Y'a vingt bonnes années, au moment de l'arrivée du mouvement skinhead en France en fait, la majorité des "skins" qu'on voyait étaient effectivement des boneheads et autres cons d'extrême-droite. Mais vers la fin des années 80-le début des années 90, les redskins avec l'aide de quelques apolitisés se sont organisés et même en étant légèrement en sous-nombre ils ont réussi à les faire reculer au point qu'ils sont à présent minoritaires (pas mal de vieux ont laissé tomber soit leur activisme soit leur look semi-skinhead auquel ils n'accordaient pas d'importance vu qu'ils ne partageaient pas la culture, et le recrutement à le base à été très largement amoindri).
Problème : depuis, les redskins ont tendance à se revendiquer comme étant les seuls vrais skins alors qu'ils sont un dérivé ultérieur du mouvement. De plus ils partent dans leur délire de "soldats du peuple" et autres "armée du prolétariat", tout en imposant souvent des règles draconiennes (interdiction de la consommation de drogues qui risquent de détourner de la lutte, obligation de pratiquer un sport de combat, présence exigée à certaines réunions...). Ca ne concerne évidement pas tous les skins, ni même tous les redskins, mais le fait est qu'à présent que l'extrême-droite a beaucoup régressé dans la rue pour aller se réfugier dans la sphère politique, leur utilité n'est plus évidente tandis que leur extrémisme communiste parfois stalinien reste là.
M'enfin. Le jour où les médias stopperont la désinformation et feront comprendre aux gens que les vrais skinheads - qui sont majoritaires en France - séparent leur contre-culture et leurs opinions politiques (tout en restant antiracistes, vu que la moitié des premiers skinheads étaient jamaïcains), et que leur devise baise-bière-baston n'est appliquée qu'entre gens consentants (sauf rencontre avec des boneheads)...