[Chapitre 8] Le guerrier millénaire:
La statue, qui n´en était pas une, regarda Antoine d´un oeil mauvais. Tournant la tête, il fit craquer ses articulations.
"Antoine, tires-toi, murmurais-je entre mes dents..."
Le soldat se secoua et fit tomber la poussière d´or qui le recouvrait.
"Antoine, viens ici !! !"
Mais Antoine ne semblait pas m´entendre. Il était hypnotisé par les mouvements de que nous prenions pour une statue quelques secondes avant.
Le guerrier sortit son épée de son fourreau. Silver prit les devants:
"Bon sang, faut tout faire soi-même ou quoi ?? ?"
Sans rien rajouter, il se précipita sur Antoine et le projeta au sol, l´enlevant de la trajectoire de l´épée. Il n´était plus temps de faire dans le détail, il fallait nous téléporter au plus vite...
Antoine et Silver réussirent finalement à nous rejoindre. Antoine se retourna et se permit une remarque:
"Ciao, guerrier du dimanche, on se tire... Vas-y Lilian, rajouta-t´il à mon attention, téléportes nous."
Le soldat nous regarda, et même au travers de son casque, je pus discerner un regard mauvais. Il brandit son épée, et sans rien rajouter, il brisa les deux vraies statues en deux. Ce que je n´avais pas prévu, c´était que lesdites statues soutenaient la voûte du temple. Si nous ne voulions pas finir en miettes, je devais retenir les débris avec mes pouvoirs. Je ne pourrais donc pas les utiliser pour nous téléporter.
"On dirait qu´il va falloir la jouer à la loyale ce coup-ci. Silver, essayes de faire quelque chose avec ce lascar.
-Tu crois que je fais quoi ?? ? Ce n´est pas de l´acier cette armure... Je ne peux pas la contrôler avec mes pouvoirs."
Mince, il semblait que tout avait été prévu pour que nous finissions notre vie ici. Jetant un regard aux alentours, j´aperçus en l´air une épée accrochée contre un mur. Si on pouvait la décrocher, on pourrait espérer se battre.
"Silver, attires l´épée là-bas avec tes pouvoirs...
-Tu veux pas faire ça toi-même ?? ? demanda Silver. Je me sers surtout de mes pouvoirs pour attirer les objets ou les repousser. Je ne suis pas un as du combat à l´épée.
-Si tu veux prendre mes pouvoirs et soutenir le plafond je dis pas, mais sinon, attrape cette épée, et bats-toi... VITE !! !"
Le guerrier s´approchait dangereusement de nous. Il fallait agir vite. Silver était tiraillé par le doute.
"Silver, fais ce que je te dis, ou meurs en imbécile..."
Notre ami tiqua, il semblait que j´avais touché un point sensible en m´attaquant à son orgueil. Bon à savoir.
"Puisque c´est demandé si gentiment..."
Silver, ni une ni deux, attira l´épée à lui. Dans un frémissement métallique, l´arme se décrocha du mur, et traversa la salle en sifflant, jusqu´à celui qui l´avait invoquée. La saisissant au vol, l´élu de l´acier ne put que la laisser tomber, vu son poids.
"Cette lame n´est digne d´être portée par les héros... expliqua le guerrier/statue. Elle est bien trop lourde pour tes mains de couard.
-Tiens, tu daignes enfin ouvrir la bouche, toi ?? ? fit Silver avec un air de défi. On va voir si je suis aussi mollasson que tu le dis."
Usant à nouveau de ses pouvoirs, il stabilisa l´épée dans sa main. En l´attirant, il contrait la gravité, et par conséquent diminuait le poids de l´arme. Maintenant en pleine possession de ses moyens, il lanca à la statue:
"C´est quand tu veux, boîte de conserve."
Le soldat laissa alors éclater sa fureur, enchaînant coup sur coup. Silver n´était certes pas un expert du combat à l´arme blanche, mais ses dons naturels faisaient virevolter l´épée. Il n´eut à souffrir d´aucune manière, ses mouvements anticipant naturellement les attaques de l´adversaire.
"T´as fait ça toute ta vie, plaisantai-je tant bien que mal...
-Toi, contentes-toi de nous éviter de finir comme des crèpes, je me débrouillerai pour le gugusse en feraille."
Le soldat, fier et droit ne supporta pas cette insulte et tenta une attaque frontale violente. Rapidement contré par Silver, l´épée contourna son corps et alla... rebondir contre l´armure en métal.
"Mince, il est aussi couvert derrière...
-Le bon soldat sait se défendre pour pouvoir contre attaquer ensuite, fit le soldat
-C´est ça, j´en parlerais à mes lapins."
Le combat acharné reprit. Les deux combattants semblaient aussi puissants l´un que l´autre. Aucune issue ne semblait possible. Alors qu´Aurore tentait de décrocher une épée du mur, elle fut dans l´impossibilité de la soulever.
"Aux hommes les lames, les canevas aux dames, fit le soldat toujours sans une intonation dans la voix.
-En plus d´être en ferraille, il nous sort des idées aussi rouillées que lui... plaisanta Silver."
Le soldat semblait aussi susceptible que notre ami, et ce dernier l´avait bien compris. Encore une fois, l´homme en armure tenta une attaque brutale, et échoua lamentablement. Silver executa une roulade et passa derrière son agresseur. Profitant de ces dixièmes de seconde de répit, Silver analysa brièvement son adversaire, avant de se remettre au combat.
"Si vous avez de quoi attaquer, nous lanca t´il, je vous suggère le dos. Les plaque d´acier sont disjointes et ne tiennent uniquement que par des liens en cuir.
-Ne dis jamais à ton ennemi ce que tu ne voudrais pas qu´il sache, continua le soldat sur son éternel ton moralisateur.
-Bon, c´est fini les 100 règles de la parfaite boîte en fer blanc ?? ?"
Le soldat ne se laissa pas prendre au jeu cette fois-ci et lança une série d´attaques toutes plus précises les unes que les autres. Malgré toute sa bonne volonté, Silver n´arriva pas à éviter totalement le dernier coup.
Une entaille lacéra ses habits et la peau de son épaule par la même occasion. Retenant un cri de douleur, Silver se remit tout de suite d´aplomb. Cependant, il jetait un regard désespéré vers le soldat.
"Un vrai guerrier sait quand il a perdu, fit notre ami."
Le soldat considéra que c´était un signe de soumission évident, et se prépara à porter le coup final. Pour ma part, je trouvais bizarre que Silver laisse tomber aussi facilement.
"Et je crois que je n´ai pas encore tout perdu...."
L´arme du guerrier alla se ficher dans le sol. Silver reprit le dessus un court instant. Mais au moment où il allait planter son épée dans le dos de son ennemi, celui-ci laissa sa lame au sol et se retourna, parant les coups avec ses protections de fer. Silver reculait malgré son avantage s´avoir toujours son épée. Le guerrier semblait même avancer un peu trop facilement. A un moment, Silver s´arrêta:
"Comme nous sommes de force égale, ce combat ne pourra se solder que par l´abandon de l´un d´entre nous. Je jette donc mon épée, reconnaissant ma faiblesse"
Le bruit sourd de l´épée tombant au sol me fit plus mal au coeur qu´aux oreilles. C´était ça le héros légendaire ?? ? L´élu ?? ? Le soldat en vint aux mêmes conclusions que moi.
"Le guerrier gagne en se battant, et le couard perd sans se battre."
Reprenant l´épée laissée à terre par Silver, il se prépara à l´achever.
"Une dernière parole avant ta mort ?? ? demanda le soldat, plus parce que son code d´honneur le lui ordonnait plutôt que par vrai respect pour son adversaire.
-Oui, tu rajouteras à ta définition du couard et du soldat, une troisième définition par Silver. Celle du stratège.
-Et quelle est elle ?? ? demanda le soldat intrigué.
-Le stratège, lui, gagne sans combattre."
Le soldat nous tournait le dos. Mais nous, nous vîmes son épée délaissée plus tôt se lever sans bruit, et elle alla se ficher en un sifflement dans la colonne du guerrier. Un craquement sourd retentit, celui des os brisés.
Le soldat ne sembla pas comprendre tout de suite ce qui s´était passé. Silver lui expliqua lui-même:
"Tu n´as commis qu´une erreur, celle d´abandonner ton arme. Certes, tu n´en avais pas besoin pour te défendre, mais contrairement à toi, elle est faite d´acier. Et ton adversaire s´y connaît dans ce domaine."
Silver avait donc tout planifié... Lorsque l´épée avait quitté les mains de son maître, il avait volontairement perdu du terrain pour éloigner le soldat de sa précieuse arme. Puis, le distrayant par son pseudo-abandon, il avait causé sa perte en le prenant à son propre jeu. Le soldat tomba à genoux:
"Tu.... tu as gagné, tu peux donc être fier d´être des nôtres.
-Des vôtres ?? ? Comment ça, je m´en fiches d´être des vôtres, je suis...
-Tu es des nôtres que tu le veuilles ou non. Aussi vrai que l´or coule dans nos fontaines, mon sang coule dans tes veines."
Enlevant son casque, le soldat laissa apparâitre son visage. Un brin plus vieux que Silver, il avait cependant les mêmes traits de caractère. Les mêmes yeux d´argent, la même chevelure grise...
"Tu es un des descendants de la noble lignée d´Omagua, le pays des guerriers sans peur et au coeur aussi pur que leur or."
[A SUIVRE]
Ben, CA C´EST DU CHAPIIIITRE! ![]()
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Le nouveau chapitre tout de suite.
Non, je ne compte pas vous noyer sous la masse de chapitres (encore que certains aimeraient bien tout lire d´un coup, n´est ce pas Araegon ?? ?), mais c´est juste que au départ, les chapitre 8 et 9 ne devaient faire qu´un mais vu qu´ils étaient vraiment trop longs, j´ai scindé le chapitre en deux. Dans la partie 1 le combat, et dans la partie 2... dans la partie 2...
Là normalement, je me fais huer parce que je mets cette putain d´expression [A SUIVRE] qui vous condamne à attendre le prochain chapitre pour comprendre.
Donc, sans aucune rancune de ma part...
[A SUIVRE....]
[....TOUT DE SUITE]
[Chapitre 9] Les paroles du passé :
"Un descendant ?? ? Mais, c´est impossible, Omagua a disparu il y´a plus de mille ans."
