CHAPITRE 4 : l’ultime lutte.
Le lendemain matin, Ophélia se fit réveillée en sursaut. Elle venait de faire un horrible rêve. Elle se souvint alors qu’elle avait accepté la proposition de Koganstolin la veille au soir.
- « Chérie, viens prendre ton ptit déj’, vite, tu vas être en retard pour ton premier jour d’école ! » cria sa mère, ce qui tira Ophélia de ses pensées.
Elle avait totalement oubliée que c’était aujourd’hui qu’elle rentrait dans son nouveau collège. Elle enfila un jean et un sweat à toute vitesse puis dévala les escaliers en courant, elle manque de tomber à plusieurs reprises, une marche craqua, d’abord surprise, puis en colère contre sa mère qui avait acheté ce vieux manoir.
- « Je suis là maman. » dit Ophélia essoufflée une fois dans la salle à manger.
- « Dépêche-toi. » lui répondit-elle seulement.
Ophélia avala son petit déjeuner à vive allure, monta ensuite dans sa chambre prendre son cartable, se chaussa, et partit au collège.
- « Au revoir, maman ! » lança Ophélia au bout de l’allée.
Sa mère lui sourit en guise de réponse, mais c’était un sourire triste, las, désespéré.
Sur le chemin, Ophélia vit une silhouette qui ne lui était pas inconnue. Mais elle n’en distinguait pas les traits. Quand il prononça le mot « viens » elle comprit à qui elle avait à faire. Elle hésitait, mais une force ne lui laissa plus le temps de réfléchir. Elle fut irrésistiblement attirée, comme un aimant attire du métal. Elle se sentit alors écrasée, et s’endormit.
Quelques heures plus tard, elle se réveilla.
Elle était enchaînée sur une table, et une cinquantaine de personnes était autour d’elle, et la contemplait. Elle se rendit compte alors que ce n’était pas des humains, mais plutôt des créatures fantastiques, tout droit sorti de film de science-fiction. Elle voyait des trolls, des elfes, tous armés de la tête au pied.
Elle paniqua et hurla, les créatures, surprises, s’écartèrent pour laisser place à Koganstolin. Il était tout de rouge vêtu, cela changeait du noir habituel.
Soudain un elfe, qui arrivait à peu près aux genoux d’Ophélia rentra dans la pièce en trombe, et trébucha.
- « Toujours aussi maladroit. » Commenta froidement Koganstolin.
L’elfe, imperturbable, lui dit quelque chose à l’oreille.
Koganstolin blêmit.
- « L’ennemi prépare une offensive d’après nos éclaireurs. » dit-il en tentant d’avoir un air serein.
Après un long soupir il enchaîna :
- « Ophélia, va te préparer. Haristen, montre-lui le chemin ».
Au moment où il acheva sa phrase, quelqu’un se leva dans l’assistance. C’était celui qui ressemblait le plus à un humain, et Ophélia l’avait remarqué pour sa beauté.
- « Suis-moi. » lui dit-il avec un sourire timide.
Ophélia lui rendit son sourire et le suivit.
Ils arrivèrent dans une cave après quelques minutes de marche. Ophélia ne distinguait rien. Haristen alluma la lumière, et Ophélia vit apparaître des choses qu’elle détestait tout particulièrement, mais qu’elle savait qu’elle allait devoir utiliser dans la mission qu’on lui avait confiée.
Haristen, sans un mot, lui désigna une épée, une armure et un bouclier qui gisait au sol. Apparemment, on attendait son arrivée. Elle mit donc l’armure, prit l’épée et le bouclier. Elle se leva, faillit trébucher mais Haristen la rattrapa.
- « Y’a du boulot ... » commenta Haristen en riant de bon cœur.
- « Nous n’avons pas le temps. » coupa Koganstolin qui se tenait au seuil de la porte.
Ophélia se leva et sortit, accompagnée de Koganstolin et d’Haristen.
- « La bataille a déjà commencée. » dit Koganstolin en sortant son épée.
Haristen fit de même. Une fois sortis du bâtiment, Ophélia fut horrifié parce qu’elle voyait. La bataille faisait rage, tout brûlait. Elle voyait de nombreuses personnes mourir dans d’atroce souffrance. Ne se maîtrisant plus, elle embrassa Haristen et lui dit les mots « je t’aime », Haristen lui répondit « moi aussi », mais c’était trop tard, Ophélia s’était déjà engagée dans la bataille. Haristen, lui, était resté planté là, le baiser d’Ophélia avait eu sur lui l’effet d’une gifle. Cet état de passivité lui coûta cher, puisque il se fit transpercer par une flèche et mourra sur le coup. Koganstolin, touché par cette scène s’engagea lui aussi dans la bataille. Personne ne lui résista, il était bien plus puissant que tous les autres, jusqu’au moment où il se trouva devant le général de l’armée adverse. Il était bien plus imposant que lui, il avait une massue à chaque mains et pulvérisaient ses ennemies avec. Ophélia apparut à ce moment là, haletante, hirsute, du sang partout sur le visage. Alors que le général adverse dirigeait ses deux massues vers Koganstolin, Ophélia prit son courage à deux mains et transperça le monstre de son épée. Ils avaient gagnés. Mais comme vous n’êtes pas nés de la dernière pluie, cher lecteur, vous vous doutez bien que cela ne se finira pas comme un conte de fée. Le monstre, à l’agonie, sortit un couteau de sa poche, Ophélia ne pouvant plus rétirer l’épée du monstre, était coincée là. Tout le monde suffoquait. Tout le monde cherchait de l’air. Mais celle qui suffoquait le plus fort, c’était Ophélia, un couteau planté dans le thorax.
Léo
Vous aurez la légende dans quelques temps.