Désolé du triple-post mais voilà la suite.
Chapitre 23 : Rêve étrange…
Nous les rattrapâmes bien vite. Waty était tout secoué d’avoir galopé sur mon dos. Tellement ça allait vite… Cendré, quand à elle, était toute fraîche, comme si elle venait de se réveiller. Evidemment, sur le dos de Tornade, à son allure vive mais pas trop saccadé, c’était très agréable. Je fis la tête tout le reste de la journée. Lorsque la nuit tomba, Cendré, Tornade et Waty qui s’étaient racontés des blagues, riaient encore aux éclats. Je me sentais un peu à part, je ne saurais expliquer pourquoi… Quand vînt l’heure de se coucher, les trois compères avaient entamés une chanson. Je n’étais certainement pas le seul à vouloir qu’ils se taisent, mais bon, je ne souhaitai pas me fâcher une nouvelle fois avec Tornade. Je gardais donc le silence en les maudissant. Au bout d’une heure, enfin, ils cessèrent leur chanson. Zut, je l’avais dans la tête maintenant… j’espérais que ma nuit ne serait pas fichu… Heureusement, je réussis à m’endormir après quelques heures interminables. Je fis un rêve étrange : j’étais sur la Montagne de Feu et Tornade me suivait. Nous marchions tranquillement jusqu’à que nous apercevions une sorte de cratère où Ho-oh semblait nous attendre. Nous nous dépêchions de le rejoindre lorsque un orage survint et je fus séparé de Tornade. Une fissure dans la montagne s’ouvrit et je vis, sous mes yeux, ma jument adorée tomber dedans. Je criais pour l’appeler, mais, sans que je ne réussisse à la rattraper, elle plongea dans les profondeurs de la Terre. Je hurlais, j’appelai Tornade, mais rien… Tout à coup, le vide se fit autour de moi, tout devint sombre et moi aussi, je tombais dans la crevasse. La chute semblait longue, longue, le temps s’écoulait si lentement… Quand finirait ma chute… Tout d’un coup, je vis le sol sous moi. Il semblait se rapprocher, cette fois, si vite. Sans que je n’aie le temps de faire quelque chose, d’effectuer un mouvement, je heurtai le sol dans un bruit sourd. Une douleur survint à mon épaule gauche. Ma tête me semblait si lourde… Je fermis les yeux puis les rouvris de suite. Le paysage avait changé. Je me trouvais dans le désert, à côté de moi dormaient Tornade, Cendré et Waty qui ronflait. Autour de moi, se trouvaient des Galopas et des Ponytas endormis. Je venais de quitter le monde des rêves.
Chapitre 24 : Au lever du Soleil…
Le jour venait à peine de se lever. Seuls les ronflements de Waty venaient perturber le calme de l’aube. Quelle belle lumière ! Les rayons du Soleil venaient effleurer le sable du désert, avec une lumière rose. Enfin, vous n’êtes pas à ma place, vous ne pouvez pas comprendre cette clarté… Je balayai du regard le troupeau. Tout le monde dormait paisiblement à l’exception de Waty qui semblait se battre dans son sommeil. Quel phénomène celui-là ! Tout à coup, je vis West, de ses muscles puissants se relever. En temps que chef, c’était de son devoir de se réveiller le premier. Il scruta le troupeau de ses yeux perçants. Il me remarqua, moi, le fils de l’ancien chef qui avait désiré que son fils devienne, un jour, le nouveau chef. Pour l’instant, West le remplacerait. Il sentait bien que j’étais perplexe. Mais, que pouvait-il faire pour répondre à mes questions ? Ce que j’ignorais, c’est que Braise avait fait juré à lui, West, de ne pas révéler certaines choses qu’il pensait confidentielles. Alors, le voilà, lui, West, le nouveau chef du troupeau. C’est sûr qu’il ne rivaliserait pas avec Braise. Mais, qui pourrait être meilleur chef que l’illustre Braise, le grand étalon de feu ? En songeant à cela, West se retourna vers moi. Bien sûr, qui serait meilleur chef que le fils de Braise, justement ? Flamme était fougueux, rapide comme l’éclair, excellent combattant, et surtout, extrêmement gentil et serviable. Le parfait petit clone de Braise, quoi ! Sa mère, hélas, était morte lorsqu’il était tout jeune. Depuis, son père n’avait pas sut lui donner l’affection qu’il désirait, celle d’une mère…
West détourna son regard de moi, et replongea dans sa conscience. Je ne m’en souciais guère. Ce que j’aimerai, c’est galoper tranquillement, moi aussi, perdu dans mes pensées. Mais pourquoi attendre ? C’est vrai ! Si j’avertissais West de mon départ, il saurait qu’il faudra m’attendre ! Au cas ou, je tapotai doucement Waty du sabot. Il me répondit d’une voix très ensommeillée :
- Hmm… Quoi…
- Hé, Waty ! Je vais galoper dans le désert pour me défouler. Si je ne suis pas revenu lorsque tout le troupeau s’est réveillé et qu’il est prêt à partir, tu avertis West, ok ?
- …ok…
Je fis volte-face et partis au triple galop au travers des dunes de sable. Que cela faisait du bien de pouvoir galoper contre le vent ! Mes sabots s’enfonçaient dans le sable, ralentissant un peu ma course, mais bon, c’était presque la même allure que dans la prairie ! J’étais seul, dans ce grand désert, au lever du Soleil, avec une température assez douce. Que pourrais-je désirer de plus ?
Super!
En plus tu fais allusion au lecteur,très bien! 