ODE A LUGIA
Des ailes d´argents reflétées dans la lune,
Il est une puissance que nul n´a jamais vue,
Il commande à l´eau, au vent, à la brume,
Sa légende des temps anciens nous est parvenue.
On le dit protecteur de toutes étendues d´eau,
Des lacs et des rivières, des océans et mers,
A jamais en silence il porte ce lourd fardeau,
Présent qu´il détient de son malheureux père.
Comme ce défunt sans doute il souffre, certes,
Mais son plus grand regret lui vient de sa puissance,
Qu´il ne contrôla plus un jour d´inadvertance,
Et qui lui causa d´irremplaçables pertes.
Alors si voyageur tu croises ce gardien,
Éprouve à son égard un peu de pitié
Avant de le combattre et d´en faire ton allié,
Car il a connu les affres du destin.