte. Il faudra être vigilent pour être dans ce coup là.
Sport24.com : Un mot sur les deux chronos qui sont relativement longs…
Thomas Voeckler : C’est vrai qu’ils sont plus longs que l’an dernier. Il n’y a pas de chrono par équipes mais cela ne me manquera pas vraiment. Le premier chrono doit être assez plat. Le deuxième devrait être plus vallonné parce que du côté du Creusot, c’est plus difficile. Pour ceux qui vont jouer le général, il n’y a pas à se plaindre.