CHAPITRE 3.
Ils roulèrent quelques temps sur cette autoroute. La nuit tomba et Ophélia se rendormit de nouveau ... Elle se réveilla, sa mère lui dit :
- « Nous sommes bientôt arrivées ! »
Une fois que la mère et la fille fûrent arrivées dans leur nouvelle appartement, elles s’endormirent toutes deux comme des masses.
- « Rendez-vous ... Dans kogan square à deux heures » ... dit une voix que la collégienne avait déjà entendu.
Elle se réveilla en sueur, essoufflée et regarda l’heure :
- « Une heure cinquante » lut-elle à haute voix.
Soudain elle se rendormit. Puis elle se réveilla, se leva, pris un jean et sortir de chez elle en trombe. La jeune fille ne comprenait pas ce qui lui arrivait, elle ne se contrôlait plus.
Elle courut, courut pendant quelques temps, une heure au moins. Puis elle s’arrêta brusquement. Elle regarda autour d’elle, cet endroit lui rappelait quelque chose, mais pourtant elle ne savait pas où elle était. Puis, tout à coup, ses yeux se rivèrent sur une pancarte : « 13 rue Kogan ».
Elle était effrayée, mais elle était aussi subjuguée par cette pancarte. Elle s’en approcha, complètement hypnotisée.
Une fois arrivée devant, elle était totalement paralysée. De fines gouttelettes commencèrent à tomber sur la petite ville. Puis ce fût une pluie beaucoup plus violente qui s’écrasait sur les trottoirs. Mais la jeune fille restait là, à regarder cette pancarte. Elle la toucha et entendit derrière elle un rire sournois :
- « Je savais que tu viendrais » ...
- « Je n’ai plus peur de vous. » rétorqua-t-elle.
- « Profitons-en pour faire plus amples connaissance. Mon nom est Koganstolin. C’est dans cette rue que je suis mort il y a de ça quelques siècles. Et toi, comment te nommes-tu ? »
- « Ophélia. » répondit-elle, déterminée.
- « Puis-je savoir pourquoi m’avez-vous choisi ? Et que dois-je faire ? » enchaîna-t-elle.
- « Nous avons besoin d’une guerrière. » lui expliqua Koganstolin.
- « Je ne comprends pas très bien ».
- « Dans un monde parallèle à celui où tu vis, une guerre se déroule. D’elle dépendra l’avenir de l’humanité. »
- « ... Et pourquoi est-ce moi que vous avez choisi ? »
- « Tu fais parti de l’illustre lignée qui dirigea l’empire. »
- « Vous me demandez donc de me joindre à vous dans cette guerre ? »
- « C’est bien cela. »
Ophélia réfléchit quelques minutes, puis elle prit une décision.
- « Qu’il en soit ainsi ».