CHAPITRE 7 : La fin d’un rêve
Mon rêve s´est écroulé en quelques minutes, sur les paroles d´un millionaire italien!
Ma vie de D.S était pourtant si belle ! Simoni venait de remporter le Giro avec une aisance magnifique, l’équipe faisait la une de tous les quotidiens sportifs Italiens et les championnats nationaux approchaient. Je ne pouvais espérer mieux.
Pourtant, quand, il y a quatre jours, Mr Ferreti vint me rendre visite dans la chambre que j’occupais au siège, je vis qu’il avait une mauvaise nouvelle à m’annoncer, et je ne me trompais pas. Je crus tout d’abord que c’était une bien mauvaise blague, mais je compris vite, trop vite, que rien n’était plus vrai que les paroles de cet homme : Le club avait été floué par un intermédiaire prétendant représenter le groupe Sony Ericsson.
Je regardais l’homme au teint pale, aux joues creusées qui se tenait devant moi. Nous étions dans la même mouise et les coureurs avec nous. Justement, je demandais à Giancarlo si les coureurs et le staff étaient prévenus. Il me fit signe que non. Je compris alors que mon rôle de D.S était aussi d’annoncer les mauvaises nouvelles et pris donc mon courage a deux mains pour rentrer dans la salle de loisirs ou je me retrouvais devant tous les coureurs réunis autour de la table de billard, regardant le duel Commesso-Beloki en train de se dérouler sous leurs yeux. Ils n’avaient apparemment pas remarqué que je me tenais là, devant la porte, et je dus me racler la gorge à plusieurs reprises pour enfin me faire remarquer. Tous les yeux se tournèrent vers moi et après un long moment de silence j’annonçais aux coureurs que l’équipe n’existait plus, et qu’ils se retrouvaient sans club, et tout ce qui s’en suit…
Peu de coureurs prirent mal cette nouvelle, ils savaient que des l’année prochaine ils n’auraient aucun mal a retrouver une équipe, où ils pourraient de nouveau démontrer leur talent.
Le lendemain de cette annonce, toutes les chambres avaient été quittées par les coureurs et les membres du staff, et quand la cathédrale de Bologne sonna 11H00, et après que les adieux se soient faits, Mr Ferreti fondit en larme !
C’est sur ses sanglots que nous nous sommes quittés, mais je ne savais pas que je serais amené à revoir plusieurs de ses coureurs dans moins d’un an. Et pourtant…