Du sang perlait des lèvres du soldat mourant, mais il semblait être né pour cette mission aussi, il ne faillit pas, jusqu´au bout.
"Omagua s´est perdu dans les mémoires, mais pas son peuple. Au fil des siècles, mon peuple est parti de la caverne sacrée pour conquérir le monde, mais la folie des autres hommes les a tous tué. Seul le gardien de la caverne a eu une descendance. Ce gardien c´était moi. Et bien des générations plus tard, tu es né pour reprendre le flambeau.
-Mais, c´est impossible, celà voudrait dire que tu as plus...
-De mille ans, il est vrai, mais les pouvoirs ne sont pas les seuls attributs des élus. L´immortalité est à eux, s´ils la désirent. Je ne suis plus nécessaire à la survie de la cité, je peux donc mourir en paix.
-Mais attends, je ne suis qu´un gamin, je ne pourrais jamais veiller sur cette ville sans tes conseils.
-Tu disais aussi que tu n´étais pas fait pour le combat à l´arme noble. Et regarde ce que tu as réussi à faire à un vieux combattant à la sagesse millénaire.
-Mais, je ne voulais pas te...
-Silence, tu devais le faire, ne t´excuses pas. Les excuses sont l´avatar des faibles. Maintenant, présente-moi à ton guide."
Silver se retourna, et me regarda. D´un signe de la main, je faisais "C´est moi dont il parle ?? ?" . Silver me fit un rapide oui de la tête, et je m´approchais de lui, tout en gardant un oeil sur la voûte dont les fissures s´étendaient.
Sobrement, en m´inclinant, je tentais un rapide:
"Mes respects, puissant soldat, je suis...
-Je sais qui vous êtes, et je ne saurais souffrir que vous vous agenouillez devant mon misérable corps de perdant. Sachez que j´aurais été ravi de vous saluer en bonne et due forme, mais je souffre actuellement de quelques blessures..."
En plus d´être fort et sage, il avait aussi un certain sens de l´humour.
"Ne te justifie pas, et délivres-moi ton message.
-Si fait, il est vrai que le temps nous est compté. En tant que dernier gardien d´Omagua, je vous confie ma descendance pour que vous le meniez vers la gloire des élus de l´ancien temps. Je vous lègue aussi tous droits sur les sept cités d´or. Votre labeur sera dur, et la poussière d´or qui coule dans ces rivières vous sera très utile pour payer votre armement.
-Merci de ce don généreux.
-Pas de remerciements. L´élu des univers et des dimensions spatiales, mille ans avant, m´avait donné la garde de cet or alors qu´il partait à la guerre contre l´envahisseur. Je vous rend donc ce qui était à votre famille depuis des générations."
Le soldat commençait à avoir du mal à respirer. Son souffle de vie le quittait peu à peu.
"Je n´ai plus beaucoup.... de temps à vivre, fit-il avec un masque de douleur sur le visage. Reformez les statues avec votre pouvoir et mon noble descendant se chargera de les ressouder. La coupole d´or de ce temple tiendra à nouveau quelques millénaires ainsi. Mais, ce n´est pas tout...."
Le soldat avait le visage tiraillé par la souffrance, cependant, il avait encore quelque chose à nous dire et il nous le dirait jusqu´au bout.
"Tous les élus ne sont pas de votre côté. Et chaque seconde que vous perdrez pourra signifier la perte d´un de vos alliés potentiels. Cependant, si vous trouvez votre sanctuaire, le livre des élus vous sera donné et avec lui... toute la sagesse des..."
Le guerrier toussa bruyamment et cracha du sang.
"Le livre contient toute la sagesse des anciens temps...
-Mais nous avons déjà trouvé le sanctuaire, et il n´y avait que...
-Vous avez trouvé le sanctuaire des dragons, et pas le sanctuaire premier... celui de l´espace et du temps..."
Cette fois-ci, il en avait fini, il nous avait tout dit. Il me regardait presque en m´implorant, attendant de moi quelque chose que je ne savais pas:
"Je te demanderais bien si tu sais où se trouve ce sanctuaire, mais ma route est encore longue, et je suis sûr que je pourrais le trouver par moi-même. Tu mérites le repos."
Dans un coin de mon cerveau, une espèce de flash-back m´arriva, une phrase précise, qu´il me fallait, je le savais, répéter au héros des temps anciens, mourant à mes pieds.
"Va, ta mission a été remplie avec courage et valeur. Va, et meurs en paix, toi qui servis si pieusement notre cause."
Comme s´il avait attendu mon ordre, le soldat eut un denier sourire ("Pour vous servir") avant de s´écrouler à terre, fin d´une bataille contre la mort qu´il avait déjà perdu lorsque Silver avait réussi à lui planter son épée dans le dos.
Aurore essaya bien de le sauver avec ses pouvoirs de guérison, mais après un bref examen du pouls, il s´avérait que notre individu était déjà mort. Et Aurore ne pouvait plus rien faire à ce stade.
Silver, lui, avait les larmes aux yeux. Tuer son ancètre n´était pas une chose facile. Cependant, j´avais besoin de lui.
"Silver, je sais que nos ancètres étaient liés par un code d´honneur et de hiérarchie, mais je ne veux pas de ça. Tu es mon égal et c´est en tant qu´ami que je m´adresse à toi.
-Tu veux qu´on sauve ce temple ?? ?"
D´un signe de la tête, j´acquiescais.
"Donne-moi une seconde." fit mon ami en deuil.
Pendant ce temps, je reconstituais les statues, et lorsque j´eus fini, Silver se posta à mes côtés. Il avait pris le fourreau de l´épée de son ancètre et l´avait attaché à son dos. Sans une once d´hésitation, il prit l´épée dont il s´était servi, la projeta en l´air entre les statues, la fit chauffer par son pouvoir à une température très haute, et il se servit de l´acier fondu pour souder les morceaux de colonnes et les fissures au plafond.
Une fois ce travail accompli, il chercha quelque chose du regard. Son regard s´arrêta sur l´épée de son ancètre, fichée dans son dos. Il la sortit, et la brandit en l´air.
"Moi, Silver, fils de la cité d´Omagua, je fais le serment que cette lame triomphera de tous ceux qui veulent nuire à mes sept mères, les cités d´Or."
Se tournant vers moi, il rajouta:
"Et j´espère bien que cette lame pourfendra les mêmes ennemis que les tiens."
Il reposa son épée au sol, tendit sa main vers moi. Je la serrais aussi fort que je pus, y mettant le soutien d´un ami, la sagesse d´un guide, et la compassion pour quelqu´un qui avait perdu un proche.
En ressortant du temple, Silver trouva une fontaine dans laquelle il lava l´épée du sang de son aïeul. La teinte touge se dissipa vite pour être remplacée par l´éternelle couleur or de l´eau d´ici. La séchant sur son maillot encore plein de son sang à lui, il la rengaina ensuite dans son fourreau.
"Maintenant, je me sens plus fort. Je crois que je suis plus éveillé à mes pouvoirs.
-Tous les élus découvrent leurs pouvoirs au fur et à mesure, expliquais-je. J´espère que tu en découvriras d´autres.
-J´en suis sûr. Avec toi, avec vous tous, je ne doute plus de rien."
L´instant semblait solennel. L´ancien Silver avait disparu pour laisser la place à un noble héros. Cependant, je vis à nouveau cette étincelle de malice dans les yeux de notre ami alors qu´il s´adressait à nouveau à nous.
"Bon, on va chercher les autres élus ou on prend du bon temps ?? ? Parce que j´ai goûté au combat à l´épée, et c´est comme la drogue, une fois attaqué, c´est dur d´en décrocher."
Avant de sortir de la grotte, Aurore veilla à panser la blessure de Silver. Antoine n´avait rien dit pendant tout ce temps. Et à sa place, j´en aurais fait autant. Après tout, s´il n´avait pas nargué notre adversaire, nous n´aurions pas eu à nous battre. Mais d´un autre côté, nous n´aurions pas eu droit à toutes ces révélations.
"Tu peux pas t´en empécher, fis-je sur un ton faussement vexé en m´asseyant à côté de lui. Tu peux pas t´empêcher d´ouvrir ta grande bouche...
-Désolé, vieux, mais jusque là, ca m´avait plutôt réussi...
-Pas grave, t´es bien vite pardonné... Et de toute façon, c´est comme ça qu´on t´aime alors change pas..."
Me relevant, je tendis la main à Antoine, une main qu´il saisit franchement, comme si toute l´amitié qu´il y´avait entre nous était contenue dans cette poignée. De son côté, Aurore avait fini son travail avec Silver. Il était temps de quitter la grotte.
En sortant, ce dernier ressortit sa lame du fourreau, et nous demanda d´attendre un peu. D´un geste de l´épée, il lança une vague d´énergie, à mi chemin entre la technique martiale de l´arme et la puissance du pouvoir des élus. Un éboulement se produisit et boucha l´entrée.
"J´ai fait tout ce que j´avais à faire, fit Silver. Maintenant, on rentre à la maison ?? ?"
Je savais que par "maison", il entendait l´Alliance, et ca me faisait d´autant plus plaisir. C´était dans ces moments là qu´on créait un lien solide, et j´avais saisi cette occasion.
Dans le ciel de l´île de fer, quatre flèches de lumières partirent en même temps, en direction de Féli-cité...
y m´enerve!!!!!!
y m´enerve!!!!!!
y m´enerve!!!!!!
y m´enerve!!!!!!
y m´enerve!!!!!!
y
m´enerve!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
!!!!!!!!!!!!!
OUI je veux tout lire en un coup MAIS c est parce que tout drogués veut sa dose
.
C´est pas ma faute si celle ci est non seulement légal mais meilleur que le hachish(j´y est jamais gouter,mais,si je devais choisir entre tes fic et la drogue,je préfère ta fic sans hésiter)
D´ailleurs je pense que tu désespère la DEA parce qu´ils peuvent rien faire pour interdire ta fic (re-
).
De toute manière,même s´ils le faisaient,je leur saute dessus,je prends un couteau,je leur ouvre le bide comme une dinde du rectum jusqu´a la trachée,je les fais rôtir au four(chaleur tournante thermostat 7 à 210degré (lol))je leur foure une pomme dans la gueule,une carotte dans l´fion et je les sers pour NOËL!
