Enfin je crois que je ne peux m'en prendre qu'à moi dans cette histoire. Je n'ai pas fait ce que j'aurais dû faire quand il l'aurait fallu. Mais bon, je n'aurais pas pu prévoir que les choses évolueraient ainsi...encore que.
Bref, si j'avais une chance, je pense que je l'ai laissée passée. Je veux dire, notre relation (je parle au quotidien, notre affinité en gros) était à son paroxysme l'an dernier, et n'était encore pas trop mal jusqu'à ya 3 mois voire plus. Et puis ya justement 2-3 mois j'ai pris une décision stupide: j'ai voulu me détacher d'elle, pour citer un célèbre philosophe petit, vert et aux grandes oreilles, j'ai voulu "exercer ma volonté à renoncer à tout ce que je redoutais de perdre" (ou de ne pas obtenir en l'occurence). Alors j'ai coupé les ponts, pensant que la raison l'emporterait sur le coeur, mais dirait Pascal, "le coeur a ses raisons que la Raison ignore".
Comprenez bien: l'an dernier nous étions, j'ai envie de dire plus proches. Nos discussions sur msn étaient bien plus fluide, relaxées, riches qu'elles ne le sont aujourd'hui, nous nous mettions à la même table pendant une bonne partie de l'année, en histoire notamment (c'était un peu la récré avec le prof), et autant dire que l'on discutaient, qu'on riaient, s'amusaient, bref notre relation était à son paroxysme. Et j'ai mis beaucoup de temps avant de me rendre compte que j'étais amoureux donc autant dire que le temps que jusqu'à ce que je m'en rende compte, je ne faisais pas vraiment attention à moi, je cherchais pas à la séduire ni rien.
Bon ensuite, à la fin de l'année scolaire, et jusqu'au début de la présente, je croyais en aimer une autre. Erreur ! Connerie ! Illusion ! J'ai pas été assez clairvoyant pour réaliser tout de suite que c'était un amour inatteignable, mais surtout illusoire, éphémère, en atteste la facilité avec laquelle j'y ai renoncé, ce n'était qu'un amour purement physique, sensuel, charnel, et non un amour sincère et profond. Cela je l'ai réalisé trop tard, car pendant ce temps, mes rapports avec celle que j'aime réellement, s'étaient décharnés, appauvris, mais se portaient encore à peu près bien, encore que j'eus bien senti le passage du temps, et de ma chance, car je sentais comme un vide dans notre rapport. Au final j'avais potentiellement une chance, peut-être attendait-elle, et sûrement a-t-elle perdu patience.
Bref, j'ai trop laissé les choses traînées, et au final j'ai été stupide de croire que la raison pourrait venir à bout des mes sentiments. C'est là l'effet pervers du coeur d'acier. En effet, après 2 mois de silence radio, un simple regard sur elle pendant une fraction de seconde a suffit pour me faire "retomber amoureux", d'où ma décision au final de tenter le tout pour le tout, mais dans une situation qui n'y est plus guère très favorable.