PROLOGUE
Un doux soleil se leva, inondant le ciel d’une lumière rose et orangée, un rayon de lumière pénétra dans la chambre d’Aoda, la baignant dans une atmosphère chaleureuse et matinale.
-saleté de store !
Elle lança une dague, espérant quelle toucherait le fil qui retenait le store mais le fait qu’elle soit encore allongée dans son lit et la figure contre l’oreiller ne lui permit que de transpercer la vitre et d’atteindre un oiseau malchanceux qui passait par là.
Elle descendit péniblement les marches qui menaient au rez-de-chaussée puis caressa le chat empaillé qui trônait sur la cheminée, elle partit vers la cuisine dans l’espoir que sa mère ne la remarque pas.
-Tu t’es enfin levée, ce n’est pas trop tôt, le jour est levé depuis une bonne demi heure, va ratisser les champs !
-Le soleil s’est levé a quatre heure du matin, on pourrait peut être attendre jusqu‘a 7 heure, non ?
-Tu a raison, on pourra passer du temps ensemble, je t’ais déjà dis que quand j’avais ton âge je…
Aoda avait cessé d’écouter, elle s’assit dans le canapé et poussa un profond soupir, ses pensées recouvrirent le bruit que faisait sa mère ; « elle a pas remarquée que je l’écoute pas, même un aveugle le verrait, elle doit être pire qu’un aveugle, faut dire aussi avec les cernes qu’elles a sous les yeux elle doit pas voire grand-chose, jamais vus des rides pareilles, a croire qu’elle a fait un régime éclair au niveau du visage, et ces dents, on trouve plus de nourriture la dedans que dans les champs, faut dire aussi que le vieux râteau qui se trouve dans l’étable a une meilleure dentition, sans parler de ses sourcils, on dirait deux petits furets qui s’embrassent et qui dansent en fonction de son humeur »
-Et tu sais quoi, j’ai été t’acheté ton magazine : Médiéval ado.
Aoda retourna son attention vers sa mère puis bondit sur la revue.
-IIIIIIIIIIHHH Médiéval ado !! Médiéval ado !!
Elle monta dans sa chambre en quelques secondes et s’étala sur son lit pour lire le magazine, parmi les nombreux articles se trouvaient pars exemple ; 10 nouvelles façons de s’épiler les poils de jambes, le défilé des armures flashions, les 5 dagues qui vont le mieux avec votre décolleté, quelle genre d’homme les filles de cyrodiil aiment le plus et pour terminer, le plus important, où se déroulera le prochain festival Médiéval ado, elle jubilais en tournant les pages, découvrant de nouvelles façons de vivre, elle arriva enfin a la page qui l’intéressait le plus ; le festival se déroulerait devant l’auberge de Wawnet, elle descendit les marches quatre par quatre et arriva devant sa mère.
-Maman maman, je dois aller a l’auberge de Wawnet ce soir, donne moi de l’argent s’il te plaaaiiis.
-D’accord mais d’abord tu devras ratisser les champs et te débarrasser du cadavre du facteur qui s’est fait chargé par les vaches, sont cheval est encore en vie, tu pourras l’utiliser.
La jeune fille étreignit sa mère le plus fort possible.
-Je t’aime maman.
-MON DOS, MON DOS !
Après une rude journée de travail, Aoda se mit en route vers l’auberge et y arriva a la nuit tombée, une foule de gens se pressait pour rentrer, une voie plus forte que les autres domina le raffut ; « FAITES PETER LA ‘’SIC »
Des acclamations résonnèrent dans la foule, durant toute la soirée l’alcool coula a flot et le skouma aussi, surtout le skouma.
Un bruit de sabots détourna l’attention du public, un cavalier de la légion, se fraya un chemin dans la foule, lentement, deux phrases circulèrent dans la foule ; la première étant « cachez le skouma » et la deuxième « tous sur le cavalier », une partie du groupe partit remplir l’auge a cheval de skouma tandis que l’autre poussait le cheval de gauche a droite, le cavalier tira une flèche vers le ciel en signe d’avertissement, la foule se dispersa dans les alentours, il ne restait plus personne a part Aoda qui n’avait pas vus la flèche, elle courut vers les chevaux et détacha le sien, elle partit au galop sans même faire attention au garde, celui-ci alluma une bougie rouge et bleue et l’installa entre les oreilles de son cheval.
- Garez-vous immédiatement !
Le soldat talonna son cheval qui partit au galop, il banda son arc et visa l’arrière train du cheval et tira sans éprouver le moindre sentiment de pitié pour l’animal qui ne pourrait jamais avoir de petits.
Le cheval de la jeune fille s’étala sur le sol en hennissant de douleur, le garde arriva à ses côtés, le cheval du cavalier sera les pattes arrières pour faire remarquer a son collègue qu’il compatissait.
-Alors quesque nous avons là, deux C.E.I, pas de phares et vous n’avez même pas vos étriers.
- Deux C.E.I ?
-Oui, une conduite en état d’ivresse et un cheval en état d’ivresse.
Aoda s’assit sur son lit, après avoir reçu de sévères réprimandes de sa mère, elle avait été privée de sortie durant les trois prochains mois, elle se leva et bomba le torse.
-Maintenant, je combattrais l’injustice qui règne en ce monde !
Elle arracha son drap de lit et l’attacha autour de son cou pour former une cape puis sauta par la fenêtre.
-UNE NOUVELLE ÈRE COMMENCE !