J´suis pas sûr d´aimer le sens de l´humour d´Araegon
Par contre, j´aime ta fic. ![]()
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Désoler j´ai tendence à m´emballer,mais cela n´enleve rien au fait que je trouve cette fic aussi bien pensée qu´écrite.
Chapitre suivant en cours de rédaction mais peut-être pas pour ce soir...
[Chapitre 10] Parfum passion:
Nous arrîvames finalement tous à Féli-cité. Silver fut le premier à me féliciter d´avoir réussi à le téléporter sans laisser une jambe ou un de ses bras en arrière par erreur...
"En même temps, Silver, ca fait presque cinq mois que je fais ça tous les jours. Alors je commence à avoir l´habitude..."
Silver semblait néanmoins ravi. Ma foi, si j´arrivais à le rendre heureux alors qu´il avait perdu un de ses aïeuls... C´était tant mieux.
Nous entrâmes dans les bâtiments. Joris était toujours fidèle au poste. Je m´aperçus d´ailleurs qu´il était plus de neuf heures du soir. Nous avions passé presque cinq heures dans la grotte d´Omagua ?? ? Ca me paraissait à la fois étrange et tellement inutile à remarquer... Ce n´était pas la première fois que des choses bizarres se passaient autour de moi, et ce ne serait certainement pas la dernière.
"Joris, vous êtes encore là ?? ?
-Oui, Lilian, j´avais quelques dossiers à classer et... Oh, mon Dieu, Silver, vous êtes blessé ?? ?
-Rien de grave, rassura l´intéressé, j´ai la chance d´avoir une infirmière très douée à mes côtés, rajouta-t´il en parlant d´Aurore. Il faudra d´ailleurs que je pense à changer de vêtements, j´ai comme l´impression que j´aurais du mal à rattraper celui-là.
-Vous avez trouvé quelque chose ?? ? demanda la standardiste curieuse.
-Quelque chose qui ressemblait à un CD, mais je pense que c´était juste le déclencheur du piège dans lequel Silver a failli y laisser un bras... Par contre, notre guerrier s´est trouvé une épée du tonnerre de Dieu."
Silver n´était pas peu fier de montrer son trophée, qui était à près tout la seule chose qui lui restait de son aïeul décédé. Joris resta sur le derrière de voir l´épée. Il était vrai que je n´avais pas pris le temps de l´admirer durant le combat, mais le manche était sculpté avec la plus grande finesse, et la lame faisait une courbe aussi harmonieuse que l´arme était dangereuse. Ce qui n´était pas peu dire.
"Magnifique, mais où avez vous trouvé une telle merveille ?? ?
-J´aimerais bien vous répondre, Joris, mais je devrais vous tuer avec ensuite."
Un peu vexée, la secrétaire ne prit cependant pas celà trop mal.
"Au fait, nos agents ont ramené la personne que l´on croit être l´élue des plantes, elle vous attend dans son appartement.
-Elle est au courant du pourquoi du comment ?? ?
-Non, elle croit qu´elle est là pour rencontrer un vendeur de fleurs rares.
-Un vendeur de fleurs rares ?? ? Vous pouviez pas faire plus dur ?? ? demanda Antoine.
-Désolé, mais j´ai du improviser pour l´appâter.
-Pas grave Joris. Faites moi le plaisir de rentrer dormir chez vous. Vous avez déjà bien travaillé pour aujourd´hui."
Acquiesçant, elle nous salua, prit sa parka et repartit pendant que nous nous dirigions dans l´ascenseur.
"Tu penses vraiment que ce CD était juste un piège ?? ? me damanda Aurore.
-Je n´en suis pas sûr, mais je ne vois pas comment ça pourrait être un vrai CD, répondis-je. Je le passerais à Arno une fois que nous aurons vu notre nouvelle invitée, on ne sait jamais. Ah, à ce sujet, Silver...
-Oui ?? ?
-Je sais que toutes les femmes ne sont pas des chochottes et ne s´évanouissent pas à la vue du sang, cependant si tu pouvais...
-Je me change dès que je sors de l´ascenseur, je pose mes affaires dans mon appart´ et je vous rejoins, si c´est ce que tu veux dire...
-Merci, et si tu pouvais aussi laisser ton épée dans tes appartements, ca m´arrangerait."
Silver semblait répugner à l´idée de laisser son héritage seul.
"Ne t´inquiète pas, l´immeuble est gardé, et personne ne viendra te la voler."
L´ascenseur s´ouvrit, et Silver consentit finalement à laisser son épée alors que nous nous dirigions à la rencontre de l´élue des plantes.
Antoine et Aurore me suivaient bien sagement. Je compris pourquoi quand je m´aperçus que, vu que j´étais devant, c´est moi qui dus frapper à la porte (Ah bravo, on voit l´amitié les gars...)
Après avoir un peu hésité, je toquais finalement à la porte.
"Qui est-ce ?? ? demanda une voix pleine de féminité.
-Bonjour, fis-je à mon tour en improvisant, je suis le responsable de la section plantes rares et...
-Ah, c´est pas trop tôt, répondit la voix un peu agacée."
La porte s´ouvrit.
"J´ai failli attendre."
Face à moi, se tenait une jeune fille, qui semblait légèrement plus vieille que moi, qui portait encore son tablier de jardinière. Malgré cet accoutrement un peu brut de décoffrage, elle était de loin la plus belle des personnes que j´avais vu dans ma vie. Sa chevelure brune aux reflets châtains se meuvait presque par magie dans une grâce étonnante. Malgré son impatience assez visible, elle nous sourit par politesse. Et quel sourire !! ! Même un mort se mettrai au garde-à-vous pour avoir le plaisir de lui faire face. Heureusement pour moi, je préférais les blondes. Sinon, je crois que je serais bêtement resté à la regarder en bavant comme... à vrai dire, comme le faisait Antoine à cet instant précis.
Aurore le rappella à l´ordre d´un coup de coude dans les côtes. Quant à moi, je reprenais le fil de mon dialogue, sans toutefois pouvoir détacher mon regard de ces yeux verts, dans lesquels on se noierait presque tellement ce vert était profond.
"Désolé pour le retard, nous avons été retardés par une affaire importante."
La jeune fille semblait dubitative.
"Vous êtes un peu jeunes pour avoir l´air d´experts en plantes rares."
C´était maintenant qu´il fallait être persuasif ou bien, elle nous laisserait en plan comme les imbéciles que nous étions.
"Si je me fie à ce que mes assistants m´ont dit de vous, vous avez aussi attaqué de travailler avec les plantes très jeune."
Ma réponse sembla la satisfaire car sur ses lèvres pulpeuses se dessina un nouveau sourire ravageur.
"Pas faux, désolé si je suis un peu agressive, mais j´ai travaillé toute la journée et je n´en peux plus.
-C´est tout naturel, excusez-nous encore pour ce retard.
-Rien de grave rassurez-vous, mais entrez donc, je m´appelle Iris."
Nous entrâmes donc dans ce qu´elle considérait certainement n´être qu´une simple salle de repos typiquement professionnelle, alors que notre but en rentrant était de la convaincre qu´elle serait bientôt ici comme chez elle.
"Je vais être franche avec vous, fit Iris, j´ai hâte de voir ce que vous m´apportez comme merveilles. Ma patronne à Floraville sera sûrement ravie de pouvoir ajouter quelques perles rares à son étalage."
Je soupirais, il allait bien falloir lui enlever ces illusions de la tête. Manifestement, elle perçut mon désarroi.
"Que se passe-t´il, un problème avec les plantes en question ?? ?
-Non, non Iris, expliquais-je, il n´y a aucun problème avec les plantes,... et je vais être franc aussi avec vous...
-Oh, allons, j´ai pas l´âge d´être ta mère, je t´en prie, tutoies-moi...
-Soit, mais je suis sûr qu´on va en revenir à des rapports très formels quand je vais te dire que je n´ai aucune plante à te vendre."
Iris ne sembla pas comprendre. Elle chercha une explication logique à la situation.
"Comment ça, vous n´avez pas de plantes ?? ? Je me suis trompé d´endroit pour le rendez-vous ?? ? Ce n´est pas la société Alliance ?? ?
-Si si, mais en fait, si nous t´avons fait venir ici, ce n´est pas pour des graines. Désolé de t´avoir mené en bateau, ce n´était pas mon idée.
-Mais, je vous en prie, expliquez-moi !! ! fit-elle avec un ton qui commençait à se hausser. Vous êtes encore un de ces tarés de la mode qui veulent me prendre en photo pour un de leurs magazines d´anorexiques ?? ? J´ai dit non à tous, et ce n´est pas vous qui allez me faire changer d´avis."
Il était vrai qu´elle avait le potentiel pour faire plusieurs couvertures à elle toute seule. Mais...
"Ce n´est pas pour ça que nous t´avons amené ici. Je tiens tout d´abord à te dire que tu es libre de partir quand tu veux. Mais j´espère que vu le temps que tu as passé ici, tu voudras peut-être avoir une explication, aussi loufoque soit-elle."
Je commençais à lui parler de l´Alliance, de la couverture que nous faisait la société qui était dans les étages. Lorsque je m´attaquai à nos histoires d´élus, elle commença franchement à me prendre pour un barge.
"Et je pense que, comme nous, tu as des pouvoirs très spéciaux."
Iris craqua à ce moment.
"Non, mais ça va pas dans ta tête ?? ? Où es-tu allé cherché ces histoires abracadabrantes. Je me tire de cette maison de fous..."
Sitôt dit, sitôt fait, elle empoigna son sac et se dirigea vers la porte.
En l´ouvrant, elle tomba nez à nez avec Silver qui s´apprêtait à frapper. Elle eut un moment d´égarement, ainsi que le jeune homme, lorsque leurs regards se croisèrent. J´aurais été joueur, j´aurais parié sur un coup de foudre entre les deux. Mais Iris reprit très vite ses esprits.
"Et toi, fit-elle à l´attention de Silver, tu es aussi un de ces fous à lier qui croit contrôler les éléments ?? ?"
Silver était un garçon bizarre quand il le voulait, mais ca pouvait s´avérer bien pratique parfois.
