CHAPITRE 5 : Une première qui fait mal !!
En effet, ce que je voyais autour de moi ressemblait plus à un palace parisien qu’a un centre d’une équipe cycliste : Sur les murs on pouvait voir des tapisseries datant du XVIIIe siècle (j’ai fait des études d’histoire de l’art) et des tableaux d’Italiens célèbres (je crus reconnaître un “Picasso” et plusieurs “Botticelli”). Les sols étaient recouverts de tapis qui auraient fait rougir la Reine d’Angleterre. Les portes des chambres des coureurs étaient équipées de système d’alarme et de vidéo surveillance… J’avançai dans le couloir, me demandant ou j’étais. Mais soudain des éclats de rire me sortirent de mon rêve. Nous nous trouvions maintenant devant une porte close. Que pouvait-il bien se passer à l’intérieur ? Comme pour répondre à ma question, la porte s’ouvrit à la volée et je fus projeté en arrière, sous le choc. Un jeune homme, qui ne devait pas avoir plus de 20 ans, sortit de la pièce en plein fou rire, mais se stoppa net quand il vit que “Le Patron” se tenait devant lui, l’air fou de rage ! “Oh… Hello Mr Ferreti, What’s happen ?” , il n’avait apparemment pas remarqué que je me tenais là, allongé derrière la porte, le nez en sang. Mr Ferreti devint alors rouge de colère et hurla : “ Idiotic !! ! You have hurt your coach!!”(Imbécile, tu à blesser ton D.S). A ce moment là le jeune homme baissa les yeux sur moi et réalisant ce qu’il venait de faire, me tendit la main afin de m’aider a me relever. Je venais de faire connaissance de Dave Mihalopoulos, un prodige néo-zélandais de 18 ans. Après s’être longuement excusé, Dave m’a présenté les autres coureurs de l’équipe présent dans la salle de loisirs, je reconnus entre autres Roberto Heras, Stuart O’Grady et David Millar. Mais lorsque Ferreti, me présenta à ses “poulains”, je crus voir une lueur dans les yeux du coureur écossais.Un frisson me parcourut le corps: Il y a 8 ans, Millar était dans le peloton du Tour de France. Se souvenait t´il de ... ?? Après tout lui aussi avait été dans ce cas-la...N’ayant apparemment rien remarqué, Mr Ferreti m’invita dans son bureau, où je fis connaissance de deux membres du staff : Pietro Peruzzi, l’entraîneur et Enrico Paolini, le "recruteur” du club. Ces deux hommes m’avaient l’air très compétent et très sympathique. Tout d’abord, Ferreti me demanda si les conditions du contrat étaient O.K et si j’étais satisfait du groupe actuel. A ces deux questions je répondis par une affirmation, et Mr Ferreti sembla satisfait.
Pietro Peruzzi me montra ensuite ma chambre (ou plutôt devrais-je dire ma suite), où je devais emménager dans 3 jours. Je le remerciai, avant d’aller saluer Mr Ferreti et les coureurs car il se faisait tard et je ne tenais pas à rater mon train. Mais avant de quitter Bologne, Mr Ferreti m’indiqua qu’une conférence de presse aurait lieu dans deux jours. Je répondis d’un signe de tête et monta dans mon taxi.