Enfin je mets la suite
Chapitre 45 : 1ère épreuve.
Mais quelle est cette sensation de chaleur qui déferle en moi ? Je me sens mieux, j’ai envie d’y rester…
Est-ce… la mort ?
Non … c’est bien réel…
J’ai moins mal à la tête…
Je souffre moins…
Que m’arrive-t-il…
Et quel est cet oiseau de feu qui fonce sur moi…
Non… je délire…
Pourtant… il est toujours là…
Il se rapproche de plus en plus…
Ho-oh.
« Le temps est venu… Ce que tu m’avais promis… va se réaliser… Je savais que tu serais là… mourrant… Ce que tu dois faire est bien trop important… C’est pour cela que je te sauve… Ta blessure d’Alex n’est qu’une excuse… Je vois ton destin… Il semble prometteur… si tu réussis tes trois défis… Car oui, Flamme, j’ai besoin de toi… Tu dois… concourir contre le champion du peuple de la mer… Car tu es notre champion… Tu devras donner… tout ce que tu as… »
Une vive lumière m’éblouie. Ho-oh avait disparu, pourtant je sens toujours sa présence… mais je suis trop fatigué… Je ferme les yeux…
… Et lorsque je les rouvre, je ne suis plus dans la prison d’air, non, bien au contraire, je suis sous un dôme de Cristal… Un dôme de Cristal ?
J’ai retrouvé mes forces, pas toutes, mais certaines.
Je n’ai rien compris à ce que Ho-oh a dit, mais… cela semble très important…
C’est à ce moment que je remarquai un autre grand oiseau qui se trouvait près de nous. C’est la gardienne des sept mers, la petite sœur de Ho-oh, réputée pour sa méchanceté, Lugia shiney.
Elle m’observait sous tous les angles, un sourire narquois dessiné sur son visage.
« A ce que je vois, Ho-oh, tu aimes les chevaux de feu. D’abord ton ‘’Braise’’ et maintenant lui. Mais attends, ne serait-ce pas lui auquel vous avez filé tous vos pouvoirs ? Ah ah, gâchez sa propre puissance pour un petit Ponyta, c’est trop drôle, mais tu ne me l’as pas présenté à ce que je vois, malpoli. »
Son frère soupira longuement et secoua la tête.
« Je… je suis Flamme, fils de Braise… bredouillai-je. On me dit d’une puissance phénoménale, et c’est très gentil à vous de dire que c’était une idiotie. D’accord, je ne suis qu’un simple Ponyta, et vous une belle Lugia, mais moi j’ai un cœur contrairement à vous. Et puis, si Ho-oh m’a fait venir ici et qu’il a besoin de moi, c’est que je suis comme même important ! »
J’avais le souffle coupé après cette tirade. Mais franchement, pour qui se prenait-elle ?
« Je devrais te faire couper la tête pour ton insolence, mais bon, tu seras suffisamment humilié après avoir perdu contre mon champion. »
Dès qu’elle eut dis cela, un Ponyta se matérialisa près d’elle. Mais… il me ressemblait comme deux gouttes d’eau ! C’était mon portrait craché sauf que… il était REELLEMENT fait d’eau… Que ce soit ses crins, ses membres, son poitrail, ses sabots, sa croupe, ses flancs, tout était en eau !
« Je vous présente Azur, dit d’une voix mielleuse Lugia. Il s’agit de mon champion. C’est une copie conforme de ton Ponyta, sauf, qu’à la place de sa tête de mule et de sa puissance de ‘’ légendaire ‘’, se trouve emprisonnée toute l’énergie de la mer, comme les puissantes vagues qui viennent s’écraser au bas de la Montagne de Feu. C’est une idée que j’ai eue avec Kyogre. Mon frère choisirait le champion, et moi je créerai son sosie en eau. Quelle bonne idée, n’est ce pas ? »
Elle éclata d’un rire moqueur en comparant son cher Azur à moi.
Une vraie face de Grotadmorv… Avec le rire pire que celui de Métalocif…
Alors que je ruminais ma rage, une gracieuse Hélédelle vint à se poser près de nous.
« L’arbitre, m’indiqua Ho-oh à mi-voix.
- La première épreuve consistera à porter une plume d’Airmure durant cinq secondes, annonça justement celle-ci.
- Fastoche, pensai-je.
- La deuxième sera de sauter un gouffre. Mais attention, si vous ratez votre saut, vous finirez en bas, des pics acérés figés en vous. Celui qui sautera le plus loin aura gagné.
- Ca va, je suis bon sauteur, il me faut juste un bon élan, me dis-je.
- La troisième, la plus difficile, sera une course à travers l’univers. Cela ne vous prendra pas des millénaires puisque cela fera, à peine, trois kilomètres. »
Ho-oh me désigna une sorte de plate-forme en Emeraude.
Au centre, se dressait une petite colonne de bois poli soutenant un écrin de nacre. Dedans scintillait une plume argentée aux reflets chatoyants.
« Ceci est une plume d’un Airmure âgé d’environ un an, expliqua l’arbitre. A cet âge là, les plumes sont déjà bien assez lourdes. Il vous faudra bien plus que de la force pour parvenir à la soulever et…
- Bon, c’est bon, on a pigé », la coupa Lugia.
L’Hélédelle lui jeta un regard glacial.
« Commencez », reprit-elle en me fixant.
Je ne me fis pas attendre. D’abord, il fallait que je détermine son poids exact. Je soufflai dessus avec ardeur pour voir si elle allait s’envoler. Hélas, elle ne bougea pas d’un millimètre. Ensuite, je la saisis entre mes dents. Elle était dure et tranchante. Je cherchai à la soulever, mais les forces me manquaient.
La vérité me percuta d’un coup : je n’y arrivais pas. Même ayant la belle image de Tornade imprimée dans mon esprit, je ne pouvais pas.
Ce fut le tour d’Azur. Si moi je n’y arrivais pas, à mon avis cette chose de l’eau non plus. La sœur de Ho-oh se mit juste au-dessus de lui, et ses yeux devinrent violets tout à coup. Son protégé aussi.
QUOI ?!
J’ai la berlue ou quoi ?
La plume se soulève dans les airs, comme portée par un souffle magique.
Lugia utilisait ses pouvoirs psychiques qu’elle transmettait à Azur pour gagner l’épreuve !
Tricherie !
Je tournai vivement la tête vers la juge. Elle ne cilla pas. C’est tout juste si c’était naturel.
Ho-oh ne fit rien non plus. Il me regarda de son regard noble et haussa les ailes.
Une voix résonna dans mon esprit :
« Ma sœur utilise ce stratagème dans chacune épreuve de force. Tant que la juge ne le dit pas, l’affrontement continue. »
J’avais l’impression que j’allais réduire le terrain en cendres. Je ne peux rivaliser avec le pouvoir de la sœur de Ho-oh, je le savais bien.
La plume argentée se levait peu à peu, lentement mais sûrement. J’espérais que Lugia allait flancher, rater, mais elle demeurait très concentrée.
Une seconde…
Deux secondes…
Toujours en l’air.
Trois secondes…
Elle résistait.
Quatre secondes…
Lugia hésita un dixième de seconde, secoua la tête, mais se remis vite à l’ouvrage.
Quatre secondes et demi…
Quatre secondes trois quarts…
Cinq secondes…
Je déglutissais difficilement. J’avais perdu la première épreuve.