Et voilà, nous sommes le 9 mai 2007 et c’est officiel, je peux habiter à pokécity. Mes parents ont enfin acceptés que j’habite seule et que j’aie un métier. Je dois pourtant trouver du travail dans cette grande ville et surtout, je n’ai pas de pokémon…
Je déambulai dans les rues, ma valise à la main, cherchant la rue et le numéro où j’habiterais. Rue des Noadkokos, avenue des Leveinards, boulevards des Dracaufeus, oulala, je crois que je me suis perdue. Toutes ces rues à la façade colorée se ressemblaient. Mais où est la rue Carapuce, et où est le numéro 16 ?
Je m’apprêtai à demander mon chemin lorsque je vis un attroupement de commerçants dans une petite ruelle délabrée. Je m’avance, bien décidée à trouver ma maison.
- Ce Salamèche n’est qu’un voleur, grogna un gros commerçant.
- Oui, il m’a volé trois gros melons, jetons le dans la rivière, approuva un autre.
- C’est assez dur, nous devrions plutôt l’amener à la SPP, fit une jeune femme menue.
Le Salamèche dut comprendre que l’on parlait de lui, après avoir jeté un flammèche, il sauta par-dessus une commerçante, passa sous les jambes d’un autre et fonça vers moi. Il se précipita sur un étalage, celui des fruits et légumes. Une pomme dans la main, il fit une grimace aux commerçants impuissants. Le gros commerçant de tout à l’heure était de fort mauvaise humeur, il devait être le propriétaire du stand. Il fonça sur le Salamèche mais celui-ci lui échappa encore une fois. Je me place devant le gros monsieur, bien décidé à défendre le Salamèche de ses grosses brutes.
- Laisse-nous gamine, on n’a pas que ça à faire.
- Monsieur, je peux vous aidez…
Après avoir reçu un flammèche en plein de la figure, lui cramant sa moustache, il continua :
- Mais faite donc, débarrassez-nous de ce fichu Salamèche une bonne fois pour toute.
Je sortis une pokéball de la poche de mon blouson. J’en avais toujours une au cas où. Je la lance sur le Salamèche qui était en train de manger une bonne demi-douzaine de bananes. Le lézard fut très surpris, se débattit un peu mais, très vite il fut maîtrisé et cessa de se défendre. Ouais, j’ai capturé un Salamèche !
Et pour combler toutes mes espérances, quand je lève la tête, je vis marquer rue Carapuce, et le numéro 16.