La voici, la voilà, la partie 2 du chapitre 2 :
"Chapitre 2, Partie 2
D’après certains mendiants, la guilde des voleurs est difficile à trouver, et il l’est encore plus de gagner leur confiance, mais que le mot de cœur-vif, que ce dernier a reçu à Chorrol lorsqu’il était en prison, nous aidera. Même après lui avoir donné des pièces de monnaie, l’arrivée d’un garde empêcha la transaction d’aller à son terme, et déjà le mendiant disparaissait sur les quais… Nous ferons sans lui.
Il se fait tard, et les gardes commencent à nous demander ce que nous faisons encore dehors. Nous reprendrons nos investigations demain.
Pendant la nuit, je n’ai pas arrêté de penser à mon père, et à ce qui arriverait si je ne trouvais pas la guilde des voleurs.
Tant pis, je vais faire un tour sans réveiller mon compagnon.
Sur les quais, calme plat. Pas un bruit, pas âme qui vive, juste la fraicheur de la nuit, l’air salé marin. Quelques magnifiques bateaux sont à quai, dont un splendide, qui ne semble pas être marchand. Ah ! Son pavillon est replié, mais il on voit bien qu’il est noir, avec un motif blanc. J’ai soudain un trou de mémoire. Quelle compagnie pourrait avoir un drapeau comme celui-là ? Si seulement il voulait bien se déplier sous le vent, afin que je puisse mieux distinguer le motif…
Mais le vent semble me railler, car le drapeau s’enroule encore d’avantage ! Et si j’osais… Hum, après tout, cela ne me prendrait que quelques secondes, et puis, nous sommes quelques heures avant l’aube, tout le monde dort à présent.
Je ne suis monté qu’une seule fois sur un bateau, et plus petit que celui-ci ! Il est vraiment magnifique, en bois verni, à trois mats, les voiles repliées. L’avant du bateau présente une sculpture fort belle, quoique difficilement reconnaissable…une femme, sans doute, et on dirait de l’argent, mais je me trompe peut-être, dans l’obscurité de la nuit, difficile de juger.
Ah, les propriétaires ont oublié d’enlever les planches permettant d’accéder sans difficulté au bateau, tant mieux, ce sera moins discret que de sauter, ou encore que les positionner moi-même. J’avance doucement et sans bruit, afin de ne réveiller personne, et de ne pas trop attirer l’attention. Un petit coup d’œil derrière moi, personne, j’y vais !
J’avance, hésitant, doucement au cas où le sol craquerait. J’avance vers l’arrière du bateau où se trouve le pavillon. Manque de bol, je suis trop petit. Je pourrais l’atteindre, mais cela m’obligerait à faire du bruit et des acrobaties, et je risquerais d’avoir des ennuis. Résigné, je me retourne vers la superbe barre du bateau. Au moins, ça, c’est discret, je me place devant, me souvenant un instant mon enfance où je rêvais de devenir un fier capitaine pirate. Cela me fait repenser à ma mère, repartie auprès de sa famille, et à mon père, toujours en prison.
Perdu dans mes souvenirs, je perçois un mouvement derrière moi, et m’aperçois que quelqu’un, sans doute un membre de l’équipage du navire, se tient derrière moi, et a déroulé le pavillon qui se révèle être celui des pirates de Cyrodiil ! Voyant sans doute mon air effrayé, il me rassure en me disant qu’il m’observe depuis un petit moment, et qu’il ne me fera pas de mal. « Mais qui êtes vous ? ». Il me répond en ces termes :
« Nous sommes des commerçants ne connaissant pas les limites de la légalité. Ne t’inquiète pas, je ne t’en veux pas d’être monté sur le bateau, je comprends ta curiosité. Et puis, tu ne fais de mal à personne ici. De toute façon, nous repartons demain à l’aube, et je ne trouvais pas le sommeil. On m’appelle fourreau-lourd, car je ne dégaine mon arme que quand ma vie est réellement en danger, et cela aurait pu me coûter la vie à plusieurs reprises. Et toi, peux-tu me dire qui es-tu, et que fais-tu ici ? »
Content de me savoir hors de danger, et sachant que tout ce que je pouvais lui révéler ne me porterait pas préjudice, je lui conte alors toute mon histoire, à savoir l’arrestation de mon père, mon voyage jusqu’à la Cité Impériale. Il fut preuve d’une étonnante patience avec moi, et me confia qu’il avait entendu parler de l’endroit et de l’heure où je pourrais rencontrer des personnes de la guilde des voleurs. L’aube commence à se lever, et les autres pirates pourraient ne pas tolérer ma présence, ce qui écourta ma conversation avec un bien étrange ami.
Un point positif sur cette nuit : Maintenant, je sais où chercher la guilde des voleurs."