"A vrai dire, l´acier n´est pas à proprement parler un élément selon la conception aristotélicienne. Mais il est vrai que je le contrôle. Celà dit, pour des yeux comme les vôtres, je pourrais bien essayer de contrôler le vent si ca pouvait vous rendre heureuse."
Je me retenais d´éclater de rire. Ca,... ca, c´était envoyé. Il y´avait tout à la fois. De l´humour, du charme, de la culture... Iris semblait douter, et ce coup-ci, il était sûr qu´elle avait trouvé quelque chose dans le regard de Silver, et qu´elle s´était noyée dans une mer d´argent en le cherchant. Cependant, si je me mettais à rire, je perdrais le bénéfice de ces quelques dixièmes de secondes que notre ami nous avait apporté. Utiliser mon pouvoir me rendit mon sérieux.
"Iris, avant de partir pour toujours, jette un oeil à ça."
Dans ma main, j´avais réussi à former une boule d´énergie et j´y avais mis le paquet pour impressionner notre invitée. Des faisceaux arc-en-ciel se déplaçaient dans la boule et des radiations colorées illuminaient l´intérieur, éclipsant presque la lumière que fournissaient les ampoules. Jouant le tout pour le tout, je la lançais sur Iris... avant de me téléporter devant elle pour faire s´écraser la boule sur un bouclier invisible.
"T´en penses quoi, Silver, fis-je sans me décontenancer, c´était comment la démonstration ?? ?
-Hormi le fait que tu as peut-être fait peur à cette charmante demoiselle en lançant ta boule sur elle, c´était parfait."
De bon coeur, nous éclatâmes de rire tous les deux alors qu´Iris semblait changer d´avis du tout au tout.
La jeune fille se posa sur le divan, presque en larmes (mais sans doute était-ce des larmes de joie), et s´adressa à nous:
"J´espère que ce n´est pas du trucage, parce que ce que le secret que je m´apprête à vous révêler, je le garde sur moi depuis ma naissance, il y´a dix-huit ans."
Ainsi notre invitée était-elle effectivement plus vieille que nous. Je n´étais pas si nul en filles finalement.
"Toute petite, j´ai appris à faire des choses que mes parents ne comprenaient pas. Au début, ils croyaient juste que c´était mon imagination de petite fille. Et puis, j´ai commencé à me passionner pour les plantes. Là encore, ils ont juste cru que j´avais la main verte... Et puis un jour, tout a basculé."
Hormi l´histoire de la main verte, c´était mot pour mot ce que j´aurais pu dire pour expliquer ma situation.
"Le jour de mes seize ans, mes parents m´ont offert une plante sublime. Je ne me rappelle plus trop ce que c´était... Et puis, un grand incendie s´est déclaré dans le coin. Nous étions en pique-nique et la région était très herbeuse. Tout brûlait à une vitesse affolante. Le seul moyen pour nous de nous en sortir était de prendre le feu de vitesse en alumant des contre feux. Mais nous n´avions pour tout comburant que cette petite plante."
Le regard d´Iris sembla changer à nouveau, elle se perdait dans ses pensées...
"Et alors, j´ai posé ma main sur la plante.... Et elle a grandi, grandi... Démesurément. Les pétales devaient faire la taille de mon pouce, et ils sont devenus plus grands que moi. Le vent a dispersé les pétales exactement en cercle, et mon père n´a plus eu qu´à allumer ce contre-feu avec son briquet pour qu´on soit sauvé. Du moins, c´était ce que je croyais."
Elle semblait en proie à une grande agitation mentale, il fallait que ça sorte... Quelles qu´en soient les conséquences.
"Sauf que les contre-feux étaient trop près de nous. Nous étions asphyxiés par le dioxyde de carbone, et la chaleur se faisait de plus en plus forte. Tout à coup, j´ai senti quelque chose changer en moi. Je ne m´étouffais plus avec le gaz, je l´inhalais sans aucun problème. Je sentais des fourmillements dans mes pieds, comme si quelque chose cherchait à sortir de moi... Et j´ai perdu connaissance.
Quand je me suis réveillée... ils...enfin, mes parents,... ils avaient péri étouffés par les flammes. J´ai voulu aller les voir... et c´est là que j´ai compris. Je suis tombé par terre, comme si mes pieds étaient retenus collés au sol. Et j´ai vu ces racines... collées à mes pieds... qui transperçaient mes chaussures. J´étais, enfin, pendant un moment, je crois que je suis devenue une plante. Et paradoxalement, c´est ce qui m´a sauvée du feu."
Un mot me vint à la bouche... photosynthèse. Les racines auraient fourni l´eau, les flammes auraient fourni la chaleur et la lumière, et le gaz aurait pu être suffisant.
"Je crois effectivement que tu es devenue une plante", expliquais-je alors qu´elle fondait en larmes.
Silver qui se trouvait à côté d´elle essaya de la consoler. Sa présence semblait procurer un effet bénéfique à Iris, et vice-versa. Etrange alliance que celle de la plante naturelle et de l´acier artificiel, pourtant elle semblait donner une symbiose.
"Ca ne me rassure pas trop, fit-elle en essuyant ses larmes. Mais au moins, je sais que je ne suis plus seule."
Alors, nous fîmes les présentations. Iris semblait comprendre notre but, et nous comprenions ses doutes. La soirée fut riche en émotions, mais à la fin, ce fut plutôt bénéfique pour l´élue orpheline qu´était notre nouvelle amie. A la fin de la soirée, alors que nous partions tous pour une bonne nuit de sommeil, je rapellais un détail à Iris:
"Cette nuit, je te conseille de dormir ici, je ne pense pas qu´il soit bon que tu arpentes les routes de Sinnoh dans le noir, mais tu n´es pas obligée de t´installer ici définitivement.
-Depuis la mort de mes parents, je n´ai plus de vrai chez-moi. J´ai abandonné la maison familiale qui me rapellait des souvenirs trop durs, je change d´appart´ minable toutes les trois semaines et quant à mon boulot, la patronne serait trop heureuse de me mettre à la porte. Avec vous tous (un petit regard vers Silver) je me sens enfin dans une vraie famille."
Si tel était son choix, j´en étais ravi. Et maintenant, il fallait être frais et dispo pour demain, pour le début d´une aventure qui s´annonçait longue... et riche en émotions... très riche...
Super ce chapître
vivement la suite
Moi je trouve que ce serait dommage qu´il y ai toujours une fin à une histoire car c´est tellement bien qu´on a envie que ca continue,mais je sais aussi qu´une histoire qui a une fin est un accomplissement aussi bien en soi que pour les lecteurs.
Inutile de préciser l´importance que j´accorde au fait que c´est de loin la meilleur fic qu´il m´est était de lire.
Après l´exelente Légende des Deux Orbes qui m´a tout simlement subjugué,sa suite,La Voie des élus,promet d´être encore mieux!
OK je soûle mais n´empêche que t´a interêt à continuer,pas que je te menacereait pour avoir cette histoire(où ait-je foutu mon autocanon AA/flak 88?Y m´semblait bien ´avoir mis à coté lance roquette?) et bien d´autre,peut-être mais comme l´avait fait remarqué palkia59,trééééés bon chapitre(TROOOOOOP BON CHAPITRE).
Si les commentaires sont ton carburant,crois moi,tu risque pas d´en manquer(surtout avec moi
)
[Chapitre 11] Les flammes de l´enfer:
Il y´a des jours comme ça où l´on a du pain sur la planche. Notre première journée à l´Alliance était de celle-là. Mais une fois que tout le monde se fut couché, il ne se passa plus rien de vraiment notable pendant une semaine. Sept longs jours à regarder tomber la neige sans rien pouvoir faire quelques chose pour que la situation avance. Silver s´entraînait toujours avec son pokémon à l´île de fer malgré le froid ambiant et il avait même amené Iris avec lui un jour. Vu leur tête (et la quantité de boules de neige qui leur était tombée sur le bonnet) à leur retour, il y´avait fort à parier qu´ils n´avaient pas fait que de l´entraînement. Entre eux deux, était née une vraie compicité, et leur point commun d´avoir perdu leur famille, une lignée très ancienne pour Silver et des parents très proche pour la jeune fille, les avait rapproché encore plus.
Du côté du mystérieux CD trouvé dans le temple d´Omagua, il semblait bien qu´il fut un vrai disque. Mais les données trouvées dessus faisaient travailler Arno et son équipe d´arrache-pied depuis le jour où nous l´avions trouvé... et toujours aucun résultat. De même les élus, s´il existaient toujours, se cachaient bien. J´espérais juste que nous étions encore en avance sur nos adversaires, et que personne encore n´avait eu la même idée que nous, à savoir se constituer une petite armée d´élus pour lutter contre la nôtre. Mais comme je l´ai dit, il y´a des jours où il ne se passe rien, et d´autres....
////7 jours après le début des opérations////
"On a un signal !! !"
La voix d´Arno me sortit de mon sommeil profond. A vrai dire n´était pas tant la voix que le contenu de ses paroles.
"Où ça ?? ? Quand ?? ? Comment ?? ? fis-je avant de m´étaler à terre.
-Du calme, du calme, fit Aurore, sinon tu seras dans le plâtre avant même d´avoir quitté ce bâtiment. Ca veut dire quoi, on a un signal ?? ? rajouta t´elle à l´attention de notre expert informatique.
-On a une utilisation de pouvoir certifiée, on a la localisation d´un élu.
-Comment tu peux en être sûr ?? ?
-Une plante qui pousse vite, c´est un hasard, un rocher qui s´écroule aussi... mais une forêt entière qui prend feu, ca c´est pas banal."
"Yes, fis-je sans me retenir, élu du feu je suppose ?? ?
-Parfaitement, confirma Arno, ca confirme ce qu´on supposait sur elle.
-Sur elle ?? ? insista Antoine.
-Oui, aux dernières nouvelles, c´était une fille d´une douzaine d´années, habitant au Sud de Bonville. Maison isolée du village.
-Ok, je fonce chercher Silver et Iris, me précipitais-je. Ils sont à Joliberges j´en ai pour une demi-heure, une petite heure au max..."
Je m´apprêtais à partir, quand Arno m´interrompit.
"Attends, j´ai peur que tu n´ais pas compris ce que j´ai dit. Il y´a le feu sur des hectares de forêt.
