Le ciel était fait de nuages gris aveuglants. Ils occultaient un soleil maladif qui commençait à ramper dans l'éther délavé. Les raies lumineuses qui parvenaient au sol congelé étaient immédiatement renvoyées dans l'air froid par le manteau de neige qui conservait la terre dans une chaleur livide. Le nez du mercenaire soufflait de larges panaches de buées qui se perdaient peu à peu dans le vide des lieux. Des arbres. Du vide. Des nuages. Du vide. Tout était nu. Tout semblait mort. Mort d'un froid hypnotisant. Mort d'une nuit sans étoile. Mort à cause de la terre viciée par le vent glacial incessant qui dévalait la montagne située plus haut. Mort. Il ne savait pas si c'était ce paysage blafard ou cette neige impie qui le désespérait. Peut-être les deux. Ou peut-être le fait de savoir que que la prochaine nuit ne sera guère mieux. Sa poitrine se relâcha. Le soupir provoqua une autre masse d'air condensée qui flotta quelques secondes avant de s'effacer. Il se baissa et balaya le cadavre de ancien amant avant de la recouvrir de neige. Quelle belle tombe. Froide. Aimante. Éphémère. Il regarda autour de lui, puis, il s'enfonça dans la forêt épineuse. Plein est.
Tappé sur un txt, désolé des phautes de gramère et d'ortografe.