Boom
Tu peux parler, hein... 
La voilà.
Quête 1 : Racontez votre première journée dans la ville.
Après avoir rempli le formulaire d’inscription, j’allai voir le commissaire. Son expression donnait l’impression qu’il fut un homme sérieux, responsable. Lorsqu’il se tourna pour me faire face, je vis son visage. Ses hautes pommettes, son nez aquilin et sa longue chevelure blonde, presque blanche, le ferait passer pour un elfe aux yeux de n’importe quel amateur de science-fiction.
- Que veux-tu ? demanda-t-il.
Son ton posé et calme me faisait peur.
- Je… je suis venu pour trouver du travail, balbutiai-je.
- Très bien, voyons ça, dit le commissaire en prenant le formulaire d’inscription fraîchement rempli. Je vois… Vous avez de bonnes références, vous êtes accepté.
- C’est… si facile ?
- Oui, répondit-il.
J’avais un mauvais pressentiment, c’était trop facile ! Je décidais de rester sur mes gardes et d’essayer de ne pas faire d’erreur.
- Maintenant, tu peux aller flâner, t’installer dans ta nouvelle maison ou faire ce qu’il te plaît. Tu commences demain, dit le commissaire.
Je partis donc, heureux d’avoir trouvé du travail. Je m’aperçus que je n’avais pas trouvé de maison. Il fallait que j’en trouve une !
Décidé, je me mis à cherche un panneau d’affichage. Après un bon quart d’heure, je le trouvais finalement.
<< Pokémon perdu, retrouvez-le ! Offre, 150$. >>
La plupart des affiches parlaient de Pokémons perdus. Finalement, cachée par beaucoup d’autres prospectus, je la vis. Une affiche disant qu’un propriétaire voulait bien louer sa maison.
Je me rendis à l’adresse citée. Je frappais à la porte. Un homme de petite taille avec une barbichette ouvrit.
- Oui, qu’est-ce que c’est ? demanda-t-il, visiblement pressé.
- Je viens pour savoir si vous avez déjà loué votre maison.
- Non, pourquoi ? Elle vous intéresse ?
- Oui, je suis arrivé dans la journée en ville il ne me manque qu’une maison, répondis-je.
- Eh bien, elle est à vous pour 100$ par mois ! s’exclama-t-il.
- Je prends, ricanai-je.
- Parfait, je pars ce soir donc installez-vous.
- D’accord, merci pour tout.
Vers dix sept heures, il partit à l’aéroport. J’en profitais pour partir visiter la ville.
Je n’avais jamais vu une ville aussi grande. Des gratte-ciels à chaque coin de rue, des magasins à foison, des cabinets médicaux, des hôpitaux, des cabinets d’avocats. Le plus grand bâtiment de tous était le Real Pokémon Show, les studios de la RPS, une grande compagnie de télévision. J’y entrais. Je demandais à une hôtesse si je pouvais assister à l’enregistrement d’une émission. Elle me répondit qu’une demi-heure plus tard l’émission des Débats Pokémons allait commencer. J’attendis donc dans le hall à jouer avec Griknot.
Enfin l’émission commença. Un homme de taille moyenne était assis dans un fauteuil et un champion d’arène le rejoignit.
- Bonjour Pierrick, dit l’animateur.
- Bonjour. Bon, on débat ou quoi ?
- Oui, patientez mon cher ami, nous allons commencer. Nous allons commencer avec le sujet qui fait la une de tous les journaux de la ville, l’exploitation des Pokémons dans les mines. Vous en êtes un fervent défenseur, pourriez-vous nous expliquer pourquoi ?
- Bien sûr. Premièrement, nous n’exploitons pas les Pokémons, nous les utilisons.
A ces paroles, le champion fut hué.
- Calmez-vous ou je retourne dans mon arène, menaça Pierrick.
- Retourne-y ! cria un spectateur.
- Continuez votre explication chez Pierrick, interrompit le présentateur.
- Je disais donc que nous les utilisons. Les Machoc ou autre Racaillou ont une force extraordinaire et ils creusent extrêmement vite…
- Bien, nous allons donner la parole à un spectateur, coupa le présentateur.
Je levais la main, impatient de partager mon opinion. Il me donna la parole.
- Bonjour, dis-je. Je trouve votre attitude irresponsable et immature. Nous avons des outils pour faire ce travail ! Outils qui ne risquent pas de perdre la vie puisqu’ils ne vivent pas. Ne risquons pas la vie de pauvres Pokémons pour ça !
Le public en redemandait mais j’avais fini. La réponse du champion ne se fit pas attendre :
- Ecoute-moi bien, sale petit prétentieux je vais te dire une chose…
- Stop, l’émission touche à sa fin merci de nous avoir suivis, interrompit le présentateur.
Pendant que je sortais, les spectateurs me donnaient des tapes dans le dos, me serraient la main. Tout à coup, je sentis une main qui s’agrippait à mon bras. Elle me tira. C’était la main de Pierrick.
- On va régler, ça ici et maintenant, dit-il. Si tu gagnes, j’arrête toute activité utilisant les Pokémons dans les mines. Si je gagne tu devras travailler avec moi pendant une semaine.
- D’accord.