J´espère que celà va répondre à vos questions...
Le ProTour ne sied pas à la Grande Boucle
Querelle autour de l´organisation mise en place cette année par l´Union cycliste internationale.
par Michel CHEMIN
QUOTIDIEN : lundi 04 juillet 2005
Les Essarts (Vendée) envoyé spécial
Ce n´est pas le grand amour entre le Tour de France et l´Union cycliste internationale (UCI), et un divorce n´est pas à exclure. A l´origine de la brouille : le ProTour. Pour faire court, ce ProTour, fruit de plusieurs mois de réflexion entre UCI, coureurs, directeurs sportifs et organisateurs, ambitionne de réformer profondément le cyclisme professionnel. En créant un circuit rassemblant, contre un ticket d´entrée à acquitter, les vingt meilleures équipes, qui sont assurées de participer aux 27 plus grandes épreuves internationales des classiques telles Paris-Roubaix ou Milan-San Remo et les trois grands Tours (Italie, Espagne, France). Et c´est là que le bât blesse : ces épreuves estiment leurs intérêts propres menacés. Si un calendrier du ProTour existe depuis janvier, ce n´est qu´à titre expérimental, en attendant un véritable accord.
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Diktat. Vendredi, à la veille du départ, Hein Verbruggen, président de l´UCI était à Challans (Vendée). Non pour encourager par sa présence les organisateurs du Tour, mais pour leur donner le coup de pied de l´âne. Sous la forme d´un véritable diktat : si un accord n´est pas trouvé fin juillet, l´UCI mettra sur pied un calendrier parallèle. Verbruggen dit avoir reçu le soutien des groupes sportifs ainsi que des organisateurs du Giro et de la Vuelta.
Si les Tours d´Italie et d´Espagne, financièrement fragiles, peuvent avoir besoin du ProTour, il n´en va pas de même pour le Tour de France. Le troisième événement sportif mondial en terme d´audience, après la Coupe du monde de foot et les JO, bénéficie d´une santé financière insolente. Et n´entend pas céder son leadership. Mais le Tour ne risque-t-il pas alors de se retrouver isolé ?
Hier, Patrice Clerc, président d´Amaury sport organisation (ASO), le patron du Tour, expliquait à Libération : «Il faut une réforme, mais acceptée par toutes les parties, ce qui n´est pas le cas aujourd´hui. Il faut continuer à se parler, ensemble, sans cacher les problèmes, ce qui est la pire des choses. Entre gens responsables nous devons trouver une solution, qui, bien sûr, ne peut être que de compromis, mais un compromis acceptable pour tous.»
Divergences. D´ici à fin juillet, l´UCI et ASO vont reprendre langue pour tenter de débloquer la situation. Après avoir envisagé via le ProTour de recevoir une partie des recettes (les droits télé) des épreuves, l´UCI y a renoncé. Reste la divergence concernant les équipes labellisées ProTour, cooptées pour quatre ans. «Une élite totalement coupée de la base, le vivier du cyclisme», pour Patrice Clerc. Ainsi cette année sur le Tour, les organisateurs n´ont pu inviter qu´une équipe, AG2R, contre sept ou huit les années précédentes. Privées d´épreuves à forte exposition médiatique, les équipes figurant au-delà de la vingtième place du classement mondial ont-elles quelque intérêt à exister ? L´une d´entre elles, RAGT, au départ du Tour l´an passé, avec son petit budget et ses jeunes coureurs, vient d´y répondre. En mettant la clé sous la porte.
source: http://origine.liberationion.fr/page.php?Article=308655