Chapite 2: Les inatteignables sal*pes
Il est des jolies filles
Qu’on dit fort appréciables
Dont le charme titille
Et que l’on croit aimables
Mais ce n’est que mensonges
Idioties éhontées !
Car le désir nous ronge
Et dit la Vérité
Voilà pour ainsi dire
Ce qu’un jour il advint
A la très belle Elvire
Du bois de Mon Moulin
Mariée à peine encore
A un vieux nobliau
Réduite au pire des sorts
Car c’était un nigaud
Elle s’isolait tout juste
Sur le lit de sa chambre
Abandonnant son buste
Et son corps pour s’étendre
Là, ses pensées fuyaient
Sur des chevaux mythiques
A travers des contrées
Aux allures érotiques
Dans ces rêves d’argent
Tout le monde était nu
Et le souffle du vent
Sifflait dans l’inconnu
Car ce vent était chaud
Humide et sensuel
Et transportait des mots
Excitants et cruels
Elvire y prenait goût
S’imaginant alors
Qu’un gros sexe - joujou
Possédait tout son corps
Elle le sentait grandir
Et grossir dans sa gorge
Submergée de désir
Comme un fer dans sa forge
Mais au moment fatal
Où l’amant doit gicler
Le réveil est brutal
Et le jour s’est levé
Ainsi jamais la belle
N’arrive à la jouissance
Et son mari est tel
Qu’elle en perd sa patience
A la Cour, on la voit
Comme on voit des déesses
Et les hommes l’admirent
Les yeux pleins de promesses.
Pourtant, Elvire s’ennuie
Aucun n’a d’intérêt
Sa recherche est sans fruit
Car son cœur veut aimer
Mais ce mépris méchant
Lassa un très vieux fou
Aux désirs inquiétants
Et à l’esprit filou
Dressant un beau cheval
Et dix chiens de sa ville
Le mauvais, l’infernal
Prépara son idylle
Et trouvant sa victime
Endormie, innocente
En position intime
Sur son lit, inconsciente
Il dépose en ses lèvres
Une eau aphrodisiaque :
Le corps d’Elvire en fièvre
A soudain une attaque
Le fou va se cacher
Et observe la scène
La victime est levée
Mais son désir l’enchaîne
A un sifflet aigu
Les dix bons chiens accourent
Et c’est le feu au cul
Qu’Elvire fera l’amour
Les animaux en rute,
Répartis sur son lit,
Commencent la culbute
Les autres, le cunni
Le plus gros des canins
Au sexe le plus large
Donne à la jolie main
Le fruit de sa décharge
Et les doigts de la belle
Sont tout mouillés de foutre
Sa bouche est remplie telle
Qu’on croirait voir une outre
Suçant et avalant
Les queues des animaux
Elvire prend tout son temps
Se moquant des idiots
Ces idiots à la porte
Ce sont les domestiques
Un porno de la sorte :
Tout le monde s’astique
Un chien la sodomise
Et fait claquer ses couilles
Et c’est bien par surprise
Que décharge la mouille
Car la salope elle jouit !
Ah ! le cheval arrive
Et s’approchant sans bruit
D’Elvire à la dérive
Pénétrant violemment
Son beau cul en chaleur
Le cheval prend son temps
Elvire crie de douleur
Jouissant comme une fontaine
Sur la queue étalonne
A ses seins, elle l’amène
Et lui en fait une bonne
Elle prend tout dans sa bouche
Et son mari survient
Les domestiques se touchent
Et jouissent sur le coquin
Le vieux est ridicule
Son manteau plein de sperme
Le cheval, lui, encule
Comme un cheval de ferme
Bientôt toute la Cour
Arrive dans la chambre :
« La duchesse fait l’amour !
Elle, qui n’était pas tendre ! »
Ils rient et ils se moquent
Et les chiens giclent encore
Elvire est sous le choc,
Du sperme plein le corps
Les prétendants se rient
Du mari cocufié
Par des chiens si jolis
Et ce cheval de trait
Arrive enfin le Roi
Et quelques journalistes
Jugez de leur émoi
Et de tous les artistes
La société entière,
Le peuple dans les rues,
A propos du derrière
D’Elvire, bientôt tout sut
Le fou était content
Il avait triomphé
La belle qu’il aimait tant
Etait enfin tombée
Pourtant qui aurait cru
Qu’une fille, l’air innocent,
Pouvait aimer le cul
Autant qu’une jument ?
N’idéalisons point
Les créatures sublimes
Dont on veut voir les seins
Et qui nos cœurs abîment !
Celles qui nous font souffrir
Qu’on croit "inatteignables"
Sont, à bien réfléchir
Celles dont nous sommes capables.
Donnez-leur de l’alcool
Donnez leur de l’argent
Zoo, lesbos, ou folles
Elles s’ront tout en même temps !