-Et alors, elle ne peut pas s´entraîner comme les autres ?? ? fis-je un peu énervé. Bon maintenant j´y vais."
La porte de l´ascenseur se referma sur ces paroles d´Arno:
"D´après tout ce que nous savons d´elle, le fait qu´elle utilise son pouvoir très irrégulièrement et de manière aussi puissante ne peut montrer qu´une seule chose. Elle ne contrôle pas..."
La porte se ferma finalement. Mais j´en avais trop entendu. Si elle ne contrôlait pas (...son pouvoir ?? ? évidemment son pouvoir, quoi d´autre sinon ?? ?), ca voulait dire... que des centaines d´hectares de forêt étaient en train de brûler comme le ferait n´importe quel incendie...
A peine l´ascenseur eut-il commencé à monter que je m´étais déjà téléporté de l´autre côté de la porte, devant un Antoine et une Aurore aussi prèts qu´ils pouvaient l´être.
"On se dépèche, on a un incendie à éteindre, et on n´aura pas la joie de compter sur le soutien de Silver et d´Iris. Arno, dès que possible, tu essayes de les joindre sur leur DS et tu leur dit de nous rejoindre en volant. Tu gardes le Satellite à notre disposition ensuite. Antoine, Aurore, prêts ?? ?
-Yep, vieux.
-Prèt."
Trois lumières s´envolèrent à nouveau de nos appartements, laissant Arno à ses tâches informatiques. Alors que je me dirigeais à la vitesse de la lumière sur Bonville, je ne pus m´empécher de ressasser tout celà dans ma tête:
"On a un incendie à éteindre"
A peine arrivés à Bonville, nous fûmes abordés par les dresseurs de la ligue. Cynthia était avec eux et coordonnait les opérations.
"Qu´est ce que vous faites là ?? ? demandais-je.
-Comme toi, répondit Cynthia, on vient pour eteindre ce feu.
-Je veux dire,.. comment êtes vous au courant ?? ?
-En tant que meilleurs dresseurs de Sinnoh, quand il y´a un problème de sécurité on est tout de suite prévenus. On vient tout juste d´arriver, mais avec vous à nos côtés, on ne craint plus grand chose.
-Pas forcément, fis-je avec un ton un peu démoralisé."
Cynthia me regarda avec un air inquiet.
"Dis-nous tout, demanda Lucio.
"Ce feu a été déclenché par une élue, une très jeune élue, et on pense qu´elle ne contrôle pas son pouvoir. Ce qui veut dire que tant qu´on ne l´aura pas calmée, l´incendie va prendre bien plus d´ampleur qu´un incendie ordinaire."
Lucio sembla mettre un moment avant de comprendre mes paroles. Après un temps d´arrêt, il proposa de suite une stratégie.
"Vous avez un élu qui pourrait combattre le feu ?? ?
-Non, on n´a ni eau, ni sol. Et on n´est pas tous là vu qu´on a du partir en urgence.
-Dans ce cas, on va devoir se battre à l´ancienne. Tu peux te protéger du feu avec tes pouvoirs ?? ? me demanda Adrien.
-Rien n´est sûr, mais je dois le tenter. Et puis au pire, je peux toujours me téléporter en dehors de la zone incendiée. Vous pensez qu´on a combien de temps avant que l´incendie n´atteigne le village ?? ?
-Un quart d´heure si on ne fait rien, peut-être une demi-heure si on concentre tous nos efforts sur les abords directs de la ville.
-Dans ce cas, faisons ça, concentrez-vous sur la ville, et nous on s´occupe de la fille. Quand on aura tout calmé, balancez la sauce et allumez des contre-feux, on devrait pouvoir s´en sortir sans trop de dommages."
Alors que nous allions partir dans la forêt, un villageois m´appella:
"Attendez, je viens avec vous.
-Tu connais la région ?? ? demandais-je.
-Non, je suis de Johto, mais je sais qui vous êtes. Et je crois que je peux vous aider, je suis Al, et je suis l´élu du vent."
Je n´osais même pas savoir comment il était au courant pour les élus et pour tout ce qui s´en approchait, mais il fallait avouer qu´il tombait sacrément à pic. Avec ses pouvoirs, nous pourrions voler au dessus de la forêt sans risquer de se brûler au bout de cinquante mètres.
"Tu maîtrises ton pouvoir au point de voler ?? ?
-Oui, mais pour le moment, je ne peux faire ça que tout seul.
-Dans ce cas, tu restes au dessus de la forêt et tu nous guides vers le foyer de l´incendie. Bienvenue dans l´équipe."
Je tendis ma main, il la serra. Je n´avais pas le temps de vérifier si l´auréole était bien apparue, mais s´il était effectivement celui qu´il prétendait être, on le saurait tout de suite.
"On y va !! !"
Le dénommé Al s´entoura d´une auréole blanche, semblable à celle qu´émettaient les pokémons psy quand ils voulaient faire léviter quelque chose, et il s´envola, restant à environ une dizaine de mètres du sol. Sobre mais efficace.
De notre côté, nous courions en direction de l´orée de la forêt, laissant nos amis de la ligue recruter des âmes charitables pour leur croisade contre le feu.
Après avoir parcouru cent mètres en ligne droite, je ne savais plus où étaient le nord et le sud, ni de quel côté nous allions. Seul Al, bien visible dans le ciel et nous servant de boussole, me permettait de me diriger.
"On s´approche du foyer, me fit Aurore. La fumée au dessus de nous s´épaissit."
C´était justement ça qui m´inquiétait. Plus on s´approchait du centre de la forêt, plus la fumée génait ma vision. Al avait heureusement compris celà et il volait de plus en plus bas pour nous permettre de le suivre. Mais il arriverait un moment ou il devrait se poser, s´il ne voulait pas se prendre un arbre dans la figure.
Notre course était souvent génée par les pokémons sauvages qui fuyaient les flammes, des Cerfrousses, des Migalos, des Mimitoss... et même un mentali, pokémon rarissime à l´état naturel.
Nous débouchâmes finalement sur un sentier en terre, plus large.
"Arno a bien dit que la petite vivait dans une maison à l´écart de la ville ?? ? fis-je en hurlant pour couvrir le bruit des flammes qui parcouraient les arbres autour de nous.
-Oui, pourquoi ?? ? demanda Aurore sur le même ton.
-Je pense que c´est le chemin qui mène à sa maison, et si on l´emprunte, on s´éloignera un peu des arbres et on pourra avancer plus loin sans craindre les flammes.
-Ok, mais Al semble dire qu´il faut aller tout droit, dans les bois et dans les flammes."
Avec forces signes de la main, je fis comprendre à notre nouvel allié que nous prendrions le chemin pour plus de sécurité et qu´il n´avait qu´à nous rejoindre là-bas. Il fallait se dépècher, car les habitants de Bonville comptaient sur nous.
J´avais mal au coeur, des points de côtés de partout, et vu le visage de mes amis, c´était pareil. Courir aussi longtemps et sur un sentier aussi escarpé, c´était trop pour nous. Pourtant, nous continuions, conscients que sans nous, l´incendie ne pourrait être maîtrisé.
"J´en peux plus, fit Antoine.
-Moi non plus, mais je sens qu´on est plus très loin.
-J´aurais râlé il y´a deux minutes, t´aurais dit la même chose, je ralerais dans deux minutes, tu me redira la même chose. J´en peux plus, je fais une pause."
Sortant son Pingoléon de sa ball, Antoine lui demanda un petit jet d´eau pour se désaltérer. Après tout, il avait raison, on ne pourrait pas récupérer une fois là bas, alors autant prendre un peu de temps maintenant.
"Deux minutes montre en main, pas plus."
En parlant de montre.... je regardais la mienne, ca faisait déjà dix minutes qu´on courait à travers bois. D´ici peu de temps, le feu qu´on avait longé attendrait le bourg de Bonville. Rapidement, je bus un peu. A genoux devant Pingoléon, je ne vis pas l´arbre derrière lui pencher dangereusement vers nous, mais le "CRAAAAAAAAAAAC" caractéristique de quelque chose qui ne va plus tenir tout seul si on ne l´aide pas se fit entendre.
Je me relevais pour voir là où l´arbre allait tomber. Comme par hasard, c´était sur nous. Le temps de me jeter à terre,je vis l´ombre menaçante se dresser sur moi. Vite, les pouvoirs...
L´arbre commença à ralentir, mais il était très vieux... donc très grand et très gros... donc très lourd. Il n´allait pas s´arrêter, alors il fallait trouver un autre moyen.
Concentrant toute mon énergie mentale sur un point particulier de l´arbre, j´en libérais une décharge pile à cet endroit. La plante se souleva de plusieurs mètres. Aidé par l´inertie qu´elle avait aquise, la pousser à la force de mon esprit était devenu plus facile. L´arbre revint à la verticale,... et à l´aide d´une dernière pichenette mentale, je le fis s´affaisser de l´autre côté de ses racines.
"Tout le monde va bien ?? ? demandais-je.
-C´est pas passé loin cette fois-ci encore, mais ca va à peu près, me fit Antoine.
-Aurore ?? ?
-Ca va, ca va."
Au passage, l´arbre avait emporté avec lui nombres de ses congénères, nous offrant un point de vue intéressant sur... à vrai dire c´était dur de le définir. On aurait dit une silouhette humaine, mais le feu qu´il y´avait autour la rendait floue. Il pouvait s´agir d´Al... mais comment avait-il traversé cette barrière de flammes ?? ? A moins que...
"Regardez, c´est elle !! ! C´est l´élue !! !"
Laissant tomber notre pause récupération, nous courûmes aussi vite que possible à la rencontre de la jeune fille. Sur le chemin, nous croisâmes à nouveau ce Mentali. Enfin, j´aperçus sa tête dans un buisson au loin avant qu´il ne parte en courant. Bizarre, pourquoi ne fuyait-il pas comme les autres ?? ? Voulait-il nous aider ?? ? Dans ce cas, pourquoi nous éviter ?? ?
Quelques mètres nous séparaient encore du coeur des flammes quand la température monta brusquement. Il était temps de voir si mes pouvoirs pouvaient annihiler cette chaleur.
D´un geste, je créais une sorte de bulle, et tous les trois, nous nous protégeâmes à l´intérieur. Ce n´était pas un frigo, mais la chaleur devenait supportable.
