Bon, je me lance dans la suite.
CHAPITRE I : Le tuteur.
-Non, pas comme ça ! Tu n´arriveras à rien de cette manière !
-Je fais de mon mieux, je t´assure !
Dans la plaine et orc et un jeune Dunmer agé d´environ 15 ans faisait virvolter leurs épées, décrivant des mouvements complexes.
L´orc habillé d´une armure en cuir, d´un casque de mithril et de botte de fourure semblait d´une humeur massacrante.
Le jeune Dunmer, quant à lui tenait dans ses mains une épée de verre presque trop lourd pour lui. Il était vétu de haillons de piètre qualité et semblait en grande lutte avec lui même pour tenir debout.
-De ton mieux! c´est ça que tu appelle de ton mieux ! J´ai l´impression d´avoir un zombie handicapé devant moi, tout juste capable de faire quelques pas, retorqua l´orc d´un ton bourru.
-Impossible de faire quelque chose de concret avec cette éspèce de masse qui me sert d´épée, fit le jeune dunmer.
L´orc se renfrogna, comment allait t-il apprendre les rudiments du combat à un être aussi tétu que cet elf noir.
-Bon, entrainement finis pour aujourd´hui. Je ne voudrais pas te brusquer de trop, fis t-il d´une mine maussade.
-Enfin une bonne initative, s´extasia le Dunmer.
Ensemble, ils se dirigèrent vers un amas de bois entrelacé qui semblait être une maison. Cette maison en question, surplombait la ville de Bruma. Un faible rayon de soleil éclairait l´habitation et lui donnait un air lugubre.
Au loin on aperçevait les chaines de montagnes enneigées.
La maison était construite en bois de cerisier, mais les années avait finit par la délabrer, à tel point qu´on ne distinguait même plus le toit.
-Dis Gro´Nak, tu ne m´a jamais raconté la façon dont tu m´as trouvé.
L´orc sortit de sa léthargie.
-Ah, hum oui, c´est bien possible, et je ne suis pas prèt à le faire. Tu risquerais de faire des cauchemars, s´esclaffa Gro´Nak.
Le jeune Dunmer fit mine de ne rien entendre.
-Je ne crains rien, et cette partie de mon histoire m´appartient.
-Tu ne crains rien ? Tu te souviens de ce lutin qui s´était caché dans le potagé ? Tu as failli faire un arrèt cardique dès que tu l´as aperçu. Si tu avais vu ta tête, rigola l´orc
-Très drôle...Figure toi que j´étais encore jeune à l´époque, fit l´elf d´un air boudeur.
-Tu l´est toujours, et puis je ne me souviens plus exactement des circonstances de ton arrivé, rétorqua Gro´Nak
En faite, il s´en souvenait très bien. Quelques années plus tôt, une jeune femme dunmer avait sonné à sa porte. Dehors les éléments étaient déchainés et semblaient prit d´une frénésie soudaine.
La jeune femme était d´une grande beauté, malgré ses nombreuses coupures et blessures multiples. Dans ses bras se tenait un bambin agé de quelques jours, le regard rempli d´animosité.
L´elfe l´avait supplié de prendre son enfant en charge, lui assurant qu´il changerait la face du monde et qu´il était destiné à accomplire de grandes choses.
Gro´Nak, encore jeune à l´époque avait ouvert de grands yeux en marmonant un "Oui, c´est d´accord" à peine inaudible.
Il ne savait aps pourquoi mais il croyait aux dires de cette femme, pourtant si extravagants.
Le femme lui avait délicatment posé l´enfant dans les bras et l´avait remercié.
Avant même que l´orc et pu articuler un mot, la dunmer avait déjà disparue,aussi vite qu´elle était venue.
-Je meurs de faim, s´exclama l´elf.
L´orc sembla se radoucir
-Et bien raison de plus pour aller chasser ! A moins que frèle comme tu l´est,se soit la biche qui te chasse, s´écria t-il.
Content de sa bonne plaisenterie il envoya une grande claque amicale dans le dos du jeune elf. Ce qui eu pour effet de l´envoyer valser en plein dans la neige.
Le dunmer se releva tant bien que mal en poussant un juron de mécontentement.
-Prends pas cette tête tu risque de faire fuire le gibier!
Ils marchèrent pendant une bonne demi-heure à travers une longue pleine enneigée, peuplé de conifères à l´aspect tordus et ondulés.
Tout à coup Gro´Nak s´arrèta, humant l´air.
-Des bandits ! Ils arrivent !
-Mais, mais combien sont t-ils ? s´inquieta, le jeune dunmer ?
-Un vingtaine et leur intentions sont loin d´être amicales. Cours!
Prochaine chapitre dans quelques temps.