Je ne savais pas où se trouvait Al à ce moment précis,et j´espérais qu´il n´était pas trop prèt de ce lieu à l´atmosphère brûlante. J´osais espérer également qu´il ne nous avait pas laissés tomber, sinon, il allait m´entendre.
La silouhette en feu se tourna vers nous, et, couvrant le bruit des flammes craquantes, une voix de petite fille se fit entendre:
"Aidez-moi, je ne contrôle plus rien...
-Rassure-toi, on est là pour ça !! !" fis-je en criant.
Pas de doute, c´était bien elle... Sa voix fluette avait passé outre les cris des flammes et s´était faite entendre. Mais maintenant, c´était à nous de l´aider... et de nous sauver tous...
C´est tout ce que ça vous inspire ?
Moi j´ai déjà répondu sur Diamant, après peut-être que les autres sont pas là ![]()
[Chapitre 12] Les flammes de l´enfer [PARTIE II]:
Au coeur de la forêt, le brasier brûlait toujours, la jeune fille en flammes au centre, à plusieurs mètres du sol. Malgré la protection de la bulle autour de nous, la chaleur arrivait à passer. La température devenait à nouveau brûlante.
"Antoine, sors ton Pingoléon et ordonne-lui d´arroser le plus loin qu´il puisse autour de nous.
-Message reçu, mais tu ne veux pas plutôt que j´essaie d´arroser la petite ??
-La petite, ça attendra, l´important c´est d´avoir un peu de temps et de faire baisser cette fournaise. Elle ne contrôle pas ses pouvoirs alors elle aura du mal à nous aider.
-Désolé, fit la fille en question. Tout est de ma faute. Si seulement j´avais laissé ce pouvoir là où il était..."
Pendant que Pingoléon essayait de... disons de refroidir l´ambiance, je me mis en quête de calmer la jeune fille. Il était vrai qu´elle était plus jeune que nous, et, même si elle n´était pas vraiment à proprement parler une gamine, vu son jeune âge, le pouvoir destructeur qu´elle possédait devait lui faire un peu peur.
"Je m´appelle Lilian, et toi ?? ?
-Kim, enchantée de te connaître... J´aurais aimé te rencontrer dans d´autres circonstances.
-Pas grave, figure-toi que je te cherchais...
-Ah bon ?? ? fit la jeune fille intriguée, et pourquoi ?? ?
-Je suis comme toi, moi aussi j´ai des pouvoirs, et mon amie ici présente aussi. C´est pour ça qu´on est là... On est les seuls à pouvoir t´empêcher de détruire cette forêt..."
La jeune fille sembla mal interpréter mes paroles et se sentit menacée... La température extérieure, malgré les efforts de Pingoléon monta encore de quelques degrés.
"Attends, je n´ai pas dit que c´était de ta faute.
-Et pourtant, c´est le cas, fit la jeune fille. C´est moi qui suis à l´origine de tout ça.
-Calme-toi, c´est ça qui fait monter les flammes depuis tout à l´heure.
-J´essaie, mais va te calmer alors que tu as toujours l´impression que tu vas détruire toute vie dans les environs..."
Kim semblait désemparée, et n´importe quelle personne normalement constituée pourrait dire qu´il y´avait de quoi... Il fallait passer au plan B, en espérant qu´il fonctionne.
"Antoine, dis à Pingoléon de lancer tout ce qu´il a sur la silhouette dans les flammes. Ne t´inquiète pas, rajoutais-je pour Kim, ce n´est que de l´eau.
-Ca va pas marcher...
-Ca, c´est toi qui le dis..."
Mais hélas, le pokémon d´Antoine n´arriva pas à éteindre l´incendie qui entourait la jeune fille.
"Bon, ok, j´admets que t´as encore de l´énergie... Mais est ce que tu me fais confiance pour te sortir de la ?? ?"
Des yeux rouges comme la braise se tournèrent vers moi, et plongèrent au fond de mon âme.
"J´attends que ça !! !"
Nous étions mal partis... La température ne cessait de monter, et Kim était loin d´être calmée... A nous trois, nous ne pouvions rien faire de plus... Cynthia aurait été la personne parfaite pour ce genre de situations, mais elle devait actuellement lutter contre le feu à Bonville... On était dans un état critique. Enfin, pour le moment.
"Alors, on s´amuse sans nous ?? ? fit une voix que je n´espérais plus entendre derrière moi...
-Silver, c´est toi ?? ?
-Et il n´est pas seul, rajouta la voix d´Iris..."
Avec Cynthia, Iris était la seule personne que je connaissais qui avait autant de talent avec les humains... Elle était douée pour le relationnel, et, sans doute à cause de son passé particulier, elle avait développé une empathie exceptionnelle. Finalement, la partie n´était peut être pas perdue...
"Iris, viens vite, on a besoin de toi..."
Silver et la jeune fille s´approchèrent de nous.
"Ne vous inquiétez pas, la bulle vous protègera, avancez sans crainte."
Les deux jeunes gens se retrouvèrent finalement avec nous.
"Quel est le problème ?? ? demanda l´élue des plantes.
-Elle ne contrôle pas son pouvoir, et elle n´a pas confiance en elle... Dès qu´elle se sent menacée, les flammes repartent de plus belle.
-Dans ce cas, on va lui redonner confiance en elle."
Iris semblait sûre d´elle... Et pourtant, nous n´étions pas en position de force. Sans dire un mot, elle sortit de la bulle protectrice.
"Iris, tu es devenue folle ?? ? Tu ne tiendras pas deux minutes dans cette fournaise...
-Et bien dans ce cas, il suffit que j´arrête tout en moins de deux minutes....
-Cherches pas, me confia Silver, quand elle veut quelque chose celle-là... Elle n´en démords pas."
Du milieu du brasier, sortit une sorte de nénuphar géant. Iris se mit debout dessus et le nénuphar monta au niveau de Kim, grâce à l´allongement de sa racine.
"Salut, ma jolie, fit Iris avec la voix la plus douce qu´elle pouvait avoir... Comment tu vas ?? ?"
Comme si le feu se taisait pour laisser parler Iris, les flammes devinrent plus petites.
"Plutôt pas bien... et vous ?? ? demanda poliment la petite Kim.
-Moi, ça va super... Je m´appelle Iris, et toi ?? ?
-Kim... Je peux me permettre de vous donner un conseil, mademoiselle Iris ?? ?
-Je t´en pries, je suis pas ta mère, ne me vouvoies pas...
-Dans ce cas, vas t´en vite... Je n´aimerais pas te faire de mal.
-Tu ne me feras du mal que si tu veux m´en faire, alors donnes-moi ta main et arrêtons tout ça ensemble."
Je n´en croyais pas mes oreilles. Iris demandait à une torche humaine de lui serrer la main ?? ? Mais elle allait y laisser le bras... Et encore, dans le meilleur des cas...
"Je ne peux pas faire ça, fit la fille en sanglotant. Je vais vous tuer...
-Mais non, fit Iris, au fond de toi, tu ne le veux pas...
-Mais ce n´est pas ça... Je ne contrôles rien...
-Si, tu le contrôles... La preuve, quand je t´ai parlé, les flammes se sont calmées pour te permettre d´écouter... Tu as fait ça instinctivement..."
Kim semblait troublée... Iris semblait connaître par coeur ce qu´il fallait faire... Les flammes mourraient à certains endroits, et la température baissa un peu à nouveau...
"Maintenant, donnes moi la main..."
Iris tendit sa main droite, sur laquelle on voyait l´auréole des élus qui était apparue durant cette semaine avec Silver... Kim tendit la sienne à son tour... et au coeur des flammes, les deux mains se joignirent.
"Iris, ça va ?? ? demanda Silver, inquiet.
-Tout va bien, je crois que Kim est bien plus douée qu´elle ne le dit..."
Kim semblait franchement heureuse. Les flammes dans les environs s´étaient désormais toutes éteintes sous les coups d´Hydrocanon de Pingoléon. Seule la fillette était encore en feu.
"Et maintenant, montre-moi ton beau visage sans toutes ces flammes autour."
Le "nénuphar" avait beaucoup souffert du feu... Il n´allait pas tarder à céder sous le poids de son occupante. Kim ferma les yeux, et alla chercher au plus profond d´elle ce qui allait la sauver... Comme une bougie qu´on souffle, la jeune fille fit s´éteindre les flammes qui l´entouraient, et l´on peut admirer son visage d´ange à la lumière du jour qui reparaissait derrière les nuages de fumée. Elle avait une longue tresse de cheveux et deux yeux légèrement bridés qui lui donnaient un regard assez mystérieux.
Sans les flammes, la jeune fille ne tenait plus toute seule en l´air et elle tomba sur le nénuphar... qui s´effondra à son tour, sans dommage pour ses occupants, sur le sol encore chaud des braises. Sous le coup de l´émotion, elle éclata de rire... Un rire d´innocence... Un rire pur et cristallin... Un rire d´enfant tout simplement...
Nous revînmes tous les six à Bonville par le chemin qui partait de la maison de Kim... La petite n´avait pas lâché la main d´Iris, ayant vu en elle une grande soeur sur laquelle elle pouvait compter. Silver, Antoine, Aurore et moi, nous restions soigneusement à l´écart pour ne pas la brusquer. L´élu de l´acier nous expliquait avec application comment ils avaient été prévenus de ce qui se passait, et de la rapidité à laquelle ils avaient accouru ici. POur ce qui était de notre nouvelle alliée, nous aurions tout le temps de lui expliquer ce qu´était le rôle d´un élu, et dans quelles embrouilles elle allait bientôt se fourrer malgré son jeune âge.
"Tu crois qu´on a le droit de lui gâcher le peu qu´il lui reste d´innocence ?? ? me demanda Aurore.
-Je crois qu´on n´a effectivement pas le droit... Mais il le faut quand même... Je vais faire ce que je peux, mais je crois que ce sera bien plus dur pour elle que pour nous..."
En chemin, je décidais de m´éclipser un instant pour aller voir l´arbre qui avait failli m´écraser. Quelle ne fut pas ma surprise de le voir coupé net au niveau du tronc... Non pas tel que l´auraient fait les flammes rongeant l´écorce, mais bien comme l´aurait découpé une scie.
"Tu penses que c´est pas un accident ?? ? demanda la voix d´Antoine juste derrière moi.
-Chut, moins fort... Je crois que c´est pas normal, c´est tout... Mais ce que je crains le plus, c´est que si on a effectivement essayé de nous tuer, c´est que quelqu´un sait qui nous sommes vraiment...
En revenant à Bonville, nous tombâmes sur Al, qui avait un bras dans le plâtre. A peine nous vit-il arriver qu´il courut vers nous, au grand dam de l´infirmière qui le soignait.
"Enfin vous voilà !! !
-Qu´est ce qui est arrivé à ton bras ?? ? demanda Aurore.
-Juste avant de rejoindre le foyer de l´incendie, un arbre m´est tombé dessus. J´ai essayé de l´éviter mais une branche m´a frappée le bras et voilà le résultat. Désolé de vous avoir laissé en plan,...
-Ne t´excuses pas, fit Antoine, nous aussi on a failli se prendre un arbre dans la figure. Heureusement que Lilian a de bons réflexes.
-Je vois ça... fit Al avec un petit sourire.
-Qu´est ce que tu veux dire ?? ? demandais-je
-Moi ?? ? Euh... Rien... C´est juste que si le choc a été aussi violent que le mien, j´imagines assez bien ce qui a pu se passer."
Al semblait bizarre... Probablement le choc du traumatisme... Il demanda s´il pouvait repartir chez lui tout en nous promettant d´être à l´Alliance demain à la première heure. Pour ma part, je n´y voyais aucune objection, car je n´avais moi aussi qu´une seule envie, rentrer à la maison.
"Kim, tu as un endroit où dormir ?? ?
-Ma maison a brûlé en même temps que tout le reste, et mes parents ne reviendront probablement que dans plusieurs mois.
-Tu veux dire que tu vas rester toute seule dans ce coin pendant des mois ?? ? fit Iris avec colère. Toute seule ?? ? Mais quel genre de parents as-tu ?? ?
-Le genre qui est parti en vacances juste avant que la guerre ne commence... Les villageois m´ont recueilli comme leur fille mais j´ai quand même préféré garder un peu de distance."
C´était donc ça... Kim était toute seule depuis si longtemps parce que ses parents étaient portés disparus... J´avais entendu parler de ces personnes qui avaient choisi de partir en vacances... et qui s´étaient vu contituées prisonniers lorsque la guerre avait atteint l´endroit où ils vivaient.
"Tu veux venir avec nous ?? ? demandais-je, on a tout ce qu´il faut à Féli-Cité."
La jeune fille sembla hésiter un moment. Lui demander d´abandonner le lieu où elle avait certainement vécu depuis toute petite devait être douloureux. Mais la réponse qu´elle me formula témoigna d´une étrange maturité.
"Vous êtes tous là pour cette guerre n´est ce pas ?? ? me demanda t´elle. Je l´ai su quand je t´ai parlé de mes parents... Ca se voit dans tes yeux, tu sais de quoi je parles parce que tu l´as vu toi-même...
-On ne peut rien te cacher, fis-je avec un semblant de sourire crispé.
-Dans ce cas, je suis avec vous... Pour mes parents... Parce que j´ai encore cet espoir de les retrouver vivants, et c´est avec vous que j´ai le plus de chance que mes espoirs ne soient pas vains..."
Bien que littéralement abasourdi par la volonté de ce petit bout de femme, il fallait admettre qu´elle était particulièrement convaincante... Dans ces yeux brillait, et ce n´était pas une expression, une flamme ardente. Ravi pour ma part de savoir que nous avions une alliée aussi puissante et motivée que Kim, je la laissais dire au revoir à sa seconde famille qu´étaient les villageois de Bonville avant de tous nous téléporter à la maison...
A peine eus-je passé la porte que je sus que quelque chose clochait. Joris, pourtant toujours fidèle à son poste, n´était pas à la réception. De plus, il régnait un silence de mort. D´un geste, je fis comprendre à mes amis que tout ça n´était pas normal... Avec la plus extrème prudence, nous nous dirigeâmes vers l´ascenseur, direction la salle des machines, ce serait le lieu où nous serions le plus en sécurité.
Nous descendîmes donc dans l´ascenseur jusqu´au quatrième sous-sol. Je ressentais l´impression d´être observé,... cette désagréable impression qui se révélait malheureusement trop souvent vraie. Qui que soient nos ennemis, peut-être qu´ils savaient pertinemment que le premier endroit ou nous irions seraient celui-ci...
"Préparez-vous, je crois qu´on va avoir de sérieux problèmes..."
La porte s´ouvrit finalement. Et le spectacle était très dur à contempler. Tous nos collaborateurs, tous les employés de l´Alliance étaient dans un coin, apeurés et solidement gardés par une escouade de mercenaires armés. Nous mêms étions tenus en joue par plusieurs soldats. Celui qui semblait être leur chef nous regarda d´un oeil mauvais...
"Je suis enchanté de faire votre connaissance... Je suppose que vous êtes les élus...
-Qui êtes vous ?? ? fit Silver avec un ton menaçant.
-Peu importe qui je suis, puisque je serais la dernière personne que vous verrez... Je suis celui qui va tous vous exterminer... Jusqu´au dernier."
[A SUIVRE]
[Chapitre 13] Suppots de Satan:
Au jugé, il y´avait une quarantaine de soldats. Leurs armes avaient l´air puissantes. Fusils automatiques, armes blanches, grenades... Je ne m´y connaissais pas beaucoup en armes, mais je pouvais différencier un presse-agrumes d´une grenade. Après, j´avais du mal pour différencier les presse-agrumes à fragmentation des simples presses-agrumes aveuglants. Je savais que j´avais le pouvoir de mettre à mal nos adversaires, mais il suffisait d´une seule faute d´innatention, d´un seul garde libre, et il s´en suivrait une tuerie que je ne pourrais pas assumer. Il allait donc falloir la jouer à la régulière.
"Que voulez-vous exactement ?? ? demandais-je, même si je redoutais la réponse. Il y´a ici pour plusieurs millons de technologies diverses.
-Je m´en contrefiche de ce matériel. Mon job, c´est de veiller à ce que vous finissiez vos jours ici et maintenant.
-Et à quoi ça va vous servir de tous nous tuer ?? ?
-Je m´en fiches, moi, je suis juste payé pour faire ça.
-Vous savez tout ce que nous pouvons faire,??? tout ce...
-Epargnes ta salive, gamin, tu aurais le pouvoir de m´accorder l´amnistie présidentielle que je m´en foutrais. Je suis un tueur à gages et vous tous êtes un gros contrat, c´est tout ce qui compte. Jo, amène le matos..."
Le dénommé Jo ammena une petite valise qu´il ouvrit sur ordre de son chef. Dedans, se trouvait un petit écran à affichage digital. En appuyant sur une télécommande, le soldat fit apparâitre des chiffres... Un compte à rebours...
"C´est... une bombe... Vous allez tous nous faire exploser, n´est ce pas ?? ?"
Le chef eut un petit rire narquois.
"Non, les explosions, c´est dépassé, et surtout, trop bruyant dans une ville telle que Féli-Cité. Non, il faut que ca ait l´air d´un accident. Vous n´avez pas senti une petite odeur en rentrant ?? ?"
Je n´y avais pas tellement prêté attention, mais il était vrai que juste avant de rentrer, j´avais cru déceler une fragrance, une odeur de...
"Du butane... du gaz de ville... Vous allez faire passer ça pour une fuite de gaz.
-Quelques étincelle silencieuses et Boum.... Et comme votre société est secrète, on ne déplorera dans le journal que la mort de quelques employés d´une usine comme les autres."
J´en eus des frissons dans le dos... Mais il y´avait cependant un espoir. S´ils partaient juste après avoir armé la bombe, ils nous resterait du temps pour téléporter tous les autres.
"Et vous allez faire quoi ?? ? Le compte à rebours est armé, vous pouvez bien partir dès maintenant...
-Ne crois pas t´en tirer comme ça. Mon client m´a stipulé de ne quitter la pièce en me téléportant juste avant que ca n´explose. Rassure toi, tu n´auras à suporter ma présence que cinq minutes de plus... Enfin... 4 minutes 33..."
Voilà que la scène de Voilaroc me revenait en mémoire. Sauf que là-bas, on avait eu une chance de s´en sortir... Ici, tout avait été prévu. Qui que soit ce mystérieux commanditaire, il savait des choses sur nous... D´ailleurs, en en reparlant... Il n´était pas le seul.
"Vous êtes bien plus impliqué que vous ne le dites...
-Un bon tueur à gages n´est jamais impliqué... même lorsque...
-Vous n´êtes pas un groupe de mercenaires payés par n´importe qui... Comment savez-vous que c´est une société secrète ?? ? Seul celui qui a commandité ceci devrait-être au courant... Vous travaillez pour lui, vous êtes peut-être même sa garde rapprochée..."
Le soldat tiqua. J´avais percé ce secret, c´était déjà ça...
"Bravo Lilian, en plus d´être puissant, vous êtes très intelligent."
C´était à mon tour d´être estomaqué, il connaissait mon nom...
"On vous a observé depuis un petit bout de temps... La guerre a beau se passer loin de Sinnoh, un évènement tel que celui qui s´est passé au Sommet du Mont Couronné a été vu par tous les satellites d´observation qui étaient en orbite dans le coin... Et on en possède deux ou trois..."
La guerre, il en parlait comme s´il la vivait tous les jours... D´un seul coup tout devint clair:
"Vous bossez pour Sento, n´est ce pas ?? ?"
Evidemment, seul le Tyran et sa bande de petits soldats de plomb pouvaient être menacés par l´Alliance. C´étaient eux les mystérieux commanditaires.
"Au fait, comment ca va là-bas ?? ? Toujours en train de perdre, comme d´habitude ?? ?" fit Antoine avec son éternel humour acide.
Pour une fois, j´étais bien content qu´il l´ouvre un peu... Déstabiliser notre adversaire semblait le seul moyen de gagner cette guerre des nerfs. Mais il était résistant.
"Riez, riez, mais pour vous, c´est fini. De toute façon, sans Sorbier, vous ne pouvez rien faire... Et Sorbier n´a pas l´air d´être là... Il rejoindra d´ici peu de temps les élus déjà prisonniers...
-Parce que vous savez où il est peut-être ?? ? On est les seuls en qui il ait confiance. Une fois morts, il saura qu´il faut partir. Et lui, il a tout son temps.
-On sait plus de choses sur les élus que tu crois, jeune idiot. Mon patron garde soigneusement les autres dans un endroit secret. Seuls le feu, l´espace et l´acier sont trop dangereux pour nous. Les autres sont déjà en cellule ou le seront bientôt...
-Et les autres ?? ? Je suis sûr que vous savez qu´Iris est l´élue des plantes...
-C´est bien dommage pour Aurore et Iris, elles mourront avec vous..."
Le soldat continua alors que le temps s´égrénait... Plus que deux minutes...
"Nous savons que si nous vous tuions, elles refuseraient de coopérer ensuite. Et puis, à quoi celà servirait il d´avoir une experte en plante vertes ?? ? A faire pousser des orties sur le champ de bataille ?? ?
-Et Aurore pourrait soigner vos soldats...
-Lilian, tais-toi... fit l´intéressée.
-La ferme Aurore, m´énervais-je. Si je peux sauver l´un d´entre nous, je le fais..."
Le soldat eut un rictus.
"Noble intention... Je me demandes pourquoi elle sort avec ce grand dadais d´Antoine plutôt qu´avec toi..."
Antoine commença à perdre son calme à son tour... C´était maintenant notre ennemi qui jouait avec nos nerfs...
"Tais-toi petit bâtard ou je te jures que je te...
-Que tu quoi ?? ? Tu comptes faire quoi ?? ? Tu n´es même pas un élu... Laisses tomber Antoine, tu n´es pas à la hauteur..."
Un craquement sourd se fit entendre. Derrière le mercenaire, un de ses collègues avait subi mon courroux et par la même celui d´Antoine. S´écroulant à terre, il suscita de la part des autres un grand brouhaha d´armes qu´on pointe, qu´on charge, et autres cilquetis du genre.
"Ne t´avises pas de recommencer ça, m´ordonna le garde, ou sinon...
-Sinon quoi ?? ? Tu vas me tuer ?? ? De toute façon, je mourrais ici. Et quitte à y passer, autant qu´on emporte quelques-un de tes copains avec nous."
La situation avait à nouveau tourné à notre avantage. On pouvait peut-être en finir maintenant. Ou alors...
"N´essaies plus d´insulter un de mes amis ou le prochain qui part, ce sera toi..."
Antoine me supplia du regard de le laisser se lancer dans la bataille. Mais d´un coup d´oeil, je le dissuadais. Se lancer tête baissée, c´était mourir à coup sûr. Je ne pourrais pas tous nous téléporter à temps, et je ne pourrais pas être sûr d´avoir téléporté tous les mécanismes qui pouvaient produire des étincelles... Non, il n´y avait qu´un seul moyen de gagner... Et il était très risqué.
Comme si le compte à rebours avait entendu mes pensées, il se mit à sonner, indiquant aux soldats qu´il ne restait plus que vingt secondes. Immédiatement, chacun d´entre eux sortit un pokémon de sa ball, visiblement pour se téléporter...
Quinze secondes...
"On dirait bien qu´il est temps de nous séparer... Adieu, on se revoit en enfer... fit le mercenaire avec son éternel sourire narquois...
-Et peut-être plus tôt que tu les crois, me contentais-je d´ajouter..."
Dix secondes... Les gardes commençaiuent à être inquiets... Leur chef les calma tout de suite.
"On est payé pour partir cinq secondes avant l´explosion. Si l´un de vous part avant que le chiffre cinq soit affiché, il prendra une balle dans la tête dès votre sortie..."
Le chiffre en question s´approchait... 7...6...5 !! !
Toujours avec son rictus, le soldat disparut ainsi que ses amis en se téléportant...
Dehors, seule une petite odeur était perceptible par les passants. Une jeune chef d´entreprise se fit d´ailleurs cette remarque alors qu´elle passait devant la vitre blindée des locaux de l´Alliance. Mais elle prit cette frangrance bizarre pour un produit normal de la fabrication des colorants alimentaires que produisait officiellement cette usine.
Cinq secondes plus tard, la jeune chef d´entreprise était étalée morte sur le macadam. Les cinq centimètres de vitre blindée n´avaient pas supporté le choc de l´explosion et un fragment s´était fiché dans son coeur et dans pas mal d´autres organes vitaux. La morsure du feu finit de brûler le corps. Demain, les quotidiens de Sinnoh titreraient: "Explosion accidentelle de gaz dans une fabrique: Cinq morts.
Hier, en début d´après-midi, une fuite de gaz a conduit a une violente explosion. L´usine était heureusement vide d´employés mais des passants à proximité sont morts dans le souffle destructeur. La police a conclu à un tragique accident industriel, et a mis hors de cause un éventuel mauvais entretien des installations. Les employés sont au chômage technique. Les détails en page 5..."
Au quatrième sous-sol, là où se trouvaient avant des êtres humains pris en otage et un appareillage informatique d´une valeur de plusieurs millions, il ne restait plus que... les êtres humains pris en otage, presque tout le matériel informatique et quelques débris de feraille.
J´avais étudié tous les scénarios dans ma tête. Silver n´aurait peut-être pas le temps de pirater le dispositif de mise à feu, je ne pourrais pas tous nous téléporter mais je connaissais une petite fille qui maîtrisait ses pouvoirs bien mieux lorsque des émotions fortes la guidaient. Juste avant que le compte à rebours n´arrive à Zéro, j´ordonnais à Kim de se mettre au centre de la pièce, et, espérant que la peur de mourir dans quelques secondes serait une émotion forte suffisante, je lui demandais d´aspirer les flammes de la déflagration. Après, il n´y avait plus qu´à espérer...
Vu mon état relativement entier et ma faculté de respirer toujours présente, j´en avais déduit que j´avais fait le bon choix. Nous avions certes à déplorer quelques brûlures mais notre petite Kim nous avait bel et bien sauvé la vie. Antoine me sauta à la figure, à la fois pour menacer de me tuer si je reprenais de tels risques une prochaine fois, et en même temps, il me congratulait pour cet "incroyable coup de génie pas piqué des hannetons" (fin de citation).
Dans la pièce, la déflagration était finalement passée et seules les oreilles de tous bourdonnaient encore un peu.
"J´ai bien réfléchi, fis-je à Antoine. S´ils nous croyaient morts, ils ne lanceraient pas d´autres assauts. Il fallait donc laisser repartir les soldats pour qu´ils proclament leur victoire à leur chef. Et je devais agir dans les cinq secondes qui précédaient l´explosion. Je l´avoue c´était un coup de poker formidable, mais j´avais confiance en notre petite Kim nationale."
Sous les compliments, Kim rougit. Mais elle méritait bien plus. Je me mis à applaudir et dans une frénésie incontrôlable, tout le monde me suivit, trop heureux d´être encore en vie... Ce fut une véritable ovation qui s´offrit à la fillette, qui tant bien que mal, essaya de calmer tout le monde avec, en même temps, un grand sourire de satisfaction qui lui montait jusqu´aux oreilles.
Lorsque cette joyeuse folie s´arrêta finalement, Aurore me rappella à la réalité en me demandant:
"On fait quoi maintenant ?? ?"
Même si c´était dur de gâcher ce grand moment, il fallait que j´expliques tout à tout le monde. Montant sur un des bureaux, je demandais la parole.
"Ecoutez-moi tous. Nous avons eu une grande victoire ici. Mais pour survivre, nos ennemis doivent continuer à croire que nous sommes morts."
Un grand silence remplit la salle. Mais je souris malgré tout.
"Heureusement, ces abrutis nous ont donné une couverture encore meilleure que notre usine de colorants, ils nous ont offert une ruine. (rires dans l´auditoire) Après quelques réparations, l´Alliance pourra continuer de plus belle, avec cependant un ordre absolu... Aucun pouvoir ne devra plus être utilisé ici..."
Là, les employés ne comprirent pas tout de suite.
"Vous allez continuer à travailler ici. Vous êtes toujours une association qui n´existe pas, payée par le fond secret de la Ligue... Mais les élus et moi-même devrons nous éloigner de vous pour votre sécurité."
Grande déception dans la foule, voire même un peu de peur...
"Attendez, nous resterons quand même en contact rassurez-vous. Le satellite est toujours en orbite, et Arno se fera un plaisir de mettre ma tête sur le grand écran quand j´aurai besoin de vous. En plus de la technologie, nous avons la flûte azurée, nos pouvoirs et votre dévouement... Et croyez moi, ca pèse dans la balance. Si certains ont trop peur pour continuer, vous pouvez partir et reprendre une vie normale. Mais il faut choisir maintenant."
Un silence pesant suivit ma déclaration. Puis Arno leva la main.
"Moi, j´en suis, dit-il."
Suivant son exemple, Joris leva sa main, puis un autre, puis encore un autre. Petit à petit, tout le monde leva la main, m´accordant par la même leur confiance la plus totale. J´en avais presque les larmes aux yeux.
"Puisque tout le monde est d´accord pour me suivre.... Qu´est ce qu´on attend pour leur botter le cul ?? ?"
Derrière ma harangue, explosa finalement un cri de joie, de colère, de désir de revanche... tout celà mêlé... Je descendis de l´estrade.
Arno donna un DS à la petite nouvelle de notre équipe, et nous fûmes prèts pour partir.
"Où on va, demanda Antoine ?? ?
-Voir de vieux amis... Et ensuite... on part pour Hoenn... Mais n´oubliez pas... Discrétion absolue."
j´en ai marre de dire que c´est bien.
T´a pas compris ksé trop bien
!! !!!!!!!!!!
Dans le but d´aérer ma fic, je ne posterais plus de chapitres avant que le topic ait une page de plus... A vous de faire de votre mieux pour me remplir ces 3 messages qui manquent pour que l´on soit sur une page vierge...
A vrai dire, il ne ne vous en faut plus que deux pour langer une nouvelle page...
PS: Ce n´est certainement pas du boost, allons qu´allez vous imaginer...
Quelle chance imhotep, tu as trouvé une âme charitable pour remplir les quelques messages qui te manquent...
Enfin, pour les gens normaux, on va dire que ca sert d´avoir plusieurs